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Relations

Le jaguar et la lionne

Une histoire d'amour née sur Internet en 1997 entre Lou, 13 ans, et Seb, 14 ans. Retrouvailles à Paris, malentendus et un appel du cœur à celui qu'elle n'a jamais oublié.

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C'est en quelque sorte un hommage, un appel à Seb, le jaguar que j'aime de tout mon cœur. Venez découvrir l'histoire d'une relation virtuelle qui vaut la peine d'être vécue...

Qui suis-je ?

Je me présente, pour ceux qui ne me connaissent pas encore : je m'appelle Lou. J'ai 19 ans dans un mois et j'habite en Belgique.

Notre rencontre sur Internet en 1997

Tout a commencé lorsque j'ai acheté mon premier ordinateur en 1997 — j'avais alors 13 ans. Mes parents ont installé Internet à la maison. J'étais très heureuse car je parlais avec plein de gens. À l'époque, j'étais sur Infinie (une communauté très sympa à l'époque). J'ai remarqué un gars que j'appréciais beaucoup. Je n'avais jamais vu son visage, mais je m'en fichais.

Alors j'ai décidé de lui parler. Il avait 14 ans, un an de plus que moi, et avait toutes les filles d'Infinie « à ses pieds » virtuels, tant il redoublait de sympathie. Mais il ne m'a guère remarquée, et il n'avait pas l'air de vouloir discuter avec une gamine de 13 ans — il faut dire qu'à cet âge-là, on juge vite...

Le stratagème de la « sœur virtuelle »

Ne sachant plus que faire, je me suis inventée une sœur virtuelle. Bon, je sais, c'est un peu nul, mais je voulais vraiment intéresser ce garçon. Cette fille avait 16 ans et était la sœur de celle que j'étais en réalité. Mais derrière cette sœur (Léa), il y avait la vraie moi, et je ne mentais sur rien sauf sur mon âge.

Peu à peu, nous sommes devenus très amis et j'étais très heureuse — lui aussi. Un an après, on se téléphonait assez régulièrement. Je lui ai avoué mon stratagème et il a très bien pris la chose. Vous avouerez que ça aurait pu mal tourner pour moi et pour cette superbe relation...

De l'amitié virtuelle à l'amour

À cette époque, j'étais amoureuse d'un garçon appelé G. Ce mec me faisait souffrir, donc je racontais tout à mon jaguar, Sébastien. Il me conseillait et tout. Jusqu'au jour où le colocataire de G m'a avoué au téléphone que G était homosexuel et qu'il était son petit copain.

Alors Seb et moi, on a beaucoup parlé et il m'a avoué qu'il était tombé amoureux de moi... alors que je ne faisais que lui parler de mes problèmes sentimentaux. J'étais très heureuse et ce fut l'amour virtuel et téléphonique pendant un certain temps. Il faut dire que j'habite en Belgique et lui en France.

Deux ans de hauts et de bas

Jusqu'à mes 15 ans (lui 16). On a un peu perdu contact car je suis sortie avec un gars hyper jaloux qui m'avait fait brûler toutes les lettres de Seb — heureusement, j'en ai caché beaucoup. C'étaient les coups de fil en cachette. Nous passions notre temps à nous perdre de vue et à nous retrouver pendant deux ans.

Notre première rencontre à Paris en 2001

C'est alors qu'en 2001, j'avais 17 ans, mon école a décidé d'organiser un voyage de deux jours à Paris. Il habite la banlieue parisienne. Profitant de l'occasion, nous avions décidé de nous rencontrer pour la première fois.

On avait convenu d'un endroit, mais le voyage scolaire n'était pas bien organisé et nous nous sommes retrouvés finalement devant un truc de musique (désolée, j'ai oublié le nom).

Là, je l'ai vu et tout a basculé autour de moi. Je ne savais plus quoi faire, même si je suis quelqu'un qui n'a peur de rien — là, j'étais bloquée, pile dans son iris...

On s'est dit des banalités et on a marché. Puis tout d'un coup, je me suis arrêtée et je l'ai serré dans mes bras. Il a été étonné. J'étais très heureuse, mais les choses n'étaient pas comme on l'avait imaginé. Nous qui nous connaissions si bien, qui avions tant parlé sur le net et au téléphone, on aurait dit des étrangers — des étrangers ne sachant que faire, que dire.

On a beaucoup parlé, on a été boire un verre... Mais il ne pouvait pas rester. Alors il est rentré chez lui et moi, je n'ai pas compris qu'il doive rentrer. Pour moi, le fait d'être à Paris était exceptionnel, et pour lui aussi. Je pensais qu'il ne prenait pas notre rencontre aussi à cœur que moi.

Le lendemain, on s'est retrouvés devant Notre-Dame. Encore on a parlé, on a marché, mais il manquait quelque chose — il manquait la complicité et l'intimité qu'on avait d'habitude.

Je lui ai dit au revoir avant de rentrer en Belgique, il m'a pris dans ses bras...

La rupture et le silence

Le lendemain ou le surlendemain de mon retour, on a eu une grosse dispute parce que j'avais été déçue de notre première rencontre et je lui en voulais. Et après ça, il y a eu un froid, un grand vide...

On ne s'est plus parlé pendant un certain temps. Puis on s'est retrouvés, par hasard. J'étais très heureuse que nous nous soyons retrouvés, mais lui était encore blessé de notre engueulade. Je me suis excusée. Mais un peu après, il disparaissait à nouveau.

Un message pour toi, Seb

Ce n'est que récemment que j'ai pu reprendre contact avec lui en voyant qu'il avait publié un article sur ce site. J'étais très heureuse de le retrouver.

Si j'ai écrit cet article, c'est tout d'abord parce que je pense que cette histoire, notre histoire, est assez belle pour être partagée avec les lecteurs de France jeunes, mais aussi pour lui dire à quel point il compte pour moi et comme je voudrais que tout s'arrange entre nous. J'espère qu'il ne va pas disparaître encore une fois et me laisser seule, dans un monde sans lui.

Seb, je t'adore de tout mon cœur et rien ne pourra jamais te remplacer. Si tu t'en vas, il reste un vide, et ton absence prend plus de place que n'importe quoi au monde pour moi. Ne me laisse pas.

Merci d'avoir lu :)

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godesslou
Lou B. @godesslou
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