
Tout ce dont je me souviens, c'est un soir de match et une nuit en boîte. Cette nuit-là, je m'en souviendrai pendant longtemps. Toute la nuit dans tes bras, autour de moi. Ce soir-là aussi j'y avais cru, mais tu m'avais dit qu'il était trop tôt. Je te comprenais. Cela faisait au maximum deux semaines qu'on se connaissait.
Pourquoi cet amour me cause-t-il tant de douleur ?
La semaine d'après, c'était match. Je m'étais dit que je t'en parlerais mais je n'y suis tout de même pas arrivée. À chaque fois que je me voyais dans tes yeux, j'avais de plus en plus de mal à sortir mes mots. Normal, puisque je ravalais mes larmes ! Si tu savais le nombre de mouchoirs que j'ai utilisés lorsque je suis allée aux toilettes ! Mais aussi par après, lorsque je suis arrivée chez moi après que tu m'as raccompagnée. Heureusement que mes parents n'étaient pas là et que mon frère dormait à poings fermés ! Ils n'ont pas pu entendre mes pleurs de douleur, de souffrance, d'amour que je n'ai pas réussi à te dire.
Pendant longtemps, je ne t'ai pas donné de mes nouvelles. Il faut dire que toi non plus ! Pour ma part, la douleur m'en empêchait. Pour ta part, je n'en sais rien du tout ! Maintenant que je peux à nouveau avoir de tes nouvelles, tu fais comme si tu n'étais pas là. Les seuls moments où tu "es là", il y a des blancs dans notre conversation. Des blancs aussi grands que les crevasses les plus profondes des glaciers !
Depuis quelques temps, tu es au courant de l'amour que j'ai pour toi. Et tu es toujours aussi fermé qu'une huître protégeant sa perle ! Le seul moment où j'ai réussi à savoir ce que tu pensais de tout ce que je t'ai dit, c'était ce soir. C'est aussi le moment où tu m'as fait le plus mal, où tu m'as sûrement le plus brisé le cœur. Mal par tes mots qui ne me disaient pas la vérité. Brisé par le fait que tu ne veuilles pas me voir.

C'est toi qui me fais souffrir.
Je ne voulais pas jouer avec ton cœur.
C'est toi qui as brisé le mien.
Je voulais juste ton sourire.
Mais tu m'as donné les larmes.
Je voulais juste ton bonheur.
Mais tu m'as donné de la douleur.
L'incohérence de tes paroles et de tes actes

C'est également cela que je ne comprends pas. Cette incohérence entre cette phrase et tout ce qui a suivi. Peut-être m'as-tu trouvée trop entreprenante ce soir-là ? Je ne l'aurais sûrement pas été si je n'avais pas entendu cette phrase. Ou aussi si je n'avais pas vu les yeux de tes amis qui étaient au courant de tes "projets". Il aurait peut-être mieux fallu que je fasse comme les trois singes ce soir-là : sourde, aveugle et muette !
Pourquoi est-ce que j'y crois encore, malgré toutes ces larmes versées ? Pourquoi est-ce que je crois qu'il n'y a pas que de la timidité là-dessous ? Pourquoi est-ce que je t'aime toujours autant ?