
Bref, ceci est un bout de prose un peu métaphorique où les phrases prennent un sens différent selon l'interprétation du lecteur.
Les murs effondrés
Les murs se sont écroulés depuis bien longtemps
Viens, brisons les pierres et enterrons-les
Et faisons de la terre récoltée
Le monde qui monte et tourne gentiment
De nos pauvres cerveaux éberlués
Puisons l'image et le mot, l'inspiration
Accroche-toi à la plume de l'oiseau fée
N'entends-tu pas la rage de l'eau en fusion
La quête intérieure
Respire, regarde, oublie la panique
Écoute les silences vagues entre les voix
Laisse glisser tes rêves vers la note magique
Elle ne sera utile que pour toi
On n'a pas oublié ce que l'on est
C'est juste le vent qui l'a recouvert
De ces bouts du temps écrasés
Ne reste que les larmes tombées dans la terre
L'atmosphère terne
Dors et danse sans crainte avec le vide,
Demain il sera toujours contre toi
Les murs se sont écroulés je crois
Mais l'atmosphère reste terne et insipide
Ferme les yeux, laisse aller tes mains
L'obscurité n'est là que pour cacher
Les bombes qui tombent sans fin
Sur ce tapis de sang maculé
Regarde au loin la vie se coucher
Bientôt obligée de ramper sous le sol
On se protège de demain dans nos camisoles
Mais demain ne pensera plus aux rires hallucinés
Le serpent et le bourreau
Les scénarios qu'ils ont écrits n'étaient pas pour les bons acteurs
Le serpent finit toujours par s'échapper, étonné l'homme meurt
Ils ont utilisé les mots pour ne pas avoir peur de leurs erreurs
Le bourreau dort mieux, il n'est plus que l'expression de la terreur
Parés dans leurs costumes de foi, ils croisent le fer et la croix
Mais les miracles ne poussent pas sur un sol de plomb
La lumière ne se crée pas dans l'explosion
Confondre croyances et connaissances n'était pas un très sage choix.
Puissance et noirceur
Puissance et noirceur se fondent avec une terrible douceur
L'enfant roi n'a plus peur, son trône est armé contre l'extérieur
La forteresse tombe, le ciment de la peur ne retient plus ses pierres
Les murs se sont écroulés mais la nuit les fera renaître de la terre
La musique et l'écho
La chute sans fin de l'oiseau sans aile, vide, rien, peur, recherche élégance du toucher
Profondeur de la note qui virevolte
Rebondit avec toute la grâce qu'elle dispose
Elle se fait élément, fuit les océans
Pour danser avec les ruisseaux.
Le vent n'écoute plus, il pleure
La lame de la perfection a déchiré les contours de ses nuages,
La musique provoque, s'enfuit et se cache
Revient de peur de ne pouvoir repartir
D'un seul coup, elle s'accroche, se trouve et grandit
Effrayée par son ombre elle s'étend, se répand, se déchire
L'enveloppe se développe, gronde sournoise et éclate de rire
Se moquant ouvertement de son comportement désabusé
De son rythme indécent
De son tempo provocateur,
De son ton sensuel,
Toujours l'énergie semble se puiser dans l'écho,
Elle voit le miroir de son futur avant qu'il ne lui renvoie son image,
Elle repose en équilibre sur un fil résonnant,
Son poids fuit la gravité, elle n'est que le reflet d'un rêve en noir et blanc,
La main imprime l'âme du musicien sur les ondes du ciel
Et les rend aussi légère qu'un ange au réveil
Le cœur vidé dans l'abîme de ce rêve.
On s'arrête toujours un peu avant d'avoir atteint le but parce que le moment le plus délicieux, c'est celui qui précède l'achèvement de sa volonté.
L'homme et le vent
L'homme divague sur le dit vent
Il n'écoute plus, de suite il se rend
L'œil fatigué de ne plus s'ouvrir,
Recrée l'image comme il l'entend.
La masse d'âme glisse sans bruit sur les rails,
L'inertie de l'ennui propulse les flots de la salle,
Les hommes étonnés de leurs armes par la taille
S'en serviront pour fleurir leur propre dalle
Les apprentis angelots
Les voyant jouer avec leur faucheuse personnelle
On constate qu'il ne leur manque que les ailes
Petits apprentis angelots, le démon souffle trop fort pour eux
Dans les tréfonds de leur cerveau, la consommation sert de deuxième hypophyse, et lentement les hypnotise
Il est loin le temps de l'instant originel
Toute magie a fui le monde depuis que l'on sait la terre ronde
Un abîme de bruit dans un puits de silence
Une octarine mordorée et chatoyante de mille crépitements
La boîte de Pandore
De jeunes loups en colère se mordant encore la queue
Effrayés, encore un instant par leur reflet dans leur miroir
Tantôt excités et apeurés, presque déférents envers leur futur savoir
Remuant l'inconnu du bout du pied, à peine, de peur de voir surgir ce qu'on attendait
Hennissant contre les problèmes éthiques alors que tout est mesure
Ne comprenant pas que tout ce qui est possède son contraire
Ignorant la dualité du monde, il fonce dans l'excès
Ouvrant la boîte de Pandore sans préparer son cerveau, comme elle
Il fut surpris, épouvanté, et laissant s'échapper sur sa propre planète
Tous les maux humains, il s'enfonça dans ce qu'il connaissait, sa raison...
Les êtres de cristal sont nos amis, nous, et leurs cris se perdent dans la mouvance infinie de l'univers et se mêlent à la trame purpurine de ce qui est...
Tantôt repu et tantôt vide en étant plein
Vers la connaissance universelle
Nos âmes sourdes murmurent une mélopée transcendantale
Reflet étouffé de ce qui est la mélodie de l'univers
Palpitant en haut de la plus grande montagne, l'esprit humain s'apprête à prendre son essor
Afin de s'envoler vers un lac pur et miroitant d'une sérénité majestueuse
Une onde limpide et curieuse, et ainsi, embrasser la connaissance d'un univers totipotent de possibilités, de consciences, de vies, de parallèles, de boucles, de fractales encore imperceptibles
Du gros et gras ver terrestre, il sera alors propulsé au rang de papillon cosmique et ira butiner les fontaines de la connaissance
L'enthalpie colorée de nos vibrations
L'enthalpie colorée de nos vibrations me laissait entrevoir le paradoxe démentiel dans lequel l'esprit humain s'enferme
Rivières glacées des âmes chaudes, particules de vibrations
Bête furieuse sage, Ange Déchu, porteur de lumière des ténèbres
Noir éclatant, dans la lumière est le noir, l'ombre est source de lumière
Aveuglante obscurité, la lumière aveugle, l'ombre révèle les détails et repose l'œil
Ne suivez pas la lumière, rappelez-vous les papillons qui se brûlent
Écoutez le chant des étoiles et le hurlement des grands courants intergalactiques
Entendez la montagne chanter quand le vent la caresse
Sentir les vibrations des éclairs dans une tempête d'été.