
Ravi Kalra : de champion de Taekwondo à guide des âmes
Ravi Kalra est un homme hors du commun qui a dédié toute sa vie au service de l'humanité. Par la grâce karmique, j'ai eu l'opportunité de rencontrer cet homme à la vision cosmique qui fait vibrer toute l'Inde.
Une mission divine assignée en 2004
En 2004, lors d'une vision cosmique, Dieu lui assigne la mission de sauver les âmes perdues en Inde. À cette époque, il ne comprend pas encore le sens profond de cette vision surnaturelle. C'est à travers une vie dédiée à la méditation qu'il découvrira sa véritable mission sur terre : redonner espoir aux abandonnés et guider les âmes de ceux qui décèdent tragiquement.
Ancien champion de Taekwondo et professeur de cette discipline dans plus de vingt pays, Ravi Kalra a abandonné sa ceinture de champion poids lourd pour se consacrer entièrement à l'humanité.
Laissant derrière lui sa prestigieuse vie de champion qu'il dit ne pas regretter, un peu comme Gautam Buddha quittant son palais royal, Ravi s'est consacré à devenir un ambassadeur de bonne volonté.
Comment Ravi Kalra est-il devenu Karma Yogi ?
Dans le but d'approfondir sa vision karmique, Ravi rejoint les enseignements du Karma Yogi, une doctrine du Yoga axée sur la poursuite d'actions de bonne volonté et d'amour pour l'humanité. Ce qui conduit Ravi à pratiquer le Karma Yoga ces années-là, c'est sa quête de compréhension cosmique dans sa nouvelle mission terrestre.
En attendant l'onction divine, en 2004, il consacre son temps dans les temples et les ONG au service de l'humanité. Fin 2004, Ravi est finalement visité par des messagers divins qui lui révèlent son rôle et lui ouvrent les portes de l'au-delà. Comme un guide spirituel, Ravi doit accompagner vers l'au-delà les âmes en quête de paix éternelle. Les messagers lui accordent également la capacité astrale de communiquer avec les morts au-delà de notre monde.
Comment fonctionne l'ONG TESF ?
En 2008, avec l'aide des messagers divins, il fonde le lieu qui abriterait tous ces mystères astraux : l'ONG TESF (The Earth Saviours Foundation) voit le jour sans aucun financement extérieur.
Aujourd'hui, TESF est le foyer de plus de 145 personnes abandonnées : des personnes atteintes de déficiences mentales, des personnes âgées abandonnées, des femmes victimes de viol, des orphelins... Pour nourrir davantage son Karma, Ravi Kalra sillonne chaque nuit la capitale New Delhi à la recherche des personnes abandonnées et de celles qui sont décédées.
Comment Ravi guide-t-il les âmes vers la paix éternelle ?
Ravi Kalra, qui a la capacité d'échanger avec les âmes décédées, prie continuellement pour les morts afin de les guider sur la voie de la paix absolue. J'étais curieux de savoir ce que tous désirent après la mort ; avec sagesse, il parle de paix éternelle. En Inde, la transmigration de l'âme reste une question complexe.
Beaucoup de personnes, particulièrement celles qui y croient vraiment, se retrouvent déconcertées face à la question de savoir si elles doivent revenir à la vie une seconde fois, et si c'est un choix. Ravi Kalra apporte des réponses à toutes ces interrogations. Basé sur son expérience, de nombreuses âmes qu'il a guidées vers l'au-delà ont choisi de mettre fin au cycle de l'existence pour retrouver un repos céleste.
Reconnaissance et défis de TESF
Cette ONG unique en son genre est sous les projecteurs depuis des années, accueillant des délégations du monde entier et recevant des dons des quatre coins de la planète. De nombreux dignitaires indiens comme l'ancien Président Abdul Kalam se sont intéressés à ce travail d'une grande générosité. L'ONG attire également des étudiants étrangers, généralement européens, qui viennent y effectuer des stages.
Le travail qu'accomplit TESF est exceptionnel et Ravi Kalra en est le cœur. En 2013, l'État a vendu la propriété qui accueillait tous ces démunis bénéficiant de services vitaux gratuits à un riche promoteur qui a déjà posé les premières pierres de son projet.
À plusieurs reprises, l'ONG a été forcée de quitter la propriété, mais la force divine qui anime tout ce monde en a toujours décidé autrement. En septembre 2013, une marche de solidarité a été organisée à Delhi pour soutenir Ravi Kalra, rassemblant de nombreux dignitaires et une grande délégation étrangère.
Quel est le travail quotidien de Ravi Kalra ?
Depuis 2008, Ravi Kalra a incinéré et pratiqué les rituels funéraires pour plus de trois mille âmes abandonnées, dont un Sud-Africain atteint du VIH et un Congolais porté disparu pendant plusieurs jours. Un travail d'amour que Ravi accomplit sans relâche. La police de Delhi est l'un des plus grands fournisseurs d'âmes perdues ; pour toutes les personnes qu'ils ramassent dans les rues, Ravi est invité à pratiquer les derniers rites.
Le Gurukul : école gratuite pour les défavorisés
L'ONG dispose d'une école, le Gurukul, une école gratuite reconnue par le gouvernement qui accueille plus de trois cents élèves issus de familles pauvres. L'école bénéficie du soutien de volontaires étrangers qui y enseignent. Ce qui a particulièrement retenu mon attention, c'est que ces élèves du Gurukul parlent un anglais très soutenu, bien différent de ceux qui fréquentent des écoles de luxe. Cela m'a permis de comprendre que ceux qui œuvrent pour le salut de l'humanité le font avec amour et sincérité.
Jia Nari Niketan : centre pour femmes victimes de violences
TESF comprend également un centre de soutien et de réinsertion pour les femmes victimes d'agressions sexuelles, le Jia Nari Niketan. L'ONG continue de se battre pour fournir à ces femmes les moyens de commencer une nouvelle vie.
Une vie de simplicité et de dévouement
Ravi Kalra a complètement transformé sa vie. TESF est sa maison, c'est là qu'il vit avec sa famille, au milieu des abandonnés. Pendant des années, l'ONG a souffert de problèmes d'électricité car elle ne pouvait pas payer ses factures. Je crois que les services publics devraient être gratuits pour ce genre d'initiatives ; malheureusement, ce n'est pas le cas en Inde. Le problème d'électricité a été définitivement résolu après qu'une délégation européenne a fait don de panneaux solaires.
Les démunis de TESF vivent en communion ; on y trouve une solidarité exceptionnelle. Des personnes qui étaient autrefois mentalement détachées ont été aidées par le personnel soignant de l'ONG et les psychologues ; ils forment désormais le bras droit de Ravi Kalra. Ils prennent en charge ceux qui ne peuvent pas se déplacer, et se soignent mutuellement.
J'ai échangé avec un démuni qui fut un grand homme d'affaires et qui a tout perdu après avoir été victime d'une importante arnaque financière. Cet homme travaillait dans une entreprise de vêtements ; il dit qu'à l'époque, il exportait ses vêtements jusqu'en Afrique du Sud. Quand cet homme regarde Ravi Kalra, il dit : « J'étais un grand exportateur de vêtements, mais tous les vêtements que je porte aujourd'hui viennent de cet homme qui est un dieu. Je suis souvent ému quand je vois son apparence simple. Je ne l'ai jamais vu changer de pantalon ». Ravi a un style simple, un pantalon marron et une chemise blanche que l'on voit tous les jours. C'est le reflet d'un homme qui ne vit plus que pour le salut des autres.
Le devoir céleste : rites funéraires et paix éternelle
Ravi Kalra n'oublie pas son devoir céleste ; chaque nuit, il se rend au centre crématoire Shamshan Ghat dans le sud de New Delhi, qu'il décrit comme le lieu du Dieu Shiva, pour offrir un dernier rituel aux morts en attente de crémation, afin de leur ouvrir un chemin vers la paix éternelle. Après la crémation, il pratique ensuite l'Asthi Visarjan, un rituel qui consiste à déverser les cendres des morts dans les eaux sacrées du fleuve Gange, qu'il verse dans la rivière Yamuna. Cette pratique n'est effectuée que par des spirituels éclairés qui connaissent les chemins de la mort.
Défis continus et espoir
L'ONG est encore à ses débuts ; il arrive que certaines personnes âgées décèdent entre leurs mains, et par manque d'une morgue, les corps sont gardés à côté des vaches, qui sont considérées dans la tradition hindoue comme des animaux sacrés, afin de les préserver.