
Ce livre retrace la vie d'un petit groupe de jeunes Japonais vivant à Tokyo dans les années 70. L'un des personnages est l'auteur lui-même et cette autobiographie romancée nous plonge dans ces années mouvementées. Entre sexe, violence et drogue, le jeune écrivain parle sans tabou.
Bleu presque transparent s'est vendu à 1 million d'exemplaires en seulement 6 mois. Il a décroché deux prix, dont le prix Akutagawa, et fut adapté en film en 1980. Déconseillé aux plus jeunes.
Commentaires des lecteurs
"La claque ! Vraiment dur ce roman de Murakami, tellement dur qu'on ne sait pas trop où il veut en venir. On se drogue et on copule dans tous les sens, c'est crade et puant, et pourtant, tel certaines nouvelles du grand Buck, ça suinte de poésie, de naïveté. Cette nonchalance \"hard\" adolescente nous rappelle qu'il y a forcément un autre côté du miroir... Au Japon comme ailleurs, les anges aux ailes crâmées par l'acide ne vivent pas longtemps."
"Cet ouvrage est une preuve sanglante que les mots sont une belle mais incisive arme, il est dommage que peu de gens savent aussi bien s'en servir."
203 pages, traduit du japonais par Guy Morel et Georges Belmont.

Roman dans la continuité de Bleu presque transparent, montrant toujours ce Japon des bas quartiers, sa génération perdue et totalement désabusée.
Commentaire d'un lecteur
"S'il y avait eu un seul livre... Un seul qui puisse parler de la cruauté de notre monde, de sa sauvagerie mais aussi de sa beauté, ce serait celui-ci. \"La guerre commence au-delà de la mer\" est un livre décalé, dérangeant où chacun peut ou non se retrouver. Des dizaines d'interprétations différentes sont possibles."
195 pages, traduit du japonais par Claude Okamoto.

Ken a 17 ans ; nous sommes au Japon en 1969. Cette année-là, les Beatles sortent Yellow Submarine et la jeunesse se révolte contre la guerre du Vietnam. Le jeune garçon a un rêve : celui de faire un festival dans sa ville de province. Il veut y mélanger le théâtre, la musique et le cinéma avec des mises en scène comme il en voit dans les magazines sur les manifestations américaines. Mais lorsque l'on a 17 ans, pas un sou, un désir de mélanger musique rock, films occidentaux dont on ne connaît que les noms et du théâtre, rien n'est simple. Surtout que Ken souhaite aussi la plus jolie fille de Sasebo, en nuisette transparente, pour présenter l'ouverture de son festival.
Un mélange d'ironie et d'humour sur l'adolescence, sa rebellion et ses envies. Très bon livre, accessible à tous.
Extrait présentation de l'éditeur
"Murakami raconte ses souvenirs de lycéen en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d'un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, il décrit les péripéties d'une adolescence mouvementée allant toujours à l'essentiel : le désir, la révolte, l'amour. Je n'ai pas renoncé au rêve d'une fête qui n'aurait pas de fin."
Commentaire d'un lecteur
"Entre rock'n'roll, contestation politique, chahut et premiers émois amoureux, tel est le quotidien du héros de ce roman, à la fin des années soixante. Pétri d'humour, doux-amer, ce livre se lit comme on regarde le magnifique film de Klapisch, Le Péril jeune, avec passion."
252 pages, traduit du japonais par Jean-Christian Bouvier.

Kyoko n'a que 4 ans lorsqu'elle perd ses parents et part vivre chez son oncle et sa tante, à proximité d'une base militaire américaine.
L'été de ses 8 ans, elle rencontre José, un GI, qui à la base est un danseur. José va lui communiquer sa passion en lui apprenant à danser. Puis il rentre à New York en laissant son adresse à la fillette.
L'année de ses 21 ans, Kyoko est décidée à retrouver José. Elle s'envole pour New York, pour une nouvelle vie et de nouvelles rencontres.
Kyoko est l'OVNI parmi les livres de Murakami. Ici, pas de violence, de drogue et de sexe, pas de truands et d'êtres sans morale, mais une jeune fille généreuse, gentille, obstinée et enthousiaste.
Commentaire d'un lecteur
"On parcourt cette aventure à travers le regard des différentes personnes qui ont croisé le chemin de Kyoko. Le contraste entre ces différents personnages contribue à faire apprécier le caractère et l'attitude de cette jeune Japonaise que rien n'arrête. Sa détermination et sa gentillesse font de ce livre une source d'espoir et de bonne humeur malgré la gravité des thèmes abordés. Lire Kyoko est aussi délicieux que d'observer une libellule danser à la surface d'un étang."
227 pages, traduit du japonais par Corinne Atlan.

Une jeune fille a été tuée à Tokyo de manière étrange. Kenji a 20 ans et guide les touristes la nuit dans Tokyo à la découverte des lieux de plaisirs. Son client ce soir s'appelle Franck, il est américain et a un comportement parfois étrange. Peu à peu, Kenji se méfie, commence à avoir peur et même sa petite amie ne peut le calmer, il en devient paranoïaque. Pour lui, aucun doute, Franck est le meurtrier.
"Dans ce roman court et percutant, Ryû Murakami dresse un tableau précis, terrible, de la réalité japonaise, d'hommes et de femmes qui se tuent au travail, de lycéennes qui se prostituent sans avoir besoin d'argent, de familles déchirées et d'universités sans pitié."
Commentaires des lecteurs
"Roman menant le lecteur à la découverte des quartiers chauds de Tokyo à un rythme de terreur croissante. Sentiment constant de flotter entre la réalité sociale japonaise et la violence démente d'un des protagonistes de l'histoire. Ce livre tient le lecteur en haleine jusqu'à lui couper le souffle."
"On peut lire ce livre comme un polar très efficace. Néanmoins, cette lecture s'avérerait bien réductrice : l'intrigue est surtout prétexte à une dénonciation de la vacuité morale de la jeunesse japonaise tokyoïte actuelle, prête à tout vendre (corps compris) pour un peu d'argent. Par conséquent, dans un tel climat, l'ambiguïté morale règne... C'est pourquoi ce livre excellent doit être réservé à un public très averti."
280 pages, traduit du japonais par Corinne Atlan.

C'est l'histoire de deux jeunes Japonais que leur mère abandonne dans une consigne automatique, à la manière d'un paquet de linge sale. Mais ils survivent et en tirent leur force. Kiku et Hashi, chacun dans leur domaine, vont montrer à la société comment deux de ses victimes peuvent devenir deux de ses bourreaux.
Ce roman est souvent considéré comme le chef-d'œuvre de Murakami, étant plus abouti que Bleu presque transparent mais conservant tout de même la noirceur et la poésie de son auteur.
Commentaire des lecteurs
"Le destin de ces deux \"frères\", dont le départ dans la vie fut pour le moins traumatisant, nous conduit dans un Japon décalé. Les ingrédients du roman noir (sexe, violence...) tissent la trame d'une histoire hors du commun. On est loin des cerisiers en fleurs ou du calme d'un temple hindouiste de la littérature classique japonaise. C'est un Japon, qui oscille entre tradition et occidentalisation, qui éclate ici au gré de la \"vie\" des deux frères. Datura !!!!!"
"À lire absolument, une baffe assurée !!!! La nouvelle littérature japonaise ne fait pas dans la demi-mesure. Écrit 2 ans avant l'attentat au gaz sarin du métro de Tokyo, ce livre donne une vision de l'état de crise de nerf avancé de la société japonaise."
521 pages, traduit du japonais par Corinne Atlan.
Ce sont 6 des 11 livres de Murakami parus en France (la suite dans un autre article).
Ces livres sont de la collection Picquier Poche.