Image 1
People

Les Malagasy le 7 février 2009

En 2009, Madagascar sombre dans la crise : manifestations sanglantes, coup d'État en mars et renversement du président Ravalomanana.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image d'illustration

Qu'est-ce qui a provoqué la crise politique de Madagascar en 2009 ?

Durant les premiers mois de 2009, Madagascar traverse une période d'instabilité majeure. De violentes manifestations éclatent contre le président Marc Ravalomanana, accusé de diriger le pays avec autoritarisme et de gaspiller les ressources publiques. Ces protestations font environ cent morts et culminent en mars avec l'intervention d'Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo destitué en février. Soutenu par l'armée, Rajoelina organise un coup d'État qui renverse le gouvernement en place.

Le coup d'État du 17 mars : déroulement et réactions internationales

Le 17 mars, le président Ravalomanana démissionne et remet le pouvoir à l'armée avant de s'enfuir en Afrique continentale. Un « directoire militaire » transfère rapidement le pouvoir à Andry Rajoelina, qui devient chef de l'État. Cependant, la communauté internationale refuse de reconnaître ce nouveau gouvernement, le considérant comme illégitime. Madagascar subit des conséquences diplomatiques graves : exclusion de l'Union africaine et de la Communauté de développement de l'Afrique australe.

Comment les négociations internationales ont-elles tenté de résoudre la crise ?

Les accords de Maputo et le partage du pouvoir

En août, des médiateurs internationaux dirigés par l'ancien président du Mozambique Joaquim Chissano réunissent les quatre leaders malgaches – Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy – à Maputo. Un accord de partage du pouvoir est signé le 9 août, prévoyant un gouvernement d'union nationale et des élections dans un délai maximum de quinze mois.

Marc Ravalomanana, reconnu coupable d'abus de pouvoir en juin, bénéficie d'une amnistie. Les négociations se poursuivent en fin août pour la répartition des portefeuilles ministériels, mais sans succès. Andry Rajoelina nomme alors unilatéralement un gouvernement d'union nationale, ce qui suscite des critiques.

Les accords d'octobre et novembre : un consensus fragile

Le 6 octobre, un nouvel accord est conclu sur la répartition des postes ministériels. Rajoelina peut conserver la présidence à condition de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentiales. En novembre, un accord supplémentaire confirme Rajoelina à la tête de l'État, assisté de deux co-présidents issus d'autres mouvances politiques, tandis qu'Eugène Mangalaza reste Premier ministre.

Cependant, le 20 décembre, Rajoelina rompt l'accord de sortie de crise en nommant par décret un colonel à la tête du gouvernement et en annonçant l'organisation d'élections législatives avant le 20 mars 2010.

Quels ont été les impacts économiques et sociaux de la crise de 2009 ?

La crise politique affecte gravement l'économie malgache, particulièrement le secteur du tourisme. Le chômage augmente rapidement et la population souffre de cette période d'instabilité politique et économique prolongée, confrontée à une incertitude croissante sur l'avenir du pays.

As-tu aimé cet article ?
romy
romy @romy
1 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...