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Relations

De l'autre coté...

Un témoignage bouleversant sur la rupture amoureuse vue par celle qui part. Après 3 ans de couple, elle raconte les 6 mois de lutte intérieure avant de prendre la décision de le quitter.

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Il me dit que je ne peux pas le comprendre, que je ne peux plus le comprendre...

Il me dit qu'il souffre, et je m'en excuse... Mais c'est ainsi, j'ai dû prendre cette décision inévitable. Cela peut sûrement paraître aberrant, mais je l'ai fait pour son bien...

Voilà 3 ans que nos deux vies étaient liées... Et voilà 2 mois que nous sommes séparés...

Je souhaite écrire cet article pour montrer aux gens de mon côté, ainsi qu'à ceux qui souffrent... Que cette solution, on n'en est pas fière... J'aimerais qu'une bonne fois pour toutes, ils nous comprennent. Car on a beau leur expliquer encore et encore pourquoi le cœur a ses raisons que la raison ne comprend pas, et pourquoi il nous a fallu partir...

Pourquoi j'ai choisi de partir après 3 ans de couple

Je suis partie parce qu'il le fallait. Je me devais de le lui dire, c'était trop important. Il fallait lui annoncer que mes sentiments étaient partis. Il m'était impossible de jouer la comédie. Je n'aime pas les faux-semblants, et c'est pour ça que je lui ai annoncé la mauvaise nouvelle.

« C'est fini. »

Si seulement il y avait eu une autre voie pour résoudre le problème, je l'aurais empruntée. Mais j'ai mis 6 mois pour accepter l'inacceptable... J'ai mis 6 mois pour enfin m'avouer qu'il n'y avait plus d'espoir... Alors qu'il ne me dise pas que je n'ai rien tenté ou que je ne tente plus rien aujourd'hui... Car j'ai déjà tout tenté, j'ai déjà tout donné... Je n'ai rien fait de mal. J'ai juste voulu y croire jusqu'au bout, mais je souffrais. Il ne l'a pas compris, il ne m'a pas aidée. Pourtant j'ai tiré des centaines d'alarmes, je sais qu'il les a entendues, mais il n'a pas voulu accepter l'idée.

Pendant 6 mois, ma raison et mon cœur se sont battus. L'un me disait de partir, l'autre me disait qu'il y avait encore une chance. Dans mon corps, il y a eu une lutte sans merci, une lutte qui m'a achevée.

Le courage de choisir sa propre vie

Jusqu'au jour où j'ai décidé que je ne devais plus avoir mal, que je devais avancer. Certes, ma vie allait continuer sans lui, mais il le fallait. Sinon, j'en serais morte.

Oui, morte. Nous vous avons précédés, vous qui croyez mourir en ce moment. Vous nous avez laissés mourir, vous nous avez fait endurer nos plus grosses souffrances... Celle de mentir à quelqu'un de cher, celle de se mentir à soi-même.

Vous allez dire : mais pourquoi mentir ? Parce qu'on vous aimait. Parce qu'on préférait souffrir plutôt que de vous voir souffrir.

Ça peut paraître insensé, mais dans le fond, on vous aimera toute notre vie. Vous serez dans notre cœur pour toujours, parce que vous nous avez donné l'envie de croire, de vouloir mieux. Alors que vous, plus tard, vous nous oublierez, parce qu'on est ceux qui vous ont fait mal.

La réalité après la rupture

Et si vous croyez qu'après ça, on revit... Détrompez-vous... C'est sûr, à partir de maintenant, on est les mieux lotis, mais la vie n'est pas joyeuse pour autant. Car on a dans la tête, toujours l'idée qu'on vous fait mal...

Alors nous acceptons vos derniers souhaits, tout en sachant que vous aurez mal à nouveau. Vous nous demandez de rester amis, alors nous le restons. Pour nous, pour vous, c'est dur. Nous, nous souhaitons une amitié normale ; vous, vous voulez toujours plus. Vous n'admettez pas que c'est fini. Alors on se comprend encore moins, on s'engueule encore plus, on se détruit encore...

Vous souhaitez que nous nous revoyions, nous acceptons, parce qu'on fait assez mal comme ça. Même si on vous prévient que ça risque de ne pas être plaisant, parce que vous allez nous regarder, vouloir nous toucher comme auparavant, mais cela sera impossible, et vous souffrirez à nouveau...

Quand rester amis devient impossible

Nous vous laissons gérer l'après-rupture. Vous jurez que c'est pour votre bien, que vous souhaitez rester en contact, et l'on essaie d'y croire avec vous...

Mais au bout d'un moment, on accepte, et on vous annonce la triste vérité, parce que nous avons le recul pour nous rendre compte que pour l'instant ce n'est pas possible. Car vous ne pouvez pas avancer, vous restez attachés à vos souvenirs, à nous.

Encore une fois, nous vous faisons mal, nous nous faisons mal. Alors cette fois-ci, on prend les choses en main. Vous nous avez tant appris, vous êtes tellement importants pour nous. 3 ans, ce n'est pas rien. Aimer, ce n'est pas rien...

Mais pour l'instant, il n'y a pas d'autre choix. Alors on vous laisse, on s'efface mutuellement de la vie de l'autre... On se dit au revoir... à jamais, à bientôt, l'avenir nous le dira...

En attendant, on recommence à faire mal...

À toi...

Grégory, je te dédie ce mot, même si je sais que tu ne le liras jamais. Tu n'aimes pas les gens qui racontent leurs pensées. En tout cas, sache que tu seras en moi à vie. Et que je m'excuse de t'avoir fait mal. Mais qu'un jour, tu te rendras compte que c'était pour ton bien.

J'aimerai toujours nos souvenirs, et toi avec, mais le passé est le passé.

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maindelempereur
maindelempereur @maindelempereur
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