
Je sortais d'une relation difficile et je ne pensais qu'à une chose : qu'on me laisse tranquille ! Mais cela ne s'est pas passé comme je l'aurais voulu. J'ai rencontré de nouvelles personnes qui m'en ont présenté d'autres, et ainsi de suite. Jusqu'à « Mister X ».
Au début, c'était une amitié banale : on discutait, on riait, on s'envoyait des vannes... Puis je n'ai plus pensé qu'à lui. Je niais l'évidence : je ne pouvais pas l'aimer, c'était impossible, il faisait partie de mes amis les plus proches. Je suis très possessive de nature et je ne supporte pas qu'on touche à mes copains, mais lui, c'était encore pire. Pourtant, c'était juste de l'amitié profonde.
Je me suis ensuite laissée aller à mes sentiments et je lui ai tout dit. Pendant un an, on a tourné autour du pot. Crises de jalousie des deux côtés, mais nous n'étions pas ensemble. Selon lui, « c'était compliqué dans sa tête, il ne pouvait pas définir ses sentiments pour moi » et bla bla bla...

Le dénouement
Au bout d'un an de patience, j'en ai eu marre de souffrir et je lui ai demandé de prendre une décision. Il m'a dit qu'il avait revu son ex et qu'il avait envie de se remettre avec elle. Je l'ai regardé et j'ai fait comme si cela ne me faisait rien. Je lui ai répondu que voilà, il avait enfin eu le cran de me le dire et que ce n'était pas si compliqué que ça en fin de compte.
Puis je suis partie et pendant deux mois, je ne l'ai pas vu. Je ne pouvais pas supporter. Cela m'a permis de l'oublier — enfin, c'est ce que je pensais.
Cependant, nous sommes dans le même lycée et nous avons les mêmes amis. Je pense que je retombe dans le même cercle vicieux que l'année dernière. Je ne sais pas quoi faire, car il est hors de question que je perde un ami tout ça parce que je ne contrôle pas mes sentiments.
Pour conclure : le problème quand on oublie, c'est que presque toujours nous pouvons finir par nous en rappeler.
Poème de Pierre de Ronsard
Amour me tue, et si je ne veux dire
Amour me tue, et si je ne veux dire
Le plaisant mal que ce m'est de mourir :
Tant j'ai grand peur, qu'on veuille secourir
Le mal, par qui doucement je soupire.
Il est bien vrai, que ma langueur désire
Qu'avec le temps je me puisse guérir :
Mais je ne veux mon ami requérir
Pour ma santé : tant me plaît mon martyre.
Tais-toi langueur je sens venir le jour,
Que mon maître, après si long séjour,
Voyant le soin qui ronge ma pensée,
Toute une nuit, folâtrement m'ayant
Entre ses bras, prodigue, ira payant
Les intérêts de ma peine avancée.
(J'ai mis le poème au masculin)