
Pourquoi écrire quand on a le cœur brisé ?
Pourquoi est-ce que j'écris encore ? À quoi ça sert ? Pour avoir moins mal ? Pour devenir folle en parlant toute seule ? Ou pour garder en mémoire cet instant précis de cœur brisé ?
J'ai voulu aimer. J'ai voulu vivre un rêve. J'ai voulu connaître l'amour. Je n'ai voulu croire qu'en ce foutu amour... ! Et... Je ne me souvenais plus à quel point ça faisait du mal de tomber de si haut. J'avais oublié... Non, tu n'es pas un gros nul. C'est moi la fautive. C'est moi la conne qui n'a jamais rien compris. C'est moi qui suis restée trop naïve après tout le mal qu'on m'a fait. C'est moi qui ne savait pas regarder avec les yeux. C'est moi qui m'obstinais à regarder avec le cœur. Et voilà où ça me mène... Encore une fois sur cette fichue de route que j'ai déjà connue. La route des cœurs brisés et choses cassées, toute seule, toute vidée, ne croyant plus en rien, ne croyant plus en personne, ne sachant même plus quoi faire, ne sachant même plus laisser couler les larmes... J'ai mal... Tellement mal que je n'ose plus pleurer. Une fois commencé, je ne pourrai plus m'arrêter...
La haine et le dégoût de soi
Je hais cette ville maudite. Je hais ces choses en lesquelles je m'obstinais à croire. Je hais tout ça... Pour ne pas avoir à dire que je te déteste... Oui je te déteste. Je me maudis. Je me hais même... J'ai tellement envie de te frapper, de t'insulter, d'être cruelle, d'être la pire de toutes... Mais non, je n'y arrive pas... C'est pas moi...
Je me suis déjà promise de ne plus tomber amoureuse. Et là, je me le promets encore... Sachant très bien que je ne pourrais jamais tenir cette promesse à la con. Je cherche juste à me calmer, à me dire que je vais changer, que je ne laisserai plus personne me faire du mal... Facile à dire, n'est-ce pas ? Comme ça l'est pour toi de dire « je t'aime », comme ça l'est pour toi de me faire croire que j'étais aimée, que j'ai trouvé le bonheur cherché depuis si longtemps, que je pouvais avoir confiance en toi, que je pouvais aimer tout court... Je me suis trompée sur toutes les lignes... Toutes... Qu'est-ce qu'il me reste ? À part ce mal que tu m'as fait connaître ? À part ce cœur que tu savais si bien manipuler et briser ? À part cette foi qui s'est volatilisée ? À part cette place vide dans mon cœur qui était destinée à l'amour ? Plus rien... Plus grande chose qui compte.

Quand l'amour n'était qu'une illusion
L'illusion... Tout ce que j'avais n'était qu'une illusion ? Pourquoi étais-je si aveugle ? Pourquoi ?
Et le pire dans tout ça, c'est que je voulais que tu sois là juste devant ma porte... Je me suis dit que si tu m'as aimée, tu chercheras à me récupérer à tout prix. Et que tu m'attendras devant ma porte, pour me parler, pour m'expliquer, pour me dire à quel point tu m'aimes, pour me dire que j'avais tort, pour... Suis-je bête... Fini maintenant. Fini les rêves. Fini les splendides illusions. Fini le bel avenir que je me suis tracée. Fini d'être une marionnette dans tes mains... Fini d'être aveuglée par la chose que tu m'as fait croire que c'est de l'amour...
La souffrance d'aimer encore
« Plus on aime plus on souffre »... J'aimerais tant ne jamais t'avoir connu... J'aimerais tant ne jamais t'avoir aimé... Je souffre... Je pleure... Seule dans mon coin comme un chien blessé. Seule. Comme un chien. Le chien que je me suis fait passer pour... Je ne commettrai pas la même erreur. Je ne te laisserai plus jamais me faire du mal. Jamais. Plus personne...
Et je regarde mon portable. Pour voir si tu m'avais écrit sans doute... Quelle conne...
Ce midi encore, on m'a dit que tu n'allais pas bien ces jours-ci, et que si je t'aimais, je devais t'aider à aller mieux... Si je t'aimais... !!! Et toi, m'as-tu jamais aimée ? Qu'est-ce que c'était pour toi ? Oh comme c'est facile de me dire que tu m'aimes... De faire comme si de rien n'était... Je me hais tellement de t'aimer autant... D'aimer quelqu'un qui me transforme en marionnette.

Des mots, rien que des mots
Et tu m'envoies ce mail. Rien que des mots. Ça n'a toujours été que des mots, pas vrai ?
De ne pas t'être occupé de moi ? Mais je me fous pas mal de ces derniers jours. Je parlais dans le vide, je disais « je t'aime » au vide, tu n'étais pas là, plus là, peut-être que tu n'as jamais été d'ailleurs. Mais j'étais tellement naïve pour croire que ça n'avait pas de rapport avec tes sentiments envers moi. Je me disais juste que tu quittes définitivement le passé pour m'aimer davantage, et que c'était pas facile... Je ne pouvais pas m'en douter que c'est juste parce qu'elle a choisi son nouvel homme que tu t'es retourné vers moi aujourd'hui... À quoi tu joues ? Si tu tiens encore autant à cet amour, à ces 3 ans passés avec elle, alors qu'est-ce qu'on fout ensemble tous les deux ? Pourquoi fais-tu autant de mal aux autres ? À elle, et maintenant à moi... Tu dis suivre ton cœur, suivre l'amour... Mais te rends-tu compte que tu es en train de le piétiner ? Tu l'aimes encore... Je le sais... Je le vois... Dans les photos de vous deux qui traînent encore un peu partout, dans les petits mots que tu as sûrement « oublié de ranger », dans les petits gestes qui restent encore et resteront toujours...
Les blessures d'une double trahison
Ces choses que tu m'avais glissées dans la tête étaient tellement belles... Je les ai suivies. J'ai brisé le cœur d'un autre pour te suivre... Je suis si idiote... Et j'ai une fois de plus brisé son cœur à elle, en voulant être avec toi.
C'est que des conneries tout ça... Nous.
Ah, et tu dis que tu m'aimes, encore une fois. Une fois de plus. Tu ne sais sans doute pas que j'ai parlé à LA femme de ta vie ? Tu ne sais sans doute pas que je viens de me rendre compte que tu te foutais complètement de moi ? Tu ne sais sans doute pas que je suis au courant pour la soirée où tu voulais qu'elle revienne ??? Et bien sûr, sans être au courant de rien, je te disais t'aimer comme une pauvre idiote... Tu veux être avec moi, mais tu ne veux pas la perdre. Qu'est-ce que tu veux finalement ? Qu'elle reste là à t'attendre, jusqu'à ce qu'on se quitte nous ? À force de vouloir tout avoir, on reste seul avec les mains vides... Si tu savais combien je me sens trahie et idiote. Tu ne faisais que jouer avec moi finalement... J'aurais dû le reconnaître plus tôt. J'aurais dû.
La fin d'une illusion
J'en ai plus qu'assez de ce théâtre... J'ai envie d'ouvrir les yeux et me réveiller... J'ai envie de t'oublier aussi vite que je peux... J'ai envie de remonter le temps, de retrouver les choses plus simples. J'ai envie de ne vivre qu'avec des sourires... J'ai envie de partir loin, très loin d'ici, de toi, de tous ces morceaux brisés.
Fin. Fin de nous. Fin d'une illusion. FIN...