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Relations

Rupture (2)

Ema répond à la lettre de son mari et révèle son amour inconditionnel malgré des années de froideur. Une réponse bouleversante qui laisse entrevoir un espoir de réconciliation.

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Bonjour chéri,

J'ai bien lu ta lettre et je me vois de te répondre. Oh mon amour ! Je te remercie beaucoup de m'avoir enfin ouvert ton cœur. En effet, je me demandais toujours : pourquoi ? Pourquoi toute cette froideur dans tes gestes, dans tes mots ? Moi et les enfants ressentions tes faits et gestes comme un devoir. Le devoir paternel te poussait à embrasser tes enfants. Le devoir te poussait à défendre tes enfants comme tu défends ta patrie. Tu devais te marier, alors tu m'as choisi, non pas parce que tu m'aimais, mais parce que tu avais besoin d'avoir une femme dans ton lit, à part celles qui étaient dans les tavernes et qui ne pouvaient te laver tes vêtements, te donner des enfants ou te préparer tes repas.

Je suis ta cousine et c'était normal de penser à moi comme épouse. Je pouvais défendre tes biens, je suis aussi d'une bonne famille et ta fortune a encore grandi quand tu m'as épousée. Mais, crois-le ou non, je t'aimais et je t'aime encore. Avant notre mariage, j'ai pu m'approcher de toi et te connaître. Tu étais un charmant garçon, mystérieux et attirant. Je t'ai aimé dès le premier soir que tu as passé en ma compagnie, lors de la cérémonie de mariage de ma sœur. Je ne pouvais savoir que c'était en ce jour que je volerais ton cœur et qu'il se poserait sur le tien, essayant de lui donner de la chaleur et d'essayer de te sentir tout près de moi. Hélas, je n'y réussis qu'après tant d'années. Je ne pus m'empêcher de pleurer, tellement ma joie était immense, tellement je ne pouvais le croire.

Mais toi, toi qui m'as demandée en mariage, toi qui m'as voulue, tu n'as fait aucun effort pour te rapprocher de moi sentimentalement. Notre première nuit était pleine d'émotions, mais je ne pouvais trouver parmi elles l'amour et le désir. Elle était froide. Je me disais que peut-être tu n'étais pas prêt, que ça viendrait avec le temps.

Des jours, des mois et même des années se passèrent sans pouvoir effacer cette amertume de ton regard, cette froideur dans tes gestes. Je cherchais la chaleur dans les bras que j'ai aimés, je n'ai trouvé que froideur.

Après ta lettre, j'ai pu résoudre beaucoup de problèmes. Je ne t'en veux pas, car peut-être je n'ai pas pu te satisfaire. J'ai échoué dans mon rôle majeur : prendre soin de toi.

Je comprends que tu aimais une autre personne, mais tu aurais pu ne pas le cacher. Après tout, je suis ta femme et je saurais te comprendre.

Les enfants te passent le bonjour et veulent que ton devoir de défendre ta patrie s'achève et que tu rentres chez toi. Nous t'aimions, nous t'aimons et nous t'aimerons toujours, mon amour. Une sage femme comprendrait de ta lettre une autre lettre invisible qui passe du cœur au cœur, qui apporte une flamme. Mon cœur a lu hautement : « Je t'aime car, si je ne t'aimais pas, je ne t'aurais jamais conté une partie de mon histoire. » Je voulais te dire que moi aussi, je t'aime.

Mon amour, veux-tu apaiser ma douleur et me raconter le reste de l'histoire ? Car je voudrais tout savoir.

Tendrement, ta femme.

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hackergirl
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