
Entre nous, comme toute phrase...
Ça a commencé avec une majuscule et ça s'est terminé avec un point final. :)
Peur des mots, peur d'y croire
Peur des mots, peur de réaliser, peur d'y croire... Un bouchetrou de sentiments, d'amour, de connerie, de mensonges, d'illusions. De trop belles paroles, trop grandes promesses, trop immenses rêves pour finir avec rien. Plus rien à croire qu'il n'y a jamais rien eu, rien qu'un rêve bleu qui s'arrête de bon matin, toujours trop tôt, jamais quand il le faut...
Des journées entières à s'aimer
Des journées entières, des nuits, des matinées, des semaines, des mois à s'aimer. À s'adorer, se le murmurer, se le crier : « Je t'aime, moi non plus », puis se déchirer. Trop d'amour tue l'amour — on en est la preuve vivante. Trop trop, pas assez.
Tu crois que cet effet papillon, cet élément déclencheur, une fois modifié, aurait pu changer le cours des choses ? Ou était-ce notre destinée ? Je ne — ou plutôt on ne le saura jamais. À force de vouloir tout maîtriser, on ne maîtrise plus rien du tout, tout nous échappe. Et au lieu de souvenirs, on se retrouve avec des regrets.
Regrets et remords
Des remords. Tu as eu tort, on a eu tort. Tu n'aurais pas dû. Ce qui est fait est fait.
Marre des rimes, marre d'y penser. Plus dur qu'un mur, plus froide que la glace, tu as été ignoble. Et juste pour ça, j'ai envie de te hair, te détester. Tu m'as fait regretter d'avoir croisé à nouveau ton chemin, tu m'as fait regretter d'exister. Je t'ai tant aimé... Ça avait l'air tellement vrai. L'amour rend aveugle, peut-être bien. J'avais pourtant les yeux bien ouverts. Je n'ai pas envie d'y croire, pas envie d'y penser, mais ces choses s'imposent à moi. Je ne contrôle plus rien.
Quand je pense que je ne passerai plus jamais la nuit avec toi, bercée par tes bras qui me caressent amoureusement... Que mon regard ne croisera plus le tien, que mes lèvres ne toucheront plus les tiennes... Que tout ce qui me reste de toi, de nous, sont ces objets éparses : ce collier autour de mon cou, tes empreintes à jamais gravées sur mon corps, cette peluche, ces livres et cahiers, cette écharpe...
Encore une fin. Puisqu'en toute chose il faut considérer la fin, la nôtre s'annonce aujourd'hui. Un message. Des pensées qui viennent de loin. Des choses que tu ne sauras jamais. Parce que tu l'as cherché, parce que tu l'as voulu, parce que tu n'y crois plus. Et parce qu'à mon tour je n'y crois plus.
Je n'en veux plus de ces rêves à deux sous, de ces promesses jamais tenues, de toutes ces choses abstraites qui nous dépassent. De ces étoiles bien trop loin — c'est beau à voir, mais soyons réalistes : qui en a déjà attrapé ne serait-ce qu'une ?

Tout s'envole en quelques mots
Toutes ces choses réduites à néant. Tout ce qui représentait la vie pour moi, tout ce que tu étais pour moi, s'envole en quelques mots venant de toi. J'aurais aimé que ça se soit passé différemment, que les choses aient pris une autre tournure, meilleure, et surtout moins dure.
Mais à côté de tout ça, le monde ne s'arrête pas. La terre tourne toujours. Des gens meurent, d'autres naissent. Certains pleurent, d'autres rient. Il y en a qui dorment, d'autres qui s'éveillent. Ici il fait nuit, là-bas il fait jour. Ici il fait chaud, là-bas il fait froid. Ainsi va la vie, et l'on n'y peut rien...
Crier en silence
On m'a dit qu'écrire, c'était crier en silence. Alors je crie du mieux que je peux. Je crie. J'écris noir sur blanc, sans mensonges ni tricheries.
Tu reviendras tôt ou tard. Tu regrettes déjà à l'heure qu'il est tes paroles, mais il est déjà trop tard. Un jour de plus aurait été un jour de plus. Je te l'ai dit : tu foireras ton bac demain par ta faute, parce que tu es idiot et que tu le sais pertinemment. Tu as tout foiré, et hélas, il n'y a plus rien à rattraper.
Une fois que c'est fini, ça l'est. Il n'y a plus de parenthèses possibles. La phrase que nous sommes prend fin. Aussi difficile que cela puisse être, j'irais au-delà de tout ça. Je ferais sans toi. À nous deux, la lumière !
L'ombre et la lumière
Il y a l'ombre et la lumière. Au milieu de notre trajectoire, on a choisi la pluie, quitte à s'en brûler le cœur. Il y a ta voix qui me tue quand tu me dis que c'est fini. Il y a le vent et nos sanglots. Rien ne séchera cette pluie. Rien ne finit l'infini.
Y'a le meilleur et puis le pire, les trous noirs dans la mémoire. Tout me mène à ton sourire. C'est fini, c'est fini...
Et dans 150 ans, on ne se souviendra pas de la vie qui nous baise, de nos mauvais choix, du temps qui avance, de la mélancolie, de la chaleur des baisers et de cette pluie qui coule de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule. Alors souris. :) Rien n'arrêtera la lutte, rien n'arrêtera la chute. Rien ne finit l'infini. Ce n'est qu'un drame, drame éphémère...
Puisqu'insoluble est la question... L'univers... L'univers...
Il y a l'ombre et la lumière. À présent je dis les yeux ouverts : à nous deux la lumière, à nous deux la lumière !
Parce que c'est fini
Et parce qu'entre nous c'est réellement fini, je veux que tout le monde sache que je t'ai réellement aimé. Et je souhaite du plus profond de mon cœur que tu n'aies jamais à lire ce que j'écris.
Je veux que tu crèves ignorant le jour où je périrai. Une personne te dira de ma part que je t'aimais vraiment et que tu as tout gâché. Tu en crèveras, et rien ne pourra réparer le mal que tu as fait.
Je souhaite tout le bonheur du monde, sachant pertinemment que tu ne le trouveras jamais. Parce que tu te l'es toujours ôté de tes propres mains. Tu cours à ta propre perte, et je m'en réjouis !
Tu dois te demander si tu as bien fait, te demander si tu n'as pas été trop dur. Tu ne pensais pas le quart de ce que tu disais, et tu le disais quand même. Tes excuses, tu les emporteras dans ta tombe, et mes regrets dans la mienne.
Et plus rien ne sera jamais pareil. Oui, le soleil brillera tous les matins, la terre ne cessera certainement pas de tourner, les étoiles brilleront de mille éclats les soirs. Mais plus rien ne sera comme avant. Plus rien. Parce que tout change, tout évolue. Celle que j'étais hier s'est envolée tel un papillon. Plus jamais...
Non, plus jamais le toi et le moi ne se croiseront. Parce que c'est fini. Parce que c'est comme ça, et pas autrement.
Crève, idiot. Crève, parce que je t'aime à en mourir.
« E »ntre nous, comme toute phrase... Ça a commencé avec une majuscule et ça s'est terminé avec un point final. Et ça fait mal. Très mal.
Alors je ne pleurerai pas parce que c'est fini. Je souris parce qu'entre nous, ça a existé. Alors souris. :)