
"J'ai envie de t'embrasser." Voilà par quoi tout a commencé. Après m'être faite rejeter à deux reprises, l'espoir ne faisait plus partie de mon vocabulaire quand je parlais de Lui. Je crois que tout a changé à partir du bal... Les compliments s'enchaînaient, le surnom de "Princesse" a même fait une courte apparition. Bref, tout ce que j'espérais... Mais pour combien de temps ? Juste le temps d'obtenir ce qu'Il voulait ? Juste une première étape avant de comprendre qu'Il* tenait à moi ?

Un rêve ou une réalité ?
Il me propose de se voir. Une fois avec Lui, rien d'anormal : toujours les mêmes réflexions sur ma taille, toujours les mêmes taquineries. L'espoir n'était toujours pas revenu. Puis, sans comprendre ni comment ni pourquoi, Il me prend dans ses bras. Je tremble. De froid, mais pas seulement — sûrement de peur aussi. Moi dans ses bras ? Oui, moi dans ses bras, et même avec un nombre incalculable de bisous sur la joue. Je ne sais pas pourquoi je ne réagissais pas. Peut-être l'effet de surprise d'un tel revirement de situation. Lui et moi sur ce banc. NOTRE banc. En silence. Lui qui me fixe, ce qui me met plutôt mal à l'aise. Il rompt enfin le silence avec cette phrase : "J'ai envie de t'embrasser." Je me mets à balbutier. Je tremble encore plus. Les larmes montent. Et si je ne voulais plus ? Et si je n'étais pas prête à vivre une nouvelle histoire ? Pas le temps de trouver la réponse qu'Il m'embrasse déjà. Doux. Intense. Magique. Puis la réalité revient avec ses gros sabots. Elle frappe même pas avant d'entrer. Il commence alors à parler pour me dire le contraire de ce qu'Il faisait. Et cette question : "Tu ne m'en veux pas ?" Comment aurais-je pu lui en vouloir ? Les larmes aux yeux, le regard fuyant le sien, la gorge serrée, je finis par chuchoter : "Non, j't'en veux pas." Il* m'embrasse à nouveau.
Trop pour l'oublier, pas assez pour continuer
Mon esprit avait élu domicile dans les nuages. Mon corps au creux de ses bras. Mes lèvres sur les siennes. Ma peau sur sa peau. Ma main dans la sienne. Mon cœur près de Lui. Dans un élan que je n'explique pas, Il était là. Tous les jours. Plus seulement un ami, mais un ami amélioré. Avec toutes les paroles que je n'aurais jamais cru entendre un jour de sa bouche. Puis, après un mois et demi, Il s'est lassé, sûrement de ne pas obtenir ce qu'il voulait. L'indifférence est revenue. Les mensonges. Les belles paroles. Et moi, j'y avais cru. Dur comme fer. Autant dire que les questions sans réponses persistaient. Alors, au milieu de cette nouvelle indifférence de sa part, je me suis perdue. J'oublie. J'essaie d'oublier. Les souvenirs. Nos baisers. Ses textos. Ses paroles. Ses bras. Tout. Mais pas Lui. J'aurais tout donné s'Il me l'avait demandé. Juste parce que c'était Lui*. Et pourtant aujourd'hui, il me faut OUBLIER.