
Définition et sens du mot « amour »
Revenons à la définition de « l'amour », car de tout temps, elle n'a pas changé (si tant est que l'on considère l'amour depuis toujours. L'amour est-il apparu un jour de printemps ? Ou n'a-t-il cessé d'exister ? C'est une autre question qui ne sera pas abordée ici).
Sans avoir jamais ouvert votre dictionnaire à la page « amour », que ressentez-vous à l'entendre ? Quelle définition vous traverse l'esprit ? Je vois dans vos esprits un cœur se dessiner sans que vous en ayez la moindre intuition. L'amour est bien un sentiment, une émotion subjective, enfouie, qui réside au fin fond de nous. Il est indivisible de notre volonté. (Vouloir aimer ? Signifie-t-il vouloir être aimé avant d'aimer ? S'agit-il donc d'un échange, un partage réciproque conditionnel, sans quoi aimer n'apporte rien d'autre qu'un retour ?)
Pourtant, n'avez-vous pas l'impression d'aimer comme votre voisin ? Même vos sentiments les plus confinés ne sont-ils pas des plus traditionnels ?
« Aimer : Sentiment d'affection passionnée, attirance affective et sexuelle d'un être humain pour un autre. »
Belle définition, que chacun acquiescera puisque celle-ci correspond à un idéal admis et surtout acquis.
Une réflexion personnelle sur l'amour
Cet article est sans prétention et, en m'exprimant sur un sujet aussi sérieux et vaste d'opinions, je ne m'engage pas plus dans le tort qu'à raison de prouver que je me trompe. (Vous suivez toujours ? Lol.) Bref, il ne s'agit que d'accoucher sur le clavier (et non sur le papier) ce que l'on peut en penser, et s'il s'agit d'un jugement, il est aussi personnel qu'indésirable.

Peut-on apprendre à aimer ?
J'ai longtemps aimé, sans attendre en retour. Et en retour, je ne fus pas plus aimé ! Ironie du sort, longtemps pris, vite court. Aussi court que je n'aimai plus longtemps. (Vous me suivez ? Ok alors on continue.) Les premiers ébats de l'amour sont souvent des tentatives inachevées. Dur, dur de complaire à l'autre, dans un idéal parfois conçu et dans lequel on ne sait trop comment entrer.
J'ai d'ailleurs trouvé la clé : elle se trouve dans l'expérience, oui ! Expérience, nom que nous donnons à nos erreurs ! Si j'entends par là qu'hier est bien différent d'aujourd'hui. Et c'est une évidence ? À l'échelle d'une vie certainement, mais à l'échelle d'un ado certainement moins. C'est avant tout parce que l'on s'est longtemps posé la question de savoir comment aimer.
Aucun mode d'emploi, si par mode d'emploi vous entendez méthode, technique, approche… des conseils universels ? Non, généraux. De toute façon, l'amour est si idéalisé et conceptualisé dans notre société qu'on en a oublié l'intérêt. Enfin, certains n'en ont pas oublié l'intérêt commercial, certes, mais ceux-ci ne sont pas tellement défenseurs de vraies valeurs que celles de leur portefeuille…
Trois questions essentielles sur l'amour
Soit, quel est votre avis sur ce vague et vaste sujet ?
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Aimer pour être aimé ? N'y a-t-il pas d'autre finalité que de satisfaire son besoin, que de se sentir désiré ? L'amour n'est-ce pas une preuve d'égoïsme ? « Aimer sans rien attendre en retour », mythe ou légende ?
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Aimer pour aimer ? Sommes-nous voués à aimer ou à vivre à l'écart d'une société dont le modèle uniforme doit convenir à tous ? Pourquoi n'a-t-on pas le choix que d'aimer ?
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L'amour comme au cinéma existe-t-il vraiment ? Ou est-ce une conception idéaliste occidentale caractéristique d'un système économique corrélé à l'opulence de notre société ?