
C'est en quelque sorte l'illustration de ces mois entiers passés enfermés dans cette histoire, dont ceux qui connaissent, même vaguement, tenants et aboutissants savent à quel point elle a été dure à traverser... Jamais auparavant je n'avais connu telle passion, telle obsession, bien qu'au vu d'aujourd'hui elle ne puisse être que dérisoire. Mais, affichant désormais ma fierté, je puis affirmer que de cette histoire, c'en est bien fini pour moi. À bien des égards, je me suis moi-même étonné de m'être ainsi relevé et d'avoir refermé ce désormais vieux chapitre rouillé de ma vie que, sans le renier, je regarde toutefois d'un air amusé.
Extraits d'une lettre jamais envoyée
Extraits de la lettre écrite il y a quelques mois, pas si loin et pourtant... Peut-être liras-tu ce qui suit, au hasard d'un surf, sans même savoir que c'est à toi que je l'avais destinée...
Le début de tout
Par où commencer ? Il y en aurait tant à dire... Et je puis t'assurer que j'éprouve une certaine difficulté à t'écrire ces quelques mots ; mais je suis déterminé, et jusqu'au bout j'irai, quel qu'en soit le prix à payer. C'est pourquoi, et c'est sans me mettre à genoux que je t'en fais la demande {wink}, il me serait agréable que tu prennes la peine de lire ces quelques lignes, en toute humilité. Mais trêve de bavardages stériles, je ne puis continuer ne serait-ce qu'un instant sans évoquer le sujet qui me vaut le plaisir - ou la peine, c'est selon - de prendre la plume.
Attention, à tes lunettes, ça pique aux yeux {wink ! }
Je suis dingue amoureux de toi. Même si c'est dur à dire, et peut-être autant à entendre (?), je pense ne plus pouvoir le nier, ni à toi ni à moi. En toute honnêteté, j'ai toujours su que j'éprouvais pour ta personne quelque chose de très fort, bien que j'en ignorais tout d'abord la nature. Voilà des mois et des mois que je refoule ce sentiment au plus profond de moi, espérant naïvement qu'il disparaîtrait de lui-même, mettant ainsi fin à mes souffrances, désespoir et autres complications... L'amour rend naïf, m'a-t-on dit...
[... ]
La rencontre
Je me souviens de ces tout premiers instants, je les savoure encore aujourd'hui... Ces premiers instants où, par une tierce personne, main innocente de Dieu pour l'occasion, je t'ai véritablement vu pour la première fois [... ] J'avais l'impression de te connaître depuis toujours mais sans le savoir. Dès lors que j'ai aperçu ta silhouette, ton visage souriant, j'ai su que nos chemins ne s'étaient pas croisés au hasard... Non pas que je crois au destin, loin de là... Je répugne à l'idée même de ne pas être maître de sa vie et de ne pas pouvoir influencer son avenir... Mais... C'est une impression très singulière, et il m'est très difficile de l'exprimer avec mes mots (je n'ai pas ton talent), alors tu m'excuseras si la scène vire au pathétique, je ne tiens pas à sombrer dans ce que l'on peut appeler la classique "déclaration de fougue amoureuse", j'essaie seulement de trouver les mots justes pour exprimer les sensations que j'éprouve.
[... ]
L'obsession et l'espoir
Très vite, je m'intéressais à toi, cherchant à savoir qui tu étais, et ce par des moyens que jamais je ne me serais cru capable d'employer auparavant. C'est comme si pour toi je n'étais pas le même qu'en temps normal. Et plus j'en apprenais sur toi, plus je m'y intéressais tant ce que je découvrais m'attirait. Appelle cela comme tu veux, mais je crois que c'est être amoureux... Croire pour ne pas affirmer... Alors, dira-t-on, de quoi l'on ne sait pas, mais je ne l'ai jamais été avec autant d'intensité. Je n'ai jamais cru à l'âme sœur, je pense que l'on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie... Mais c'était avant que je te RENCONTRE TOI ! Ce toi qui ne se résume pas à ce physique, certes charmeur, que d'autres voient, qui lui-même me semble si particulier... Et quoi de plus beau que ce qui est singulier ! Ce toi si attachant, sensible et fragile derrière ta force apparente, qui ne voudrait pas te prendre dans ses bras ?? ! Toi et ton esprit vif, et ce brin de philosophe qui sommeille en toi... Oui même sans te connaître je t'aime, et je ne demande que ça... Te connaître, t'aimer, t'aimer, et t'aimer encore. N'est-ce pas quand l'on est prêt à tout faire pour un être que l'on est amoureux ? Car c'est bien mon cas, et je me surprends parfois à penser à tel ou tel "crime" (quelque peu hyperbolique, je l'avoue) qui me donnerait un accès exclusif à toi et ton corps... Ma force en est bien de résister, car aimer ne suffit pas, il faut aussi être aimé, et j'en ai bien conscience, aussi douloureux que cela puisse être... Je ne peux connaître ni deviner ta réaction, et j'ai longtemps hésité, mais aujourd'hui je ne puis plus résister... [... ] voilà l'appel d'une âme au bord de la chute... Dorky #
Un regard rétrospectif
EDIT : Après relecture de ces extraits, il est de mon goût aujourd'hui de préciser qqs points. Le temps qui nous sépare a en effet altéré ma vision des choses, et je peux bénéficier d'un recul qui me faisait défaut lors de la rédaction de la lettre ci-dessus. Ainsi, il est presque "comique", du moins cela engage-t-il chez moi des sourires, de voir tant d'hyperboles et une passion que l'on ne peut croire aussi intense... Pour ma défense, si on devait me le reprocher, je dirais qu'il en était réellement presque ainsi au moment, oui, la réalité n'a pas à rougir de ces lignes... Mais même moi j'ai parfois du mal à "accrocher", dur dur de se l'imaginer, le temps efface tout, du moins érode-t-il, et cela ressemble presque trop à un roman à l'eau de rose.
Cela m'attriste de ne pouvoir être compris que par moi-même, et encore, et que l'on ne puisse saisir l'ampleur de cette histoire si l'on n'en a pas vécu de semblable : j'ai l'impression que mes mots ne transmettent pas toutes ces émotions. J'espère que, silencieusement ou pas, vous me contredisez et que mes craintes ne sont que chimériques...
Enfin, de préciser que si "à l'époque" je croyais "penser à toi dans 10, 15 ou 20 ans", et même si c'est bien le cas pour le moment,, ce n'est pas dans la mesure que j'imaginai... Heureux de constater que je ne vivrai (peut-être) pas enfermé... Quoique si j'en reviens au jour même... Mais une autre fois, un autre écrit...