
Allais-je me laisser aller vers la première personne qui ferait ce pas ? Mon patron me fait les yeux doux. "Francis De GBA" était ce que je voulais comme compagnon, mais il pouvait avoir ce don d'être un merveilleux homme, attentionné, etc. Comme aussi il pouvait se comporter comme le dernier des mufles ! Cette instabilité me faisait peur.
Avec "Claude", une histoire d'amitié et de complicité, mais parfois, après une soirée bien arrosée, on jouait aux jeux interdits et le lendemain matin, au premier coup d'œil, c'était le malaise ! N'empêche que le samedi suivant, ça reprenait. C'était confus.
Quant à "Cindi", pour lui, je vibrais vraiment. Après notre rupture, il ne cesse pourtant de me semer le doute. Quand j'ai voulu couper les ponts, c'était impossible. Nos vies étaient trop liées. Il m'arrivait d'en avoir vraiment marre et de mettre les choses à plat, mais il prêtait mes gestes à de fausses interprétations de ma part. Mais pourtant... Et pourtant !!! Au fond, il refusait d'assumer ses sentiments. Et quand il le fait tantôt, c'est pour retourner ensuite dans sa coquille. Je l'aime et il le sait.
Avec "Daniel", c'est toute une autre histoire, surtout de feeling ! La mode, l'art, la peinture... Bref, c'est son monde à lui ! Je l'adore.
J'adore lui causer, il me fait sortir de mes tabous, de mon silence parfois trop lourd, de mes retranchements, de mes conventions : "il explose les barrières et je m'éclate".
On peut passer des heures à se causer, de tout et de rien. Bref, c'est hyper fort avec lui. En vieille sage que je suis, il sait le mieux me compléter, et moi, certainement pour sa vision un peu trop idéaliste de la vie, je le stabilise, je le sécurise.
Il évolue en fonction de ses émotions et une vieille comme moi ne peut que l'aider à s'assagir et réduire ses folies quotidiennes !!
En somme, voilà ce que je mène comme vie !! Pour le moment. Pas des moins banales en tout cas !!
Par une nuit chaude dans les rues de Baila
Quand je ferme les yeux, ce sont des images qui me reviennent.
Il m'arrivait parfois de revenir à des remords, mais la vie continue !
"The show must go on" comme disait une amie.
Quand cela m'arrivait, je me réfugiais dans cette tenue, tout de noir vêtue, cigarette à la main et perdue dans mes pensées. J'arpentais alors ces ruelles plus trop éclairées, mais qui n'avaient plus de secret pour moi tant chaque petite parcelle m'emportait dans un endroit où tous les rêveries et souvenirs s'entassaient.
Je croisais tantôt un visage qui m'était familier que je feignais de ne pas voir, pourtant je n'avais pas envie de papoter ; tantôt c'était un qui savait me charmer et me donner d'autres idées. Une bouche bien pulpeuse, joliment dessinée, dont les baisers ne suffiraient certainement pas. L'une d'entre elles m'avait attirée. L'homme venait à moi et me fixait du regard. C'était un Black bon teint, certainement africain en tout cas. Bien bâti en plus d'être irrésistiblement beau. Plus il approchait, plus son regard était insistant et je tenais plus. Il me dépassa non sans se retourner au moment où moi-même je venais de faire pareil. Je lui adressais ce sourire qu'il attendait. Quelques minutes après, nous étions dans mon lit. Il m'avait proposé de me raccompagner chez moi et je n'avais point refusé. Je l'invitais à prendre un café et de là est parti le coup. Quel homme ! J'adorais ce regard qu'il me servait en plein ébats qui y mettait comme du feu. Presque de la violence dans ses gestes. C'est ainsi que je débutais une idylle avec Mau. Des jours, des mois passèrent et je me disais ouf, enfin ! Alléluia !! Il était temps. Et pourtant quelques mois après, Mau rejoignait les Îles ! Love Island n'est-ce pas ?