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Relations

L'amour apaisera-t-il le mal de vivre ?

Des extraits de journal intime sur le mal de vivre et l'attente d'un amour qui apaiserait tout. Boris est le seul à pouvoir raviver cette existence monotone, mais la peur de tout gâcher paralyse.

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« Existe-t-il un remède qui soigne le mal de vivre ? Je ne voudrais pas laisser transparaître de la tristesse dans cet écrit, ce serait de la maladresse. Je ne suis pas triste, seulement blasée, dans l'attente éperdue que la vie puisse me sourire. Aujourd'hui, c'était la fin des partiels. Rémi, Laurent, Justine et moi allons fêter leur fin demain soir dans un pub, normalement, mais ceci m'enthousiasme à peine. Boris et moi, on s'est à peine parlé, pendant une pause entre deux exams : dans le couloir, Rémi, Laurent, Justine et moi discutons. Boris entre dans le couloir, on se regarde, on se sourit, puis on échange vite fait des banalités concernant les partiels. Mais Rémi et Laurent se moquaient de lui... »

Boris, mon premier vrai amour

« Si je suis blasée, si des maux insupportables de vivre me démangent, c'est parce que la monotonie de mon existence m'accable. Je voudrais qu'elle laisse place au bonheur, à la joie. Et ceci pour une raison bien précise : l'absence d'amour. Le seul moyen de raviver cette vie monocorde, ce quotidien blafard, est de connaître l'amour avec Boris. Car même les meilleurs amis, l'accumulation des fêtes, le succès dans les études ne sauraient apaiser les tourments qui me narguent. Je ne peux apprécier ma vie, même les instants les plus anodins, qu'en présence d'une seule personne : Boris. »

Ouvrir les yeux sur mes sentiments

« Je reprends les cours lundi. Il faut que je trouve le moyen, la force d'entreprendre, de prendre en main cette vie sentimentale dissolue. Je ne peux pas continuer à me perdre dans l'attente irraisonnée d'un geste divin. Je ne peux pas me contenter d'imaginer mon magnifique futur en sa compagnie. Je ne peux pas me résoudre à me noyer dans mes illusions dorées, dans mes rêves éveillés blancs d'amour passionnel et d'espoirs latents. »

La peur de déclarer sa flamme

« Lundi. Je lui ai fait comprendre que j'étais aphone. Oui, je fais du chant, ce sont les risques. Chaque jour, je me dis "aujourd'hui, je passe à la phase drague", mais je me prétexte un rhume qui me rendra idiote ou, comme aujourd'hui, une voix qui me fait défaut. En réalité, je n'en ai pas la force, ni le cran, paralysée par la peur de sa réaction, par la peur des désillusions. Je feins l'indifférence si bien alors qu'à l'intérieur je chauffe, je brûle, j'implose. Je me sens lourde. Tous ces sentiments qui errent en moi, se confondent, se perdent, me trompent. Ceci est insupportable, la beauté de ce que je ressens ne veut plus, ne peut plus rester enfermée. Cela dure depuis des mois. Des mois que je le considère comme mon premier VRAI amour. Je m'étais dit au début de cette nouvelle année de fac que, désormais avec les garçons, je ne perdrais plus de temps. Si un me plaisait, je devais foncer. Or, il m'est apparu comme mon premier amour, ainsi je ne pouvais me résoudre à agir sans réfléchir. C'était trop important pour risquer de tout salir en cédant à l'impulsivité. »

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maryne08
Maryne Offday @maryne08
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