
Je sais que tu ne passeras jamais par ici. Je suis transie d'amour depuis ton premier baiser. Je t'aime comme jamais je n'ai aimé. Je voudrais que tu saches que tu as été le seul qui a touché mon cœur. Je veux que tout le monde sache, même si je ne te le dis pas. Tu me faisais peur en chantant cette chanson : « Au début c'est toujours merveilleux... »
Moi Jane, toi Tarzan, dis-moi ? Non, toi Robin, moi Marianne, et j'ai toujours peur de te perdre quand le prince Jean est là. Je t'ai perdue dans un de mes regards. Dans mes yeux gris clairs, je t'ai vu t'éloigner. Tes yeux bleus que j'aime embrasser et ton corps que j'aime caresser me rappellent chaque jour que tu es dans mon cœur. Malgré les mois qui passent, les heures qui filent, mon amour grandit. J'aime à penser que tu me reviendras... On dit que la couleur n'a aucune importance, mais je peux te dire que ta peau claire me fait peur, et je sais que ma peau métisse couleur du miel t'effraie aussi. J'ai toujours peur que tu t'en ailles avec une autre à la peau plus claire, et je sais que tu as cette frayeur toi aussi.
Je t'ai aimée trop vite, trop fort, et tu n'y es pour rien : c'est la providence, c'est comme une évidence. J'ai envie de te voir, de t'avoir près de moi. J'ai en moi des millions de souvenirs qui s'enchaînent chaque fois. Sans toi, je suis perdue, mais moins qu'avant de t'avoir connue.

Quand tu pars sans rien dire
Tu m'auras fait rêver sans rien dire. Les mots sont ton arc, tes gestes sont tes flèches. Il y a ceux qui me disent : « Mais c'est fini entre vous, ne lui montre pas que t'es triste. » Je leur réponds aujourd'hui que je suis comme une fleur perdue dans les roseaux, qui s'étouffe peu à peu car l'arbuste qui la protégeait est mort.
J'ai le mal de toi. Je ne dors plus la nuit depuis que tu m'as laissée. Toutes les épreuves étaient déjà passées, et tu m'as quittée sans mot dire. Je t'ai appelée et tu m'as dit de t'oublier. Comment veux-tu que j'oublie mes pieds dans la neige, transie de froid près de toi ? Comment veux-tu que j'oublie les mots que tu m'as dits ? Comment veux-tu que j'oublie que je t'aime et que tu tiens à moi ? Je ne peux pas, parce que je t'aime. Parce que tu es ce que je désire pour le restant de mes jours. Parce que j'attends... un enfant de toi ! Et ça, je ne te le dirai pas, parce que sans raison tu ne veux plus me voir, parce que quand je t'appelle tu ne réponds plus...

Je garde espoir qu'un jour
Seule, je le resterai jusqu'à ton retour. Tu es parti, et pourtant je m'éveille dans des sueurs froides d'avoir cru sentir ton souffle dans mon cou, tes bras m'encercler. Je supplie la mort de venir me chercher et de m'emmener dans le jardin d'Éden où je ne penserai plus à toi, amour mortel. Mon dernier souvenir dont je rêve chaque matin, c'est toi fumant ta clope — ton amie éphémère —, ta tasse de café à la main, te retournant doucement, me disant en souriant : « Oh tu es réveillée. »