
Quand il pleut sur la ville,
L'air est trop froid dans les rues,
Et plus personne n'a envie de s'y promener
Parce qu'il gèle jusque dans le cœur des filles.
Plus aucune vie ne semble pouvoir exister
Quand il pleut sur la ville.
Lorsque vient la nuit et que se vident les rues,
Le drame des chiens transis et des clochards épuisés
Me paraît soudain plus visible.
Mais qui s'en soucie, puisque tout le monde s'est enfui ?
Mais qui s'en soucie,
Quand il pleut sur la ville ?
Quand il pleut sur la ville,
Je me cherche désespérément un espoir.
Et là où d'autres ne font que vivre et mourir,
Je veux croire qu'il existe
Un rêve d'infini,
Un sens à la vie.
Les rues ruissellent, chacun parcourt son chemin,
Les derniers piétons sont autant d'âmes seules,
Et je repense à toi, je pense à nous réunis,
Notre amour est notre futur,
Et l'avenir est notre aventure
Quand il pleut sur la ville.
Quand il pleut sur la ville,
Je me prends à rêver que tu es là tout près de moi,
Prête à te révéler, enfin je te vois,
Tu es celle que j'ai attendue
Pendant mes nuits d'insomnie,
Quand il pleut sur la ville.
Un message personnel
Je voulais seulement mettre cette chanson pour t'appeler à me faire un signe... Mais elle est trop courte, alors voilà que je te parle pour te dire que je te cherche, même si, comme le dit ma chanson, je t'ai déjà trouvée...
Pourquoi la foi et la connaissance sont essentielles
Je n'ai jamais cru en rien aussi longtemps que je n'avais pas de moyen de vérifier la véracité de ce qui était amené à ma connaissance. Je n'ai en outre que peu de savoir au sujet des religions, si ce n'est le fait qu'elles existent.
Il en est ainsi pour tout ; les sciences, l'économie, la politique, l'art sont autant de domaines que je n'ai pas étudiés. Du moins pas en passant par un schéma d'enseignement aux sens strictement didactiques ou scolaires ; cela a pour conséquence que dans notre système économique, je ne peux pas avoir accès à un emploi dans ces domaines. Mais cela me permet en revanche de comprendre ce qui se passe, et parfois, de comprendre l'origine des problèmes que rencontrent ceux qui travaillent dans ces différents domaines d'activités.
Donc, malgré mon absence de formation professionnelle, je me permets d'écrire un livre qui touche à tous ces sujets et bien d'autres encore.
Parce qu'aujourd'hui, je crois en la nécessité pour moi et pour l'humanité de faire ce travail.
Je n'ai pas de preuve tangible que ce travail apportera la moindre évolution à qui que ce soit. Mais je le souhaite, et je crois profondément que c'est possible, réel.
Ce qui me donne la force et l'audace de tenter d'accomplir cette tâche est ma foi. Pas seulement au sens d'une conviction, car croire sans certitude ne me suffit toujours pas à agir ou fournir un effort physique ou intellectuel.
Mais au-delà de ma conviction d'agir pour le bien, il y a aussi une certitude que cette œuvre me sera directement bénéfique, à moi, et à toutes les personnes qui choisiront de me lire, parce que mon approche de notre existence me paraît maintenant « universelle », c'est-à-dire compréhensible et accessible pour chaque personne qui en aura envie.
Comment atteindre un nouvel état de conscience
Cette certitude me fait réaliser ce travail, parce que dans ma manière de percevoir la réalité aujourd'hui, je pense qu'il est peut-être possible que l'humanité dans son ensemble évolue vers un nouvel état de conscience, et que cela pourrait très vraisemblablement la conduire entièrement vers un confort très élevé de vie et d'existence, pour tous ses membres sans exception.
Trouver un équilibre intérieur est nécessaire pour être en mesure de découvrir un autre niveau de conscience, plus complet que ce que nous permettent actuellement l'ensemble des institutions dévolues à l'éducation d'un être humain.
Techniquement, je crois que l'humanité est maintenant prête à découvrir son rôle dans l'univers. Je sais aussi que tout cela sera peut-être long et coûteux, mais cependant possible.
De la souffrance à la compréhension
Ce livre n'est pas une biographie, même si je parle de moi. Je dois ressentir les choses pour les comprendre, car cela me permet de comprendre ce que ressentent les autres formes de vie qui m'entourent et interagissent avec moi. Lorsque je parle de mes expériences en tant qu'humain, je fais référence à ce que l'on vit tous un jour ou l'autre dans notre quotidien, suivant où, et à quel moment on s'y trouve.
J'ai donc dû souffrir pour comprendre la souffrance des autres ; je n'ai pas choisi cela consciemment, cela s'est fait et j'ai été obligé de trouver des solutions pour pouvoir survivre jusqu'à maintenant sans me laisser mourir pour abréger ces souffrances apparemment inutiles.
J'ai supporté tout ce combat au lieu de me suicider, pour la simple raison que j'ai peur de ma mort ; j'avais besoin de m'assurer que ma vie comme ma mort avaient au moins un sens, pour pouvoir les accepter.
Maintenant, c'est chose faite grâce à l'apprentissage de l'existence que j'ai fait au travers de mes souffrances et les solutions que j'ai dû et dois encore y apporter.
Un témoignage pour soulager la douleur
Mais aujourd'hui, je suis aussi saturé de toute cette souffrance dans notre monde, alors je réagis, à mon niveau d'action actuel.
C'est-à-dire que je prends le temps de soulager ma douleur en écrivant ce qui m'a fait tant de mal, comme un bilan de ce que je sais et ce que j'ignore encore aujourd'hui, pendant que je tente enfin de me reposer, avec l'espoir profond et sincère de pouvoir aider par mes connaissances actuelles chaque personne qui lira ce livre à trouver un équilibre et une envie de vivre suffisante pour oser croire qu'il est possible d'éliminer toutes nos souffrances... Et d'y parvenir.
Je souhaite aussi que chacun des lecteurs de ce livre acquière ensuite l'envie et le pouvoir de transmettre ce désir à d'autres, et ainsi de suite jusqu'à ce que chaque être humain puisse vivre dans un monde de paix, de joie et d'amour.
Cette dernière phrase, et surtout ses trois derniers mots me paraissent tirés du résumé d'une utopie naïve et obsolète, et peut-être le même sentiment de ridicule aura frappé certains d'entre mes très vaillants et courageux lecteurs... à juste titre, je trouve.
Pourtant, depuis déjà de nombreux mois à l'heure où je rédige ces lignes, j'ai rencontré et vécu par ces trois concepts apparemment surannés.
Eh bien, je dirai que cela en vaut sévèrement la peine.
Comment découvrir l'amour et la paix intérieure
En ce qui me concerne, je peux résumer en disant que c'est la découverte de l'amour qui m'a conduit à la possibilité de vivre en paix, ce qui alors amené de la joie dans ma propre existence. Parfois. Et c'est déjà beaucoup plus vivable ainsi.
Et puis, en apprenant comment augmenter la paix en moi et autour de moi, je découvre l'amour des autres. Ce que je découvre chez les autres me permet de comprendre et aimer l'équivalent en moi, et il en est de même inversement, bien sûr. Une introspection m'a donc été nécessaire, mais c'était à ma portée, malgré ma souffrance, ce qui me donne à croire qu'il suffit d'avoir l'envie de faire cette introspection pour pouvoir y parvenir.
Je ne conçois pas de limite réelle à cet apprentissage. Il n'y a pas besoin d'argent, de drogues ou de médecin pour faire ce travail, sauf si les circonstances nous en empêchent. Car nous sommes le meilleur médecin pour soigner les douleurs et déficiences liées à notre karma et notre état psychique.
Personne n'est apte mieux que moi à comprendre et ressentir ce dont j'ai besoin pour pouvoir résoudre un problème donné. Cependant, j'ai besoin du soutien d'autres personnes pour m'aider à concrétiser une solution, puisqu'il m'est impossible de subvenir seul à mes besoins.
L'exemple de la voiture
Ma voiture, avec tout le confort imaginable et qui m'épargne l'inconfort de la marche à pied ; elle a été réalisée grâce au travail de plusieurs millions d'êtres humains au long de milliers d'années de notre histoire ; sans cette formidable collaboration, sans le travail et l'investissement de ces millions de gens, cette chose aujourd'hui si banale qu'est ma voiture n'existerait pas, et comme 80 % des humains, je marcherais pour me déplacer.
Il n'y a pas si longtemps que cela, je n'aimais rien ni personne.
Aujourd'hui, parce que j'ai fait ce rêve qui me faisait sauver le monde de la souffrance, et parce que je connais cette dernière et aussi l'amour, j'écris ce livre, en croyant que, malgré les tableaux noirs et pessimistes qu'il contient, la vision des choses que je voudrais offrir au travers de mes pages puisse être comprise, voire expérimentée par qui le souhaitera.
Vers un monde sans souffrance : une preuve mathématique
En fait, j'ai la conviction profonde et la preuve mathématique que l'existence humaine peut devenir vivable pour tous les habitants de notre Terre.
J'entends par là : exempte de souffrance et riche en paix, en joie et en amour.
Ma conviction que cela est possible m'a motivé à chercher une preuve que j'ai trouvée. Cette preuve mathématique positive me permet de développer un concept très simple qui pourrait faire évoluer l'humanité vers la paix dans la mesure où la seule condition à cela puisse être remplie : que la proportion de personnes collaborant à ce mouvement soit, à un moment donné, suffisante pour provoquer la transformation, et qu'à la longue, il n'existe plus de raison d'agir à l'encontre de cette évolution.
C'est à cela que se résume mon souhait.
L'éducation comme clé
Techniquement, il est parfaitement possible d'offrir l'éducation nécessaire à nos enfants, de même qu'il est possible pour qui le souhaite de faire l'apprentissage de la paix intérieure et tout ce que cela apporte, à soi, et aux autres. Il me paraît évident que si une majorité de gens collabore pour évoluer vers le bien et le mieux-être sans rencontrer d'opposition, nous évoluerons vers le bien-être pour tous.
Cela pourrait même se passer très vite, sans devoir repasser par des siècles de nos atrocités guerrières si en plus de la majorité, certaines personnes de pouvoir de ce monde faisaient aussi le chemin en elles pour s'ouvrir à une réelle collaboration et s'employer ensuite à aider les peuples qu'elles administrent à en faire autant.
La liberté par la volonté personnelle
Bien sûr, il ne s'agit pas pour autant d'endoctriner ou contraindre qui que ce soit. Au contraire, c'est en satisfaisant chacun suffisamment que le désir de vivre dans un monde meilleur et l'espoir de voir le monde embellir trouvera enfin sa place dans les préoccupations des personnes ainsi soulagées de leurs souffrances physiques et psychiques.
Tout changement vient de la volonté personnelle de modifier quelque chose ; les contraintes, qu'elles soient brutales ou subtiles nécessitent une application permanente, faute de quoi, les règles imposées sont rapidement transgressées, puis oubliées ou ignorées. Maintenir une contrainte demande un travail excessif pour un résultat inférieur, du fait que l'absence de motivation personnelle entraîne un investissement minimal de la part des personnes contraintes.
Les vraies ressources et compétences d'une personne apparaissent en revanche rapidement lorsque cette personne est heureuse de s'investir dans ce qui lui est proposé, dans un contexte qui lui convient.
Je pense qu'il appartient à chacun de trouver lui-même ce qui lui convient, que ce soit sur le plan spirituel, émotionnel ou physique. Les réponses personnelles à ces trois points sont indispensables pour parvenir à évoluer soi-même et parvenir à aider d'autres personnes à trouver leur confort personnel d'existence à leur tour.
Peut-être aussi mon rêve restera-t-il un rêve irréalisable.
Peut-être pas.
Au moins j'aurai fait ma part de travail, en essayant de réunir les gens qui ont les moyens de trouver les solutions aux problèmes que je ne peux pas résoudre par moi-même. Et après tout, l'espoir fait vivre... Paraît-il !
Surmonter la peur et le traumatisme de guerre
J'ai revu le trou dans la brèche... Derrière, toujours le ciel noir, constellé de petites taches lumineuses, comme autant de fragments incandescents illuminant ce ciel, au-dessus du trou dans le plafond. Je n'ai déjà plus peur, car j'ai compris que c'est à nouveau une de ces bombes qui a fait le trou. Elle ne m'a pas eu, donc ce n'était pas mon heure de crever, déchiqueté par les éclats en fusion... Et tant mieux, j'ai peur de devoir mourir comme ça, la peau arrachée, les os explosés, mon visage mutilé par les flammes, j'ai peur de la souffrance de cette destruction de mon corps avant même que je n'aie eu le temps de le quitter ; ou au moins, de m'en éloigner.
Aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi j'avais peur de toutes ces choses horribles, ce qui est logique : c'était mon premier anniversaire ; avant la bombe. La brèche se referme ; je me souviens de ce trou comme d'un rêve, maintenant.
Aujourd'hui, j'ai un peu plus de 26 ans, ce qui veut dire que je réalise que je vis dans la terreur, depuis un peu plus de 25 ans. Je croyais être l'unique personne à avoir ce genre d'enfer à supporter. Mais l'humanité est grande, et tel est aussi le pourcentage de gens qui souffrent, souvent sans même s'en rendre compte... Cette peur de ma mort, c'est une souffrance ; en réalité toutes les peurs sont une souffrance, insupportable parfois.
Vingt-cinq ans de terreur
Je vis dans la terreur de ces souffrances, et je ne suis pas le seul. Pour moi, cela ne changera sans doute jamais, mais cela peut être évité à beaucoup d'autres personnes, et je suis peut-être en mesure de le faire... Avec l'aide de nombreux autres abîmés de cette époque, à qui il ne reste hormis cela qu'à détruire et mourir.
Mais moi, je ne veux pas. Je souhaite au contraire apporter une solution à la souffrance et gagner ainsi suffisamment bien ma vie pour pouvoir vivre à l'abri des choses qui me terrifient, et même, pouvoir un jour vivre en jouissant de cette vie, quelques dizaines d'années au moins. Histoire de ne pas avoir dû supporter l'existence que pour souffrir ; oui, je veux être en vacances pour le reste de ma vie, et de manière confortable et luxueuse, s'il vous plaît !
J'ai été soldat, esclave, chaman, guerrier, tueur, roi et autres. Cela m'a beaucoup appris sur le fonctionnement des individus et des groupes d'individus qui composent l'humanité, mais je suis fatigué maintenant, et je ressens le besoin ainsi que le droit à des vacances et à la retraite comme une nécessité impérieuse.
Un constat sur l'humanité en 2001
Alors il ne me reste que ce rêve, ce fantasme plutôt, de contribuer activement à l'évolution de l'espèce humaine vers un mode de vie plus harmonieux et équitable ; sur terre, en juillet 2001, nous en sommes toujours à tenter sans succès de faire respecter les droits fondamentaux de chaque être humain et autres êtres vivants... Et nous sommes encore obligés de conduire à l'abattoir chaque jour des millions d'êtres d'autres races animales pour nous nourrir ; ou nous protéger des maladies dont sont porteuses certaines races que nous destinons à notre alimentation.
Chaque personne est contrainte ou condamnée à travailler, au prix de nombreux sacrifices, pour recevoir les moyens de survivre qu'offre la collectivité en échange du travail fourni. Ces compensations ne sont pas une généralité, la plus grande partie des humains travaillant encore dans des conditions plus proches de l'esclavagisme que d'un réel échange de bons procédés.
La révolte d'un enfant face au monde
Pour cette seule raison, j'ai haï les hommes pendant les 15 premières années de ma conscience de notre existence. J'ai voulu détruire mon corps qui ne m'apportait que besoins, manques et souffrances. J'ai détesté cette forme de vie, incarnée, parce qu'elle n'existe que pour apprendre et se reproduire, avant de mourir en pourrissant, après une vie de dépendance à autrui, autrui n'étant souvent pas en mesure ou disposé à agir dans mon intérêt.
Pour un enfant de 5 ou 6 ans, c'est très décourageant de découvrir cela, sans comprendre pourquoi il va falloir apprendre tout ce qu'il y a à savoir pour être accepté par nos pairs, tout en sachant que ce travail ne nous préservera pas de cette mort dont nous ne connaissons par ailleurs pas grand-chose, si ce n'est son caractère inéluctable.
Concrètement, les trois quarts de l'humanité meurent encore de faim, de mauvais traitements infligés par d'autres humains, de génocides, de maladie ou simplement de mal-être. C'est atroce, et en juillet 2001, tout cela n'est pourtant plus une simple fatalité : nous possédons les moyens techniques, les ressources et l'économie nécessaires à la mise en place de moyens de vie suffisants pour ne plus être obligés de tuer, détruire ou faire souffrir pour survivre ; et surtout : pour vivre, enfin, en appréciant cela.
Pourquoi tant de souffrance existe-t-elle encore ?
Alors, puisque ce n'est pas de moyens dont manque l'humanité pour ne plus être obligée de vivre dans la souffrance qu'elle s'inflige à elle-même et aux autres espèces cohabitant notre planète Terre, que nous manque-t-il donc pour que nous soyons encore à des siècles de rendre notre Terre habitable pour tous ?
Moi, j'aurais voulu ne jamais arriver sur cette terre. Si j'avais seulement su ce que j'allais y rencontrer, je suis certain que j'aurais trouvé le moyen de ne pas devoir passer dans cette humanité-là. Vraiment.
Je ne savais pas qu'il puisse y avoir des existences qui ne semblent avoir été créées que pour ressentir et vivre la souffrance, pour si peu d'instants de joie, de bien-être ou simplement de paix pour nos corps et nos esprits.
Transmettre un avenir meilleur aux enfants
Être incarné est difficile, pas seulement pour les humains, mais pour toutes les autres espèces subissant nos actions, notre mal-être... Parfois juste notre désastreuse négligence. Nous en sommes conscients, maintenant, mais la volonté de remédier à cela n'y est pas encore.
Je crois qu'il est indispensable qu'une grande majorité des humains fassent ensemble le chemin du changement de leur perception tronquée de la vie et de leur existence pour pouvoir agir en bien, vivre mieux et être enfin aptes à offrir une réelle éducation à leurs enfants.
Cela est mon cas.
Mais en essayant quand même de faire ce chemin, je réalise que plus j'en apprends sur moi, plus je comprends les problèmes qui se posent à nous. En les comprenant, je comprends aussi que chacun d'entre eux possède toujours un certain nombre de solutions.
Pourquoi la vie en société est nécessaire
Vivre en société organisée nous permet d'obtenir un meilleur rendement pour chaque effort que nous devons fournir. Plus on est nombreux à coopérer pour venir à bout d'une tâche, plus nous en avons vite fini. Le résultat est en outre toujours meilleur que si une seule personne avait mené à bien le projet, parce que la confrontation d'opinions et d'idées conduit inévitablement à découvrir la solution la mieux adaptée.
Une personne seule court le risque de ne pas opter pour la meilleure solution, étant limitée par sa vision incomplète de la complexité de la situation.
Cela est souvent le cas, étant donné la complexité des problèmes à résoudre lorsque ceux-ci sont liés au fonctionnement et à la survie physique et psychique de milliards d'individus confinés dans un espace clos et limité, telle qu'une planète, une nation, une société... Ou simplement à notre propre survie en tant qu'être incarné.
Les limites imposées par notre corps
Les limites imposées par notre corps nous obligent à subvenir aux nécessités vitales, telles que se nourrir, se reposer, se divertir, s'entretenir par l'hygiène de corps et de vie, apprendre pour évoluer vers un confort d'existence toujours plus grand.
Tout au long de notre histoire, nous avons trouvé des solutions à des problèmes toujours plus complexes, jusqu'à accomplir des choses apparemment absurdes parce qu'elles ne répondent plus à des nécessités vitales pour l'espèce humaine, mais plutôt à nos besoins de confort, d'aventure et de nouvelles connaissances.
Un constat alarmant sur notre monde
Sur terre, nous sommes pourtant encore loin du compte, puisque plus de 90 % des gens vivent encore dans la souffrance qu'entraînent l'insuffisance de ressources vitales, de confort et d'hygiène. Sans oublier l'insatisfaction et la frustration liées à l'imposition par des individus qui n'agissent pas pour le bien d'une politique et de règles ne respectant pas les droits et besoins fondamentaux des êtres vivants.
L'humanité me semble être une race profondément morose et découragée, au point de ne plus être capable de croire qu'il est possible de vivre mieux.
Surpopulation et violence : un cercle vicieux
Mais à l'ère du génocide, on ne contrôle toujours pas notre croissance démographique, qui évolue de façon exponentielle. Nous en sommes déjà à faire la guerre et assassiner des peuples entiers pour quelques bouts de terre, parce qu'intuitivement nous sentons tous le manque d'espace vital arriver ; nous commençons déjà à manquer de place dans nos villes, et parfois même, dans des pays entiers.
Le niveau de stress physique et psychique que subit la majorité des humains est beaucoup trop élevé, au point que la majorité des humains semblent devenir toujours plus agressifs et belliqueux, à tous les niveaux socioculturels, et dans l'ensemble des nations ou pays existants.
La guerre et ses conséquences
En 2001, nous en sommes à des milliers d'années sans interruption de répétition d'horreurs telles que : génocides, assassinats de masse par des terroristes ou simplement foules de civils conduites à en arriver à perpétrer les massacres à la machette, quand il n'y a plus de cartouches dans les fusils fournis par certains gouvernements.
L'esclavagisme, les « épurations ethniques », la torture gratuite, le viol, la cruauté que seule une souffrance immense peut provoquer chez les hommes, sont autant d'horreurs inutiles qui font le contenu de notre quotidien. Même à l'heure où j'écris ces mots.
Le coût de l'espace contre la vie
Actuellement, nous avons assez d'argent pour mettre des satellites en orbite. Pour faire du tourisme autour de la lune, aussi ; ça coûte 100 millions de dollars pour vivre une semaine dans 10 m³ d'espace clos, mais ça se fait. Bien sûr, avec 100 millions de dollars, on peut aussi monter un laboratoire de recherche médicale qui pourrait réagir rapidement contre des épidémies.
Mais le vrai problème réside en ce que la majeure partie de notre énergie, de notre économie, de nos ressources, et de nos compétences est utilisée dans les guerres. Certes, c'est ainsi que le progrès technique a toujours avancé. Mais nous n'avons plus besoin des guerres pour savoir qu'il est nécessaire d'évoluer technologiquement.
Les causes profondes des conflits
Nous n'avons pas à nous protéger les uns des autres, mais plutôt à collaborer rapidement pour comprendre ce qui nous contraint à devoir nous battre. Je pense que le surpeuplement, la faim, la souffrance, le besoin de pouvoir penser et vivre librement sont autant de causes possibles à l'origine des guerres et de la violence.
La difficulté fondamentale réside à nouveau dans la nécessité d'une collaboration planétaire et individuelle totale.
L'échec des systèmes oppressifs
Les meilleurs exemples sont les tentatives de prise de pouvoir politique par le biais de moyens dénaturés, tels que la violence, le mensonge et le chantage. Comme l'humanité rejette ces procédés parce qu'ils ne créent pas un environnement agréable à vivre, les systèmes politiques basés sur ces choses inacceptables provoquent l'explosion de guerres.
Le talon d'Achille des systèmes guerriers est l'impossibilité technique de créer assez de moyens pour éliminer toute l'adversité avant qu'elle n'ait le temps de réagir.
La menace du terrorisme
Ces armes sont en revanche une menace très sérieuse lorsqu'elles tombent entre les mains de régimes politiques extrémistes, car ces derniers fanatisent des individus au point de les amener à se suicider en accomplissant leurs actions de destruction ; ce type de terrorisme est redoutable.
Dans la réalité, certaines nations ont une telle influence sur le plan économique et psychologique qu'elles peuvent se permettre un génocide et l'élimination physique de tout un pays et une culture sans que personne n'ose intervenir.
L'espoir malgré tout
C'est tellement encourageant que j'ose croire que les humains ont juste le bon sens nécessaire pour agir en temps voulu afin de protéger l'humanité. Ce qui serait toutefois plus rentable serait de faire en sorte que les guerres n'aient plus de raison d'être.
Des guerres, je crois qu'il y en aura encore beaucoup à livrer, parce qu'il existe encore énormément de facteurs de destruction de la vie qu'il faudra combattre et maîtriser. C'est sans doute un processus long, mais parfaitement réalisable.
L'erreur réside en ce que nous faisons la guerre entre nous, les êtres humains ! Cela nous coûte des souffrances inimaginables, de l'argent, et du temps...
Comment apprendre à évoluer
Cependant, si l'on observe un enfant qui apprend à marcher, force sera de constater qu'il fait un nombre de chutes qui dissuaderaient bon nombre d'adultes de faire un apprentissage demandant autant d'échecs se soldant par de la souffrance.
Pourtant, c'est grâce à ces chutes que l'enfant finit par avoir une connaissance suffisante des limites de son corps et la compréhension de la dynamique du mouvement à donner pour pouvoir tout simplement marcher sans tomber, puis courir.
Il semblerait que plus l'on apprend, plus la suite de l'apprentissage s'avère difficile, douloureuse et risquée.
Construire l'espoir d'un monde meilleur
Bien sûr, des gens comme moi, et un bon nombre d'autres humains possèdent cette volonté de faire évoluer notre monde vers le bien, et optimiser l'utilisation de nos ressources afin que chaque individu vivant puisse trouver une place confortable et exempte à l'extrême de toute souffrance.
Il ne faudrait pourtant qu'une dizaine d'années pour transformer cette planète en quelque chose d'agréable à vivre pour tous. Et probablement moins d'un siècle pour éradiquer la souffrance de nos vies.
Après quelques millions d'années d'histoire connue de souffrances, je pense qu'il vaut la peine de consacrer quelques dizaines d'années à l'élimination de tout ce qui rend notre histoire si atroce et désespérante. Cela en vaut la peine, et nous méritons un avenir meilleur, à chaque instant.
Le rôle des plus souffrants dans l'évolution
C'est d'ailleurs d'eux dont il faudrait s'occuper en premier, car ce sont eux qui sont à l'origine de la non-évolution de la race humaine vers un niveau de conscience et d'existence nettement supérieur à ce que nous connaissons aujourd'hui.
Terrorisés à l'idée de devoir essayer de changer leur comportement sans garantie d'un résultat, ces gens préfèrent éliminer de force toute personne ou facteur les contraignant à aborder la réalité sous un angle autre que celui qu'ils connaissent et croient maîtriser.
La douleur ne m'a pas tué, pas encore.
Paradoxalement, je ne veux pas mourir, pas avant de pouvoir me retourner une dernière fois sur le monde en le sachant enfin soulagé et heureux. Pas avant de l'être moi-même, pas avant d'être sûr que la difficile transition vers notre nouvelle destinée universelle se sera achevée. Parce que tout cela me semble possible.
L'éducation : un système à repenser
Ce mot sonne le glas dans mes émotions ; il me rend inerte. L'éducation est un système supposé transmettre nos connaissances et notre expérience non seulement à nos enfants, mais aussi entre nous, les adultes.
Je me souviens de mon éducation comme d'une vingtaine d'années passées dans l'enfer d'une prison nazie, et ce n'est pas une question de manque de volonté de bien faire de la part des personnes impliquées dans mon éducation... à quelques exceptions près, bien sûr !
Nous éduquons nos enfants pour qu'ils puissent s'intégrer dans ce qui existe à leur arrivée sur terre, pour qu'ils puissent apprendre à survivre de manière autonome ; nous ne leur apprenons pas encore à vivre, pour la plupart d'entre eux.
Nous les mettons en compétition pour les forcer à la performance, mais nous omettons de leur enseigner l'amour pour eux-mêmes et les autres.
La violence du système compétitif
Beaucoup d'enfants meurent de ce seul système de compétition. Visiblement, j'ai survécu, mais au prix d'efforts épuisants au point d'en être réduit à vouloir me flinguer, moi et tous ceux que je tenais pour responsables de ce que j'ai vécu comme un assujettissement à la bêtise, l'inconscience animale et la cruauté gratuite.
Aujourd'hui, j'ai compris pourquoi il en est ainsi dans la majorité de notre pédagogie, et j'ai pu pardonner à toutes ces personnes dont je rêvais de mutiler le cadavre, chaque nuit.
Réapprendre à vivre
Nous apprenons à croire ce qui nous est dit, voir ce qui nous est montré et prouver que nous sommes en mesure de le faire. Nous apprenons à avoir peur, ce qui nous rend contrôlables par le biais d'une politique qui fonctionne sur la base des craintes qu'elle construit pour nous.
Qu'apprenons-nous d'autre à nos enfants ?
Pas à aimer, en tout cas. Ni à se respecter.
Je crois d'ailleurs que c'est pour cela que même dans nos pays soi-disant civilisés, les adultes continuent à vivre ainsi sans amour ni respect, plus ou moins consciemment.
Apprendre à aimer soi-même et les autres
Ce n'est pas compliqué.
Il suffit d'apprendre à aimer... Et en faire usage.
Voir par le regard de l'amour permet de vouloir écouter et comprendre les besoins des autres... Et de soi-même.
L'amour, ça s'enseigne et ça s'apprend.
Dans la paix et le respect de la vie, qui constituent je crois les seules conditions à réunir pour rendre l'enseignement et la transmission de l'amour possible.
Nous devons donc apprendre à nos enfants à aimer et respecter la vie et l'humanité. Nous devons en fait commencer par nous-mêmes.
Aimer, ça ne veut pas dire posséder. Nous croyons souvent que nous aimons, alors qu'en fait, nous sommes seulement satisfaits de croire être en possession de quelqu'un ou quelque chose.
Aimer, pour moi, ça veut dire : avoir envie de rendre ma vie et celles des gens qui m'aiment moins douloureuse, meilleure et enfin, belle, et y parvenir.
Comprendre les âmes et la réincarnation
Je crois qu'une même âme s'incarnera aussi longtemps qu'elle n'aura pas appris pourquoi elle est venue, ainsi que ce qu'elle est venue apprendre.
Plus nous sommes nombreux, plus il y a d'âmes humaines présentes au même moment sur terre, dans des corps qu'il faut bien entretenir puis éliminer, d'une façon ou d'une autre.
Sans aucune exception jusqu'à aujourd'hui, toutes les personnes que j'ai rencontrées sont animées par une, parfois plusieurs âmes, dont les objectifs sont de comprendre pourquoi elles existent, qui elles sont, comment se préparer à mourir, et où elles iront ensuite.
La quête de l'âme
Dans la vie de tous les jours, seul un pourcentage minime de ces mêmes personnes ont conscience de cette quête de leur âme. En conséquence, seul un pourcentage minime d'humains travaille réellement en phase avec les besoins de ce qui constitue sa raison même d'être humainement vivant.
Pour nous, les humains, le but final, c'est presque toujours le Paradis, où règnent la paix, l'amour et l'harmonie.
Mon parcours personnel
Mon existence dans cette vie se résume ainsi : j'ai grandi dans l'un des rares pays en paix de cette planète, je n'ai subi aucune maladie grave ou maltraitance majeure jusqu'à ce jour. Mes parents m'ont toujours aimé et ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour me permettre d'avoir une vie heureuse.
Pourtant, j'ai souffert d'un sentiment profond de solitude, d'incompréhension et d'isolement, comme d'ailleurs beaucoup d'humains.
La souffrance et l'accoutumance
Je crois que plus nous endurons de souffrances, plus nous y devenons habitués, voire accoutumés. Ce qui nous paraît donc normal et habituel nous paraît aussi insignifiant chez les gens autour de nous.
Doit-on vraiment habituer les gens à souffrir et accepter cela comme une inéluctable fatalité de la vie ?
Non, je sens très profondément que c'est inutile.
L'égocentrisme comme protection
L'égocentrisme peut mener à un confort de vie certain. Alors, même s'il implique parfois d'être égoïste, c'est-à-dire de faire passer nos propres intérêts avant ceux des autres, ce n'est pas grave. Notre vie vaut la peine d'être protégée, et il appartient à chacun de la défendre.
Je m'en suis tiré à temps !
Un appel à la conscience collective
Pour tous ceux qui font souffrir d'autres gens qu'eux-mêmes, je voudrais dire ce que cela m'a fait, à moi, et leur demander personnellement ceci :
Comment supporterais-tu ton existence, si la plupart des moments où tu es réveillé se passaient dans la même douleur que ce qui t'a fait le plus mal, dans ta vie jusqu'à maintenant ?
Tu survivrais combien de temps ? Moi, j'ai survécu 20 ans, pendant lesquels j'ai envisagé sérieusement de me suicider tous les jours.
La tentation de la destruction
Et toi ?
Tu as envie de te suicider, parfois ?
As-tu peur de te suicider ?
Ma femme a vécu tout ça à cause de moi, en me sauvant de ma mort, et je peux t'affirmer que le jour où elle me le demande, je partirai. Mais je crois que cela n'arrivera jamais, parce qu'elle m'aime et qu'elle me fait confiance, et c'est réciproque.
Un message d'espoir pour ceux qui souffrent
La deuxième chose que j'aimerais que tu imagines : as-tu envie de vivre dans la paix, l'amour et la joie de vivre ? Oui ?
Fais-le.
Pardon si ça fait mal, mais je sais que tu peux y arriver... Comme j'y arrive, avec l'aide de ma femme.
J'ai seulement l'espoir de conduire les gens qui vivent inconsciemment dans la souffrance vers une prise de conscience de la situation et de leur comportement, qui fait trop de mal à eux, à leurs enfants et leurs proches.
Croire et savoir : quelle différence ?
Nous pensons tous que nous savons certaines choses, parce que nous comprenons comment elles fonctionnent. Nous savons des mots, des lois, et nous avons toujours conscience de ce que nous ignorons.
Nous agissons principalement sur la base de ce que nous croyons et, parfois, savons.
Le pouvoir des croyances
Les extraterrestres existent, cela est démontrable et vérifiable par les gens qui croient en leur existence. Ces gens-là savent qu'ils existent, parce qu'ils croient suffisamment fort pour pouvoir consacrer leur vie à ce qu'ils croient savoir.
À tel point que ce qu'ils croient savoir devient leur réalité.
L'exemple de la femme battue
Je connais une femme battue et torturée qui sait que son mari la tuera si elle tente de s'en aller. Elle le sait si bien qu'elle accepte de vivre attachée à une chaîne, se faire violer, défigurer et humilier, tous les jours et toutes les nuits, juste parce qu'elle ne veut pas mourir.
Et je crois qu'elle a raison.
Mais pas dans sa réalité à elle. Son bourreau est trop fort. Alors qu'un simple coup sur la trachée pourrait lui permettre de tuer elle-même cette forme humaine du mal.
Alors que sait-elle réellement ? En fait, c'est ce qu'elle croit qui devient ce qu'elle sait.
Les croyances comme obstacle
Les croyances sont le plus grand obstacle imaginable, sur le tortueux sentier de la conscience, de la liberté et la joie de vivre.
Les Religions, l'enseignement, la politique et l'éducation sont autant de moyens imparables pour faire croire aux humains ce que l'on veut.
L'exemple des intouchables
Jusqu'à créer des millions de gens qui acceptent d'être « intouchables », par exemple. Ça veut dire que n'étant même pas dignes de servir comme esclaves, ils n'ont aucun des droits humains qui leur permettraient de survivre.
L'intouchable sait donc qu'il va rapidement crever de faim, mais il n'a pas besoin de se révolter, car même de nos jours, il sait qu'il n'en passera que plus vite à une nouvelle incarnation, avec un niveau de conscience plus élevé.
Pour moi, la souffrance nous obscurcit la vue. Elle sape notre énergie et notre espoir au point de se suicider, parce que justement, il n'y a plus d'espoir de faire cesser la douleur.
La lâcheté et la conscience
Créer des intouchables, c'est comme de limiter la concurrence. Moins de gens qui se battent pour survivre.
Je trouve cela injuste. Tout le monde a le droit de ne pas souffrir, surtout lorsque cela est possible.
De même trouve-t-on les mêmes lâches dans tous ceux qui abusent, trompent, mentent et font mal au détriment d'autres êtres vivants.
Le choix de la conscience
Nous avons tous peur. Avoir peur, ce n'est pas être lâche.
Être lâche, c'est de continuer à vivre au détriment de quelqu'un sans chercher à vaincre cette peur qui pousse à faire le mal.
À tous les lâches qui se reconnaissent en me lisant, je dis ceci : la conscience de ce qui nous fait fuir nous donne le choix de continuer notre fuite, ou éliminer la raison d'être de la peur.
Et vous ? Créez-vous des solutions, fuyez-vous quelque chose, avez-vous conscience de toutes vos peurs ou de quelques-uns de vos rêves ?
Si vous avez conscience de ce qui fait de vous un lâche, alors le chemin secret de la conscience vous est ouvert.
Je ne connais que la prise de conscience pour aider les trouillards à sortir de leurs peurs. J'ai été un peureux profond pendant les trois-quarts de ma vie.
Aujourd'hui, je me désintoxique lentement...
À bientôt...