
Je m'appelle Alizée, j'ai 17 ans. Lui s'appelle Simon et va avoir 18 ans au mois de juillet. Nous nous sommes rencontrés à Singapour, où nous avons vécu, lui 7 ans et moi 3. C'était en septembre 2003. Je rentrais en seconde et lui redoublait. Dès le premier jour, il m'a fascinée. C'était LE redoublant, le beau brun ténébreux et rebelle que toutes les filles rêvent d'embrasser... On a appris à se connaître, tout doucement. Puis un jour, nous avons déjeuné ensemble. Ça a été le coup de foudre pour moi...
Le lendemain, une amie a organisé une soirée où nous nous sommes rendus ensemble. C'est durant cette fête que nous nous sommes embrassés pour la première fois. La première semaine ensemble fut étrange mais merveilleuse en même temps, comme toute histoire d'amour qui commence. Nous avions décidé mutuellement de ne pas passer trop de temps ensemble pour consacrer du temps à nos amis respectifs. Mais nous nous rendîmes compte assez rapidement que ce n'était pas possible : nous avions besoin d'être ensemble, le plus souvent possible.
Malheureusement, les vacances de la Toussaint sont arrivées et, comme nous avons chacun voyagé de notre côté, nous ne nous sommes pas vus durant les deux semaines que duraient les vacances. Nos retrouvailles furent explosives, le lundi au lycée. À la fin de la semaine, il est venu le samedi soir chez moi alors que mes parents étaient sortis. Ce soir-là fut le plus beau de ma vie... Je vous laisse imaginer pourquoi 😉. Après cette soirée, nous ne nous sommes plus quittés. Nous passions nos journées en cours assis l'un à côté de l'autre, nos soirées et nuits à nous téléphoner, et nos week-ends à sortir ou autres... Nous avons passé de très beaux moments ensemble et vécu des choses inoubliables.

Notre séparation à distance : l'épreuve de l'amour
Malheureusement pour nous, notre bonheur devait prendre fin, et plus tôt que nous ne l'attendions... En effet, dès le mois de juillet, nous avons dû nous quitter : lui allait habiter en Éthiopie, là où son père avait été muté... Et moi, je retournais en France, le contrat d'expatriation de mon père étant terminé...
Je l'ai accompagné à l'aéroport le jour de son départ. Ce fut un moment de tristesse, d'adieux... Finalement, il est parti. Une fois revenue chez moi, j'ai laissé tout mon chagrin et ma douleur s'exprimer, se libérer, car à ses côtés je n'avais pas pu verser une larme pour ne pas gâcher ce dernier moment que nous passions dans les bras l'un de l'autre.
Je regardais la bague qu'il m'avait offerte quelques mois plus tôt avec amour et tristesse. Ce jour-là, on était chez lui et il m'a tendu une boite dans laquelle se trouvait la plus belle bague, car elle était remplie d'amour, de tendresse et de sacrifice... Oui, pour me l'offrir, mon cœur s'était privé... Il avait économisé l'argent de ses repas pour pouvoir m'offrir cette bague... Ça peut vous faire rire, mais moi, ça me donne les larmes aux yeux de savoir que quelqu'un tient à vous au point de se priver...
Notre retrouvaille : l'espoir d'un amour éternel
Ainsi, depuis le 7 juillet 2004, nous ne nous sommes toujours pas revus... Les e-mails et lettres se succèdent, même si parfois ils peuvent prendre des mois pour arriver. On se téléphone également de temps en temps, mais les communications sont très chères. Alors nous attendons ce moment où enfin nous nous retrouverons.
Ce moment, c'est dans 1 semaine. Il arrive jeudi matin et je serai à la porte d'arrivée de l'aéroport pour l'accueillir, le prendre dans mes bras et l'embrasser. À ce moment-là, je lui chuchoterai à l'oreille que je l'aime et que plus jamais on ne se quittera.
À toi je rends hommage Simon, mon cœur, mon bébé, mon amour, l'homme qui m'a donné le sourire, la joie de vivre et l'amour. À toi Simon, qui m'a appris bien plus que n'importe qui et qui m'a aimée plus qu'on ne m'a jamais aimée.