
Suite à quelques habiles manœuvres de ta part pour qu'on se retrouve seuls, toi et moi, au cours des derniers mois, j'en suis venue à apprécier ta compagnie, puis à la rechercher et, finalement, à ne vivre que pour ces moments privilégiés. Malheureusement pour moi, arriva le jour où je t'ai déçu, moi que tu avais élevée sur un piédestal, moi que tu croyais sans défauts, moi que tu adulais presque.
Sur le coup, je n'arrivais pas à comprendre le pourquoi d'un soudain rejet de ta part. Et avec du recul, je ne peux me reprocher qu'une seule et unique chose : d'être un être humain comme les autres et d'avoir agi comme tel. Mais tout cela, c'est avec le temps que j'ai pu m'en rendre compte, parce que sur le moment, la seule chose à laquelle je pensais, c'était la douleur à laquelle je devais faire face.
Il y a des douleurs si intenses qu'on préférerait mourir plutôt que de les subir... On a beau s'être fait répéter que le temps permet d'oublier, on sait que c'est faux. Le temps n'a jamais rien effacé. Toutefois, l'amour, lui, permet de panser lentement mais sûrement les blessures du cœur.
En attendant ce moment, voici ce que j'ai trouvé à te dire, ou plutôt à te lancer à la figure :
Tu es entré dans ma vie
Tu es entré dans ma vie
Par une journée ensoleillée,
Pour en ressortir presque aussitôt,
Par une journée de grande tempête.
Tu m'as laissé espérer,
Tu as empli mon cœur d'une joie immense,
Je vivais grâce à toi un rêve éveillé.
Puis, un orage s'est déclenché,
Mon rêve s'est transformé en cauchemar.
Je ne croyais pas qu'un jour je puisse être aussi désespérée.
Sur mon cœur déferlaient d'énormes vagues de chagrin.
Le tonnerre grondait dans ma poitrine.
Sans même que je m'en rende compte, des larmes se sont mises à couler...
Une tempête faisait rage,
Et cette tempête, c'est toi qui l'as déclenchée...
Je t'en veux tellement,
Mais sans t'en vouloir le moindrement.
Parce que vois-tu, malgré tout le mal que tu m'as fait,
Je continuerai toujours à t'aimer,
À t'adorer,
À te vénérer même.
Lorsque je te vois,
Mes poings se serrent au point de me blesser,
Me blesser autant que tu l'as fait,
Mais en même temps, mon regard se fixe sur toi,
Tu m'éblouis toujours,
Et des larmes de rage, mêlées de tristesse, coulent le long de mes joues...