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Relations

Aimer c'est souffrir

Un récit personnel et bouleversant sur les blessures de l'amour. De l'euphorie des premiers instants à la douleur de la rupture, une plongée brute dans les émotions d'un cœur brisé.

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L'amour : le plus beau sentiment du monde

L'amour : voilà le plus beau mot du monde, le plus fabuleux. Parce que lorsque l'amour est partagé, c'est si beau, si doux, tellement magnifique que par moments, on aimerait pouvoir stopper le temps pour profiter éternellement de cet instant précieux. Celui où l'on est dans le creux des bras de l'autre, où l'on se sent si bien. Ce moment est si parfait que parfois, on a envie de pleurer de bonheur.

Une utopie fragile

Mais le problème, c'est que l'amour est une utopie. Ce sentiment est trop fragile et il n'est jamais sincèrement partagé. Même la personne qui croit aimer l'autre, au fond d'elle-même, ne l'aime pas : tout trahit en elle la peur de l'autre. Car l'amour est une confiance aveugle ; la jalousie montre que vous n'aimez pas l'autre, et le fait de ne pas être jaloux, que vous n'en avez rien à faire.

Une drogue dangereuse

L'amour est le plus dangereux des sentiments car il est comparable à une drogue. Parfois, on a peur de montrer ses sentiments à l'autre car on va l'effrayer, il va s'enfuir car on va lui en donner trop. Si on se laisse aller parce qu'on est bien, c'est une erreur, et cette erreur, on la fait lorsqu'on est véritablement amoureux.

C'est à ce moment que commence la descente : l'autre te jette, on a besoin du contact de l'autre, de sentir son regard, sa main contre votre joue. Même des instants insignifiants vous paraissent alors magnifiques : lorsque vous passiez votre tête au-dessus de la sienne pour jeter un coup d'œil à sa lecture, c'était bon ces deux secondes où vous sentiez son odeur, les senteurs de son parfum. Ensuite, elle vous regardait avec un petit sourire, lorsque vous étiez seul face à face et que vous croyiez en la réciprocité des sentiments.

Le poids des souvenirs après une rupture

Le plus dur, c'est au début quand on se rappelle des premiers instants de bonheur partagés. Notre premier baiser sur cette musique qu'on entendait rarement à la radio et qui maintenant, comme par malheur, passe au minimum une fois par semaine. Le manque de chance, c'est que si elle passe lorsqu'on est heureux, on devient malheureux, et si elle passe lorsqu'on est malheureux, on a envie de se laisser crever.

Les autres souvenirs reviennent en vague : notre première nuit d'amour. C'était bon, c'était terriblement doux, c'était chaud, c'était bien, quoi... La chanson qu'on a passée (pourquoi est-ce qu'on a mis de la musique quand on faisait l'amour ? C'est complètement idiot, plein de chansons que j'aimais, je n'arrive plus à les écouter).

La chute

C'est pas fini, c'est là que la chute est « comique ». La fille, une semaine plus tard, se trouve un autre gars. Encore, j'ai de la chance dans l'histoire : avant, le gars, je le voyais tous les jours, mais il s'est cassé de mon bahut, donc je les ai pas réellement vus ensemble. Mais vu que j'ai de la chance, je vais en avoir jusqu'au bout.

Une semaine après qu'ils soient ensemble, je fais un tour dans les cafés pour faire une enquête sur des produits d'hygiène. Je laisse le plus grand café à deux copains, je vais à deux autres, je termine les miens. Les deux autres clampins, eux, n'ont toujours pas fini, donc je me dis que je vais me coltiner l'étage. Et bien sûr, ça rate pas : ils sont là tous les deux, ils se tapent la discute.

J'ai horriblement mal mais je me fais une raison, je prends sur moi, je ne dis rien. Je vais même leur dire bonjour et je vais jusqu'à leur faire mon enquête.

Tourner la page après une rupture

Une semaine plus tard, ça casse avec son nouveau gars. Pendant qu'ils étaient ensemble, j'ai essayé de changer, je me suis dégoûté d'elle, j'ai presque réussi à tourner la page. Vu que je suis un peu sadique, j'ai même été jusqu'à lui donner des conseils pour qu'elle retourne avec son gars. Mais manque de pot pour elle, ça marche pas.

Moi, de mon côté, je suis sûr que ça va mieux : j'arrive même à lui téléphoner pour prendre de ses nouvelles. Je l'emmène dans un coin que je trouve magnifique et que je m'étais promis de lui montrer avant qu'on casse. Je n'ai plus aucun sentiment pour elle, mes journées ne sont plus que bonheur, j'ai toujours le sourire aux lèvres.

Là où j'ai pas assuré, c'est qu'un matin où j'étais pas encore réveillé, encore à moitié endormi, mes yeux se sont posés sur elle. Et là, les souvenirs sont remontés à la surface, des trucs qu'on a pas envie, mais qu'est-ce qu'on y peut ? On se fait une raison mais rien à faire, c'est plus fort que soi, ce sont des sentiments, c'est plus puissant que notre raison...

L'amitié après l'amour : une illusion

Le problème, c'est qu'on s'est rapproché d'elle, on lui a passé des coups de fils de copain, on l'a fait marcher un peu pour la déconner... Et alors, elle est redevenue une bonne copine. Dans sa tête, tout va bien dans le meilleur des mondes, mais elle vous voit triste. Alors vu que c'est une amie, elle vous demande pourquoi.

Toi, t'es pas con, t'anticipes sa réaction : si tu lui dis que tu l'aimes encore, tu vas te faire rembarrer, et tu vas encore souffrir. Donc tu lâches l'affaire, tu donnes une réponse vague et évasive, tu lui dis que t'as besoin de voir de nouveaux horizons (sous-entendu, t'as plus trop envie de la voir, ça fait trop mal). Mais elle a pas vu ou veut pas voir que le problème, c'est sa présence continuelle qui te fait mal.

Ou alors elle en a rien à foutre, c'est pas son problème de toute façon, c'est pas elle qui souffre. Qu'est-ce que ça peut lui foutre ? Et merde, il se prend pour qui de croire qu'il pouvait m'aimer comme ça ? Non, là je divague, je rajoute des trucs pour la faire paraître plus méchante pour que ce soit plus facile pour moi. Mais le résultat est quand même là : elle veut savoir pourquoi t'as un coup de déprime.

Alors tu vides ton sac mais tu dis pas que tu l'aimes – ça, ça fait trop souffrir de le dire quand c'est pas partagé – mais juste qu'elle te plaît toujours, et que voilà, c'est dur mais t'essayes de tourner la page. Elle te répond : « TOURNE la page. »

T'as compris le truc, de toute façon je me faisais pas de bile, mais tu vois qu'elle a perdu une partie de sa compréhension qu'elle n'avait pas avant. C'est vrai, j'ai oublié qu'elle n'était pas compréhensive et qu'elle me reprochait des trucs. En fait, elle n'était pas si bien que ça, elle devait bien avoir d'autres défauts. Elle n'avait pas confiance en elle mais ça c'était mignon, c'était une mégère mais j'en avais rien à foutre. De toute façon, à la fin je souffrais, c'était vachement dur.

L'issue : accepter et avancer

Bon, je vais essayer de la terminer, mon histoire. Donc « TOURNE la page », mais le pire, c'est pas ça, c'est que maintenant y a un autre connard qui lui tourne autour. Moralité : j'ai plus que deux jours à tenir, après je ne vais plus la voir pendant trois mois et demi.

En plus, de temps en temps je l'entends dire : « Vivement l'année prochaine, je suis pressé de voir les admissions parallèles. » Moralité de l'histoire : c'est la fin de l'année, ça fait un mois que j'ai pas bossé sérieusement. Comme c'est parti, je risque de planter mon année. Vu le prix, ça fait chaud aux couilles, surtout que je dois encore la rembourser à la banque. Mais c'est pas grave car en ce moment, j'en ai marre de tout. Tout ce que j'ai envie de lui demander, c'est qu'elle se trouve pas un mec avant deux jours. J'en ai marre, ça va être chaud.

Ne plus jamais tomber amoureux

Bon, la moralité de l'histoire, je la tire pour moi. Si vous voulez, vous pouvez la transposer pour vous. Renaud, ne tombe plus jamais amoureux. C'est que des emmerdes et c'est tellement dangereux, le mal que ça fait, que le jeu n'en vaut pas la chandelle.

C'est triste mais toutes les belles histoires ont une fin pleine de larmes et de sanglots, alors pourquoi s'embêter avec un truc tout pourri qui te fera de toute façon plus de mal qu'il ne t'apportera de bonheur ?

MERCI la miss, grâce à toi j'ai écrit un beau recueil de conneries, mais le plus beau c'est pas vraiment ce qui est dit mais sa provenance : mon cœur.

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reno
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