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Relations

Coup de foudre impossible

Un coup de foudre à l'université, une relation interdite et beaucoup de sentiments : le récit d'une expérience amoureuse intense et douloureuse.

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Premier jour à l'IUT, je ne connais personne. J'observe les gens autour de moi, m'imprégnant de ces nouveaux visages et de ces lieux qui seront le décor de mes deux prochaines années d'études. Arrivée en salle d'examen pour un faux test, une sorte de bizutage organisé par les deuxièmes années avec les profs. C'est là que je le vois, assis à deux places de moi. Qui ? Je ne sais pas, sans doute un deuxième année vu son large sourire et son air malin face aux professeurs, un complice dirons-nous. Je ne peux pas arrêter de le regarder, de détailler sa tenue, d'admirer les traits de son visage. Je ne le connais pas, mais lorsque son regard effleure mon visage, je ne peux m'empêcher d'avoir cette boule au ventre.

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La journée passe, je ne revois pas le bel inconnu. Une soirée d'intégration est organisée le soir même ; bonne fêtarde que je suis, j'accepte tout de suite d'y aller ! Arrivée au point de rendez-vous, je l'aperçois et une bouffée de chaleur m'envahit. Pendant la soirée, je n'ose pas lui adresser la parole, simplement quelques mots et boutades pour afficher ma présence. La semaine qui suit est longue ; ces apparitions furtives au quotidien ne font qu'accélérer les battements de mon cœur et la circulation de mon sang. Son attitude montre qu'il ne me voit pas et qu'il ne se souvient certainement pas de moi. Le dernier matin de la semaine, je l'aperçois dans les bras d'une jeune fille et la terre s'effondre autour de moi. Je passe le week-end à ressasser ces images : lui, elle... Je n'arrive pas à croire qu'une autre que moi puisse le toucher, sentir son odeur, une autre alors que moi, je ne le connais même pas. La semaine suivante commence dans le même état d'esprit que s'est terminée la précédente. Jusqu'au jour, jusqu'à cette fameuse soirée.

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Nouvelle soirée organisée, à plus petite échelle : nous ne sommes qu'une dizaine. Mais peu importe le nombre puisqu'IL est là. Dès le début, nous nous rapprochons ; les autres personnes présentes font leur soirée d'un côté du feu de camp pendant que nous, de l'autre, nous apprenons à nous connaître. C'est comme une évidence, tout montre que nous sommes faits l'un pour l'autre, tout sauf un détail. La fille, la copine, sa copine. Cependant, alors que les autres nous laissent finir notre soirée ensemble, il se rapproche. Je sens sa main se balader sur mon dos. Le vent se lève, il pose délicatement sa veste sur mes épaules. Il est temps de rentrer, nous commençons à nous éloigner du feu, quand soudain il m'étreint tendrement. C'est à ce moment-là que nos lèvres se touchent pour la première fois. Sous un ciel étoilé, mon cœur s'emballé. Mais ma raison m'a rattrapée. Il ne pouvait pas être mien, et je ne pouvais pas être sienne. Du moins, c'est ce que je croyais.

Il me raccompagne chez moi et se comporte comme un vrai gentleman. Je décide de le laisser monter jusqu'à mon appartement, tendresse et caresses sont au rendez-vous. Mais encore une fois, la raison a pris le dessus en lui rappelant qu'il est en couple, et il décide de partir brusquement. Je m'endors peu de temps après ce départ si soudain. Au réveil, tout me revient comme un choc : la soirée, lui, le feu de camp, les baisers et les caresses... Je cours dans la salle de bain pour vomir, submergée par ces hauts de cœur incessants. J'ai mal, je souffre, et pourtant il va falloir continuer d'avancer. La journée se déroule dans le chaos total, je suis complètement perdue. Le deuxième jour après la soirée, le même état d'esprit perdure. Trop submergée par les émotions, je craque et m'effondre dans les bras d'une camarade de classe, devenue l'une de mes plus belles rencontres de l'année et une de mes plus importantes confidentes. Troisième réveil après la soirée, dernière journée avant le week-end. Je l'aperçois enfin après trois longues journées sans nouvelles. Mais à cause de nos emplois du temps respectifs, nous n'avons le temps que d'échanger quelques mots, juste le temps de lui dire que je ne vais pas bien.

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C'est alors que je décide de lui envoyer un message le soir. J'obtiens son numéro par une connaissance commune et lui envoie un long texte expliquant que je n'arrive pas à passer à autre chose et que la soirée m'a beaucoup marquée. Sa réponse : "J'ai une copine...". Je suis furax. Après tout ce qui s'était passé, c'est tout ce qu'il trouvait à me dire. En colère, je vais me coucher. Le lendemain, aux alentours de midi, nouveau message : c'est LUI. Le message de la veille venait de sa copine qui était tombée sur mon message. S'ensuit une longue conversation où il m'expose très clairement que j'ai "mes chances" avec lui. J'étais aux anges. Oui, j'étais aux anges, mais ce que je ne savais pas, c'est que par la même occasion, j'étais très naïve. Pendant plusieurs semaines, nous avons vécu une relation fusionnelle : moi folle amoureuse de lui, lui dans un dilemme, elle ou moi. J'ai cru, j'ai cru qu'il allait la quitter pour moi, mais au fur et à mesure que l'on se voyait, il trouvait des excuses pour m'expliquer pourquoi ils étaient toujours ensemble. Je ne le comprenais pas. Il mentait et faisait des pieds et des mains pour venir me voir, mais il ne la quittait pas. Je ne peux pas penser qu'il venait juste assouvir ses besoins naturels puisque je m'opposais fermement à avoir toute relation sexuelle avec lui tant qu'il serait avec elle.

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Aujourd'hui encore, je ne le comprends pas. Il revient me voir de temps en temps, en toute amitié, comme s'il ne s'était jamais rien passé. Sa copine sait mon existence et sait ce qui s'est passé (en partie) mais ne se résout pas à le quitter. Malgré le fait qu'il se soit moqué de moi, je ne peux que vous mentir si je vous dis que je ne ressens plus rien pour lui. Un coup de foudre, ça ne peut pas s'effacer. Que ce soit dans le bonheur ou dans le malheur, cela laisse toujours une marque. C'est un passage de votre vie que je ne pourrai jamais nier. Oui, je l'ai aimé, dans l'illégalité, mais oui, je l'aimais. Et ce que je ressens pour lui n'est peut-être plus de l'amour à l'état pur, mais ce n'est pas de la simple amitié. Non, il est rien et tout à la fois. Après tout ce qui s'est passé, j'ai cru ne jamais pouvoir me relever. Se dévouer entièrement à une personne demande beaucoup de soi-même. Mais il faut garder espoir. Aujourd'hui, je suis tombée sur le coup de foudre qui se finit plutôt mal. Mais un jour, j'aurai le coup de foudre, et cette fois-ci, ce sera avec le "Happy End"...

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funcky-duck
Juliiie Moii @funcky-duck
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