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Le calvaire de Guillaume Depardieu

Victime d'une infection nosocomiale, Guillaume Depardieu doit être amputé. Il évoque son calvaire, l'acharnement thérapeutique et ses pensées suicidaires.

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Accident de moto : le début du calvaire

Sept ans se sont écoulés depuis cet accident de moto. Guillaume a dû subir 17 opérations à la jambe droite, dont certaines n'étaient pas nécessaires selon lui : elle fonctionnait normalement à l'époque de l'accident, même si elle était coupée dans le sens de la longueur. Dès lors, il se dit victime d'un véritable acharnement thérapeutique de la part des médecins qui l'ont suivi.

Maladie nosocomiale : une infection contractée à l'hôpital

Mais le plus dramatique est ailleurs : l'homme a contracté une maladie nosocomiale (une infection contractée au cours d'une hospitalisation). « Au bout de la quatrième opération, je me suis chopé un staphylocoque doré et un autre à la cinquième, je suis un échec patent. » L'acteur, âgé de 32 ans, compte même poursuivre l'État et l'hôpital français où la maladie a été contractée.

Amputation et poursuites judiciaires

Cette infection l'oblige aujourd'hui à se faire amputer. Depardieu prévoit d'entamer des poursuites d'abord en France, puis devant la Cour européenne une fois cette amputation effectuée. Selon lui, les infections contractées en milieu hospitalier découlent « de négligences et d'une volonté thérapeutique complètement désuète. Les médecins croient pouvoir tout combattre avec les antibiotiques. Quand je vais à l'hôpital public, je suis censé avoir des garanties. » Le fils de Gérard Depardieu devrait être amputé de la jambe « d'ici un mois, on ne peut plus rien faire ».

Souffrance et pensées suicidaires

« Aujourd'hui je vis un calvaire, je pourris lentement. Je suis tous les jours sous morphine... » Interrogé par VSD sur son avenir, Guillaume Depardieu avoue penser sans détour de plus en plus au suicide, une question de dignité selon ses propos. « Je suis une réaction ambulatoire. Tous les gens sensibles sont extrêmement forts. Pour ma fille de deux ans et demi, je me dois d'être là. Après, je fais ce que je veux... »

Courage Guillaume, nul n'est à l'abri de ce problème chronique du monde des hôpitaux. Souvenez-vous de Jean-Luc Lagardère il y a peu...

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jpoli
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