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Relations

L'amour d'un chien abandonné.

Un texte bouleversant de Jim Willis sur l'abandon animal, raconté du point de vue d'un chien fidèle trahi par ses maîtres. Une histoire qui touche des millions d'animaux chaque année.

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Ce texte n'est pas de moi, mais son auteur, Jim Willis, encourage à le diffuser le plus possible pour lutter contre l'abandon abusif des animaux. Et, comme l'auteur le demande, je tiens à faire partager ce texte bouleversant qui m'a beaucoup émue et m'a même fait pleurer.

Comment est-ce possible ?

Quand j'étais un chiot, je vous ai amusé avec mes cabrioles et vous ai fait rire. Vous m'avez appelé « votre enfant » et, en dépit de plusieurs chaussures mâchées et de quelques oreillers « assassinés », je suis devenu votre meilleur ami. Toutes les fois où j'étais espiègle, tu agitais ton doigt vers moi et tu me demandais « comment peux-tu ? », mais après on s'amusait ensemble. Mon éducation a pris un peu plus de temps que prévu, parce que vous étiez terriblement occupés, mais nous y avons travaillé ensemble. Je me souviens de ces nuits où je me blottissais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pouvait pas être plus parfaite.

Nous sommes allés nous promener et courir dans le parc, faire des promenades en voiture, des arrêts pour de la crème glacée (j'ai seulement eu le cornet parce que « la glace est mauvaise pour les chiens », comme tu disais), et je faisais de longues siestes à la maison. Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail, tu t'es concentré sur ta carrière, et tu as cherché un compagnon humain. Je t'ai attendu patiemment, je t'ai consolé après chaque peine de cœur et chaque déception, je ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions et je me suis réjoui lors de tes retours au foyer. Et puis tu es tombé amoureux.

Elle, maintenant ta femme, n'est pas une « personne chien », mais je l'ai accueillie dans notre maison, j'ai essayé de lui montrer de l'affection et je lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureux. Ensuite les bébés humains sont arrivés et j'ai partagé votre excitation. J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais les pouponner aussi.

Seulement, vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser et j'ai passé la plupart de mon temps banni dans une autre pièce ou dans une niche. Oh ! comme je voulais les aimer, mais je suis devenu un « prisonnier de l'amour ». Quand ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami. Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes chancelantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles et m'ont donné des baisers sur le nez. J'aimais tout d'eux et leurs caresses parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes, et je les aurais défendus avec ma vie, si besoin avait été. J'allais dans leurs lits et écoutais leurs soucis et rêves secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.

De « ton chien » à « juste un chien »

Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien et qu'ils te demandaient une photo de moi, tu en avais une à leur montrer dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos. Ces dernières années, tu disais juste « oui » et tu changeais de sujet. Je suis passé du statut de « ton chien » à « juste un chien » et vous vous êtes offensés à chaque dépense pour moi.

Maintenant, vous avez une nouvelle opportunité de carrière dans une autre ville et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers. Tu as fait le bon choix pour ta « famille », mais il y eut un temps où j'étais ta seule famille. J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux. Cela sentait les chiens et chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli la paperasse et tu as dit : « je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui ». Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé. Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre deux âges, même un avec « des papiers ». Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il criait : « Non, Papa ! S'il vous plaît, ne les laissez pas prendre mon chien ! » Et je me suis inquiété pour lui : quelles leçons lui as-tu apprises à l'instant, au sujet de l'amitié et de la loyauté, de l'amour et de la responsabilité, et du respect pour toute vie ? Tu m'as donné une caresse d'adieu sur la tête, tu as évité mes yeux et tu as refusé de prendre mon collier avec toi.

L'abandon au refuge pour animaux

Après votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement depuis plusieurs mois au sujet de votre déménagement et n'aviez rien fait pour me trouver une autre bonne maison. Elles ont secoué la tête et ont dit :

« Comment est-ce possible ? »

Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes chargés le leur permettent. Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours. Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me précipitais en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve, ou j'espérais tout au moins que ce soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver. Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans un coin de la cage et j'ai attendu.

J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée et je l'ai suivie le long de l'allée jusqu'à une pièce séparée, une pièce heureusement tranquille. Elle m'a placé sur la table, a frotté mes oreilles et m'a dit de ne pas m'inquiéter. Mon cœur battait d'anticipation à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement. Le « prisonnier de l'amour » avait survécu à travers les jours. Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété d'elle. Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle et je le sais, de la même manière que je connais votre humeur chaque jour.

Les derniers instants d'un chien abandonné

Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue. J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années. Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.

Quand j'ai senti le dard et les liquides se répandre à travers mon corps, je me suis assoupi, je l'ai examinée de mes yeux doux et j'ai murmuré « comment as-tu pu ? »

Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit « je suis si désolée ». Elle m'a étreint et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j'aille à une meilleure place où je ne serais pas ignoré, ni abusé, ni abandonné, ni aurais à pourvoir moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière très différente de cet endroit. Et avec mes dernières énergies, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon « comment as-tu pu ? » n'était pas dirigé contre elle, c'était à toi, mon maître bien-aimé, que je pensais.

Je penserai à toi et t'attendrai à jamais. Puisse tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.

Note de l'auteur (Jim Willis)

Ce texte est l'histoire de millions d'animaux familiers qui meurent chaque année dans des refuges américains. Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non commercial.

La décision d'ajouter un animal familier à la famille est une décision importante pour la vie, les animaux méritent nos soins, et toute vie est précieuse. S'il vous plaît, faites votre part pour arrêter le meurtre d'animaux et encouragez les campagnes pour prévenir que des animaux soient non désirés.

Copyright Jim Willis 2001.

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frimouss
Christl Frimo @frimouss
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