
Pourquoi Dieu choisit-il d'avoir un fils aussi beau ? Sûrement parce qu'il est omniscient et qu'il sait très bien que nous sommes mieux prédisposés envers les physiques agréables : voilà la première pensée qui traversa mon esprit lorsque Jésus se présenta à moi, complètement nu, à l'exception d'une petite serviette rouge nouée autour de ses hanches. Ses deux émeraudes en guise de beaux yeux me fixèrent et je ressentis des vagues orgasmiques parcourir tout mon corps : c'était l'extase.
Nous entamâmes aussitôt ce dialogue :
Jésus : Veux-tu caresser mon zizi, s'il te plaît ?
Moi : Fais-le toi-même...
Jésus : Si j'en étais capable, ma fille, je l'aurais déjà fait, depuis le temps que j'en ai envie...
Moi : (fixant ses mains clouées) C'est vrai... Je suis bête... Mais de toute façon, c'est ton problème.
Jésus : Si tu caresses mon zizi, je t'apprendrai une maxime – me dit-il d'un ton un peu enfantin.
Motivée par cette récompense divine, je glissai ma main sous sa serviette et je fis de mon mieux. Pourtant, ce ne fut pas facile : la célèbre figure m'intimidait, mais nous parvînmes finalement à la faire éjaculer.
Moi : La maxime, maintenant.
Jésus : « Forniquez et amusez-vous car la fin du monde est pour bientôt. »
Bien entendu, ce dialogue étrange me plongea dans une grande confusion. Au lieu de me rassurer avec des certitudes comme les religions le font d'habitude, cet appel de Dieu me procurait plus d'inquiétude qu'autre chose. Qu'attendait le Seigneur de moi ? Que je me convertisse au christianisme, sans aucun doute. Mais pourquoi ne pas me séduire de la façon traditionnelle, en me promettant le salut, la vie éternelle ?
Alors ce fut la révélation : omniscient comme il l'est, Dieu savait qu'il ne pouvait pas utiliser l'angoisse de la mort pour m'amener à croire en lui, car depuis longtemps, la hantise de la mort n'était plus la mienne : je l'avais substituée à celle de la vie.
À toute une humanité angoissée par la peur de la mort, Dieu promet l'immortalité. Mais qu'est-ce qu'il pouvait promettre à des personnes angoissées par la peur de la vie ? La mort ! L'apocalypse now, ce qui justifierait toutes sortes de plaisirs et un présent intense.
Le lendemain, avec mon rêve toujours frais dans la tête et mue par une sorte d'euphorie tranquille, je me dirigeai vers l'église la plus proche pour m'inscrire en cours de catéchèse. Je vous laisse imaginer l'agréable surprise qui fut la mienne lorsque je découvris la beauté rayonnante du jeune prêtre en col romain qui devait me dispenser les principes de la foi catholique, romaine et apostolique...