
J'ai vécu 2 ans avec une demoiselle de 17 ans dont les parents se sont empressés de me la laisser dans les pattes avec une autorisation parentale me permettant de ne pas être considéré comme un pervers avec détournement de mineur. Je n'avais pas bien saisi pourquoi, mais la suite aurait dû me mettre la puce à l'oreille ! Je n'ai pas vu les signes avant-garde... J'étais saisi à 33 ans de la crise de la quarantaine, vous savez ce besoin de se prouver à soi-même que l'on n'est pas perdu pour l'humanité, que l'on peut encore plaire et que notre virilité est bel et bien en super méga forme.
Elle était jeune et mignonne, certes, avec les qualificatifs d'une nymphette blondinette au cul doré dont elle savait consciemment bien jouer. Elle est tombée amoureuse de ce brun ténébreux, style latino lover, que j'étais et que je suis toujours malgré tout. Elle a très vite vu en moi le potentiel financier que pouvait lui rapporter l'homme de sa vie. Et moi, comme un con fini, je me laissais « bluffer » par ses manigances et sa comédie à répétition. Qu'est-ce qu'on peut être con parfois, nous les mecs, lorsqu'on est sous le charme d'une demoiselle. Non ?

Quand l'amour rend aveugle et crédule
L'amour est aveugle, ou rend aveugle, ou rend crédule tout simplement ? Car en tout cas, oui, j'ai vraiment été crédule pendant le temps de l'espérance. J'ai vainement espéré que la situation pouvait changer, que le pire venait de moi... et bah non, rien de rien.
Sexuellement, avec ses 18 ans elle en voulait plus et encore plus. Elle me voulait seul à elle, toute seule, alors qu'elle savait que j'étais, lorsqu'elle m'a connu, en instance de me remettre avec mon ex. Elle me harcelait téléphoniquement au travail par jalousie maladive. Elle voulait déjà un enfant de moi, une famille, une maison, une voiture, une télé... Une belle vie conformiste quoi, alors que je n'étais pas certain d'avoir fait le bon choix.
Je dirai même que ma tête ne voulait pas que je vive seul, mais mon cœur ne ressentait pas cette flamme qui brûle au fond de nous lorsque nous sommes réellement amoureux. Je suis même parti en Espagne, au Sud, parmi les chèvres, dans une petite ville paumée dans l'espoir que tout aille mieux entre nous. Mais peu à peu, ma crédulité s'est estompée.
Une descente aux enfers par amour
Je me rendais peu à peu compte que je venais de perdre les liens que j'avais avec ma famille. Qu'elle avait fait en sorte de couper les ponts avec tous mes amis – et surtout mes amies – et tout ça soi-disant par amour. Une longue descente aux enfers par amour. Mais pas la sublime chanson de Diam's ! Non, celle-ci était faite de luxure mais sans culture, sans intelligence, sans véritable passion, un délit kama sutranesque jusqu'à l'écœurement ! Il faut le faire, non ?
C'est évident que mes ennemis étaient pleins de haine, eux qui ne connaissent dans leur vie seulement que les positions fondamentales de notre culture européenne politiquement correcte dont le terme cunnilingus leur échappe totalement, au risque de paraître trop laïques aux yeux de leur fausse innocente compagne.
Rebondir après une relation toxique
Je reviens depuis la fin août 2006 de mon périple espagnol où j'ai tout laissé matériellement (sauf mon VTT) et financièrement (surdetté). Je renais peu à peu de mes cendres en me persuadant que l'amour ne m'y reprendra plus et que je vis très bien ma solitude. Mais croyez-moi, nous ne sommes pas faits pour vivre seul.
J'ai repris les liens avec ma famille, quelques kilos de muscle, une certaine hygiène de vie, le sourire... Et l'espoir de trouver un jour la femme de mes rêves.
« Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort. » Merci Nietzsche ;)