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Relations

Jeu impérieux

Une réflexion poétique sur l'amour : au-delà des mots, un jeu vital entre jalousie, déception et transcendance. L'amour mal compris nous conduirait-il vers notre propre disparition ?

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L'amour, l'utilité de l'existence, la marche de la subtilité humaine par la naissance, est vu par notre main comme une activité ludique sans règle universelle. D'aucuns en définissent des conditions sine qua non à élargir, mais plus on les énumère, plus ces épingles s'éloignent de la lucidité terrestre. La large cohérence, par le sens et l'option suprême de cette discipline apodictique de la fleur vitale. La seule chose au monde qui connaisse exactement les impulsions conceptuelles de la vie, les péripéties ou mœurs de l'existence prénatale. La marque somptueuse de la sanctification, la seule valeur qui jugera la religion par-dessus le temps.

L'amour : bien plus que des mots

Le jeu ne nécessite pas seulement une phrase à l'enseigne de « JE T'AIME », mais bien plus de la compréhension, la maturité, la perspicacité, la tolérance — tant de parfumeries que nous ne trouverons ensemble que chez la grandeur divine. Par moment, cela nous peine d'entendre la barrière se dresser par l'esprit malencontreux d'une tierce personne qui est, ou qui semble, incapable de déchiqueter la jalousie. Qui peut aimer sans éprouver une certaine jalousie ? Est-ce là la lucidité, la limpidité de l'amour ?

Déception et jalousie : les défis de l'amour

Aimer, c'est un monde glorieux, une peine trépidante. Et dame déception, que tout le monde craint de manière subreptice ou occulte, à quoi sert-elle ? Souvent, elle nous convainc de la précarité touffue de ce jeu primordial, de la végétation libératrice, chatouillante. Cet aspect abject et griffu de la candeur est une vitre : à lécher doublement à cause de sa démystification de truculence sourcilleuse. Celui qui n'a jamais été déçu ne connaît pas la transcendance, la fluidité, la tonicité, la suprématie de l'amour.

L'amour peut-il disparaître ?

« Les amours aussi passent », à chanter C. Dion, mais non, aucun amour ne pourra passer s'il est bien défini, soigné, séquestré. L'amour est un, les coups de foudre multiples, les séductions infinies. Les dragons ont disparu par manque de distinction précise du terme amour. Et les hommes, aussi, si nous poursuivons notre périple à confusion, nous rejoindrons les musées et l'on dira de nous ce que nous disons des dragons et des dinosaures.

Peur et respect de l'amour

Je prends une part pour exprimer ma peur face à ce que j'écris à propos de l'amour. Qui suis-je pour pouvoir définir, si pas structurer, l'amour ? Qu'est-ce qui fait que je puisse me permettre de sanctionner ou d'articuler les outils huileux de l'affres des cœurs ? Et si l'amour se révoltait contre moi ? Voilà l'objet de ma peur : que l'amour puisse me priver de cette personne si importante pour mon existence. Je m'imagine devant la furie de cet être, causée par la contre-attaque de l'amour parce que j'ai osé l'opprimer.

La gloire de vivre l'amour ne suscite jamais exactement ce que les hommes attendent de la nature cordiale. Comment pouvons-nous nous permettre de fustiger une scie qui couvre les veines de nos inconsciences ? Le jour où l'amour cessera de molester la terre, elle s'écroulera.

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st antoine de la vuadi
st antoine de la vuadi @st antoine de la vuadi
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