
Un beau jour, alors que l'on sort comme d'habitude après les cours avec son meilleur ami, qu'on va comme d'accoutumée boire un verre avec lui au café, que l'on discute de la journée et de choses plus ou moins sérieuses, il arrive un moment où on le regarde en face et qu'on l'entende parler sans plus vraiment l'écouter. C'est là que l'on se dit : je suis amoureux. Ce genre d'histoire arrive souvent, ça arrive comme ça, sans prévenir.
Avant cela, je me croyais hétéro. Je regardais les filles comme tous les garçons ou presque, ce qui n'est plus mon cas actuellement. Cela va bientôt faire un an que je l'aime comme un fou, mais je ne sais pas comment le lui dire... Je ne reste pas inactif pour autant : j'essaie de faire passer des idées par l'humour. De cette façon, il les reçoit bien et les enrichit parfois. Si l'on prenait notre humour au premier degré, cela pourrait vouloir dire qu'il est lui-même comme moi et qu'il m'aime aussi. De plus, il n'est jamais sorti avec une fille et n'a jamais vraiment parlé de ces choses-là sérieusement avec moi... Je garde espoir, mais en aucun cas je ne veux le brutaliser ou lui faire du mal. Et pourtant, j'aimerais tant pouvoir conclure cette histoire par une phrase du style « et ils vécurent heureux »...
Un amour qui peut toucher tout le monde
Par cet article, je veux dire que cela peut arriver à tout le monde, des histoires comme celles-ci. Même à vous qui pourriez être homophobes ou intolérants, car l'amour frappe souvent là où on l'attend le moins. Moi, j'aurais préféré tomber amoureux d'une fille, si j'avais eu le choix.
Peut-on choisir qui l'on aime ?
Je voudrais dire à ceux qui sont homophobes que l'on ne contrôle pas ses goûts. Si l'on aime un homme plutôt que n'importe quelle femme, c'est un peu — pardonnez-moi la comparaison — comme si l'on aimait le riz plutôt que les pommes de terre : ce sont des choses qui ne se contrôlent pas. Lorsque l'on aime quelqu'un, il est difficile d'expliquer pourquoi. On a tendance à répondre : parce que cette personne est belle, parce que j'aime bien sa façon de penser... Comme on le dit, l'amour rend aveugle, et l'on trouve forcément belle la personne que l'on aime.
L'homosexualité n'est pas une anomalie
Tout cela pour conclure que l'homosexualité n'est pas une anomalie, surtout dans un monde où la notion de normalité n'existe pas vraiment.