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Relations

Elle, Dieu et moi ...

Un an d'illusions, de souffrances et de désillusions amoureuses. J'ai traversé les enfers avant de découvrir la grâce et l'amour véritable. Ce témoignage raconte ma renaissance.

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Maintenant, je suis ici, chez moi, à réfléchir sur ce que j'ai vécu par le passé. Et pourtant, s'il y a bien une chose que je n'aime pas regarder en face, ce sont mes propres souvenirs — ceux qui me donnent un coup dans le ventre et me donnent envie de vomir. Ces souvenirs sont les témoins d'une période que j'ai traversée, dont j'ai souffert, mais qui m'a tant apporté en expérience.

« Lorsque la femme enfante, elle est dans l'affliction puisque son heure est venue ; mais lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de son accablement, elle est toute à la joie d'avoir mis un homme au monde » (Jn 16,21).

Après tout, n'ai-je pas connu une sorte de renaissance ? J'ai donné vie à un moi plus heureux, mieux dans sa peau, sûr de sa foi et de ses pensées. Mais à quel prix ! Un an d'illusions, de désillusions, de fausses certitudes et de souffrances. Alors pourquoi me rappelle-je cette période que je hais remémorer ? Parce que je ne peux nier que la grâce m'a touché uniquement parce que je n'étais qu'un puits de souffrance...

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Quand tout a basculé : mes échecs amoureux

Au début, je ne voulais pas forcément être amoureux. Quelle idée ! Ce genre de choses n'est pas pour moi ! Je suis jeune et je veux délirer encore longtemps ! Et puis il y eut une fille — que nous appellerons la Première — qui vint chambouler ma vie. C'est vrai qu'elle était belle... Je me suis retourné intérieurement vers elle... Ah, l'insouciance de la jeunesse ! Penser que l'on peut tout cueillir facilement, même le cœur de l'autre... La déception fut amère. Mais — et ce point va influer sur les jours à venir — le refus fut brutal et insultant. C'est mon ego qui en pâtit le plus. Tellement qu'il se scinda en deux parties distinctes mais liées.

À mon plus grand malheur, j'étais devenu une sorte d'être schizophrène, partagé entre un côté bon et un côté mauvais. Ce dernier fut le plus omniprésent, cherchant la vengeance contre la Première. J'en vins même à lui donner un nom : Sayn...

Quelques mois plus tard, ce fut une autre fille vers qui mon cœur se tourna. Cependant, cela ne dura pas longtemps, car un refus que j'avais pressenti se présenta. À mon plus grand malheur, j'avais encore d'infimes mais torturants sentiments pour la Première, entretenant ma part d'ombre qui gâchait mon existence sans que j'y puisse quelque chose.

Et puis vint la Troisième. Cette fois, j'en étais sûr : ce serait elle qui m'apaiserait et remettrait un peu d'ordre dans mon âme... La chute en fut d'autant plus douloureuses. De plus, troublé, j'avais cru que ma part d'ombre avait disparu parce que la Troisième m'avait accordé un refus doux et moins douloureux... Erreur. Sayn était toujours présent, assombrissant mon existence que, épuisé, j'essayais de rendre joyeuse... Les jours furent sombres, tellement sombres que je ne m'en rendis même plus compte... J'avais perdu la foi et ma joie de vivre. Je n'étais plus le même.

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Comment mes amis et ma foi m'ont sauvé

Heureusement, j'avais encore quelques raisons de tenir debout, de croire et d'espérer une lumière que j'avais oubliée. J'avais encore des amis fidèles qui me soutenaient et me faisaient oublier mon tracas devenu quotidien. Ceux-là, mes quatre Compagnons, je ne sais pas s'ils savent tout ce qu'ils représentent pour moi et tout ce qu'ils m'ont apporté... C'étaient et ce sont toujours des frères, qui m'ont soutenu et empêché de défaillir et tomber dans les ténèbres.

Et puis, une autre lumière, d'abord étouffée par le désespoir et des âneries ésotériques, refleurissait jour après jour, lentement, inexorablement : ma foi en Dieu et son Fils Jésus-Christ. Cette foi, qui me faisait espérer en des jours meilleurs, cette foi qui me maintenait quelques forces, c'est elle qui m'a sauvé.

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Quand l'amour et la grâce ont brillé

Dimanche 2 avril 2006. Quelques jours après un voyage scolaire à Paris, où j'ai craint tant de choses qui, fort heureusement, ne se sont pas déroulées, je me prépare de nouveau à partir. Je vais en effet aller en tant qu'animateur, pendant trois jours, à un stage de prière organisé par ma tante, qui est vouée au Seigneur. Trois jours avec des enfants, des prières, et mon malheur, me disais-je avec un esprit neutre. Neutre car tellement blessé et surpris, qu'il ne voulait plus l'être à nouveau.

Et puis... Étrange ! Moi qui ne m'intéressais pas aux personnes de mon âge présentes, et encore moins aux filles, je me suis senti poussé, encouragé vers l'une d'elles... Christel... Ah, quelle douceur ! Ce sentiment étrange qui m'envahissait peu à peu, comme une source qui commençait à couler en moi, cette sensation que je ressentais à chaque fois que nous nous faisions des petits signes discrets à travers les fenêtres, quand je portais mes yeux sur elle, oubliant toutes mes salissures endurées pendant un an...

L'amour. Il était là. Jésus me l'avait offert. Et le soir, Elle et moi étions « officiellement » amoureux l'un de l'autre. Joie ! Bonheur ! Alléluia ! Gloire à Dieu ! Le bonheur m'était enfin connu.

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Ce que j'ai appris de ce parcours

Et maintenant, pour le mot de la fin... À vrai dire, je ne sais pas tellement quoi vous dire. À part peut-être que, sûrement, aimer sans l'être en retour n'a rien de positif. Peut-être aussi qu'avec l'Amour, on apprend l'Absence de l'être aimé, mais aussi un bonheur sans bornes, infini, inépuisable.

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Alexis Sayn @alexis-sayn
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