
« Merci Y, t'es vraiment mon meilleur ami ! T'es toujours là pour moi... Et je l'oublierai jamais ! »
Tu m'aimes ? Tu tiens à moi ? Je compte pour toi ? Je suis ton meilleur ami ? Je m'en fous de tout ça, j'en veux pas. Je suis pas ton ami ! Je ne t'aime pas, je t'adore ! Je ne veux pas te prendre dans mes bras pour te consoler. Je veux t'embrasser !
Malheureusement, tu ne le sauras jamais. Tu ne le sauras jamais parce que même si je te le montre, tu ne le verrais pas... Parce que toi, la seule chose que tu vois, c'est lui. Son visage que tu me décris tous les soirs, son sourire qui t'a fait tomber dans cette spirale de l'amour la première fois que tu l'as vu... Je suis gentil, il est beau. Je suis intelligent, il est cool. Je te connais par cœur, il t'intrigue. Je serai toujours là pour toi, il te fait languir. Je te regardais amoureusement avant même que l'on sache ce que ça voulait dire, mais quand m'as-tu regardé dans les yeux pour la dernière fois ?
Je ne peux rien faire contre lui, je le sais. Je suis ton meilleur ami, je le sais. Je me suis battu contre moi-même pour refouler mon amour pour toi, j'ai accepté d'avoir perdu sans même avoir joué. Mais pourquoi ? Pourquoi faut-il que ce soit à moi de te consoler quand il te fait du mal ? Pourquoi faut-il que ce soit moi qui te dise que faire pour le reconquérir chaque fois qu'il t'oublie ? Pourquoi est-ce moi qui vais lui parler pour lui faire remarquer qu'il est en train de perdre ? Mais surtout, pourquoi est-ce que je réussis ?
Chaque fois que tu m'appelles pour me parler de lui, je n'ai qu'une envie : raccrocher... Mais je ne veux laisser à personne le droit de te rendre le sourire. Je veux être là pour toi et même si ça ne passe pas par moi, je veux que tu sois heureuse... Et cela, c'est parce que je t'aime. Je t'aime d'un amour destructeur. Je me détruis de plus en plus à me refouler, mais j'ai le sentiment que personne ne peut te comprendre aussi bien que moi, personne ne sait mieux que moi ce qui te rend heureuse. C'est peut-être pour cela que tu ne voudras jamais de moi autrement qu'en ami.
J'ai mal, je souffre, j'aimerais mourir. Mais pourtant, rien ne peut me rendre plus heureux qu'un seul de tes « Merci Y ». Je sais que le mieux pour toi est que je me taise. Que je freine ce sentiment qui me hante et ne fait que croître en moi. Je pensais vraiment qu'en ne te parlant pas pendant deux ans, je pourrais te reparler sans aucune arrière-pensée... Mais je me suis trompé. Tu es la première fille que j'ai aimée et que j'ai désirée, et ça, je crois que ça restera ancré en moi à jamais. Je pourrais t'oublier, mais tu ne cesseras jamais d'être spéciale pour moi. Alors je ne te parlerai pas de moi. Jamais. Tu ne connaîtras jamais mes tourments. Tu dois me croire assez fort pour recevoir tous tes fardeaux.
Je t'aime d'un amour injuste. Je te donnerai tout sans rien chercher à recevoir. Je t'aimerai sans retour. Et je ne m'en plaindrai jamais.
Et si jamais tu me dis que je te gêne, que je te blesse ou que je ne te sers plus à rien, si un jour tu n'as plus besoin de moi... Je partirai loin, je disparaîtrai et je t'aimerai... De loin.
Voilà, ça c'était il y a 3 ans... C'est marrant comme tout peut sortir facilement maintenant. Cela fait longtemps qu'on ne s'est pas parlé. Même si c'est fréquent, je ne m'y habituerai jamais. Je prends toujours de tes nouvelles sans même que tu le saches peut-être... On m'a dit que celui-là prend soin de toi, et je me dis que tu dois avoir moins besoin de moi qu'avant. Dans un sens, ça me fait plaisir de savoir que tu vas bien. Tu le mérites.
De mon côté, j'ai vécu d'autres aventures, d'autres amours malheureux ou non... D'autres filles ont su te prendre la place principale dans mon cœur, mais (serais-je romantique ?), tu es « X », la première que j'ai aimée et celle qui a su me laisser le plus de bons souvenirs, même si cela n'a été que de l'amitié... Je ne peux donc toujours pas dire que je suis ton ami, je ne suis pas un frère pour toi. Je suis juste quelqu'un qui n'a pas su cesser de te regarder avec nostalgie et tendresse...
Je t'ai aimée. Et même si tu ne l'as pas su, ne l'oublie pas... Moi, je ne l'oublierai pas...