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La Japanimation selon Hayao Miyasaki

Découvrez Hayao Miyazaki, le génie du Studio Ghibli surnommé le Walt Disney nippon. De Nausicaä au Voyage de Chihiro, explorez l'histoire d'un maître de l'animation.

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Qu'est-ce que le manga ? Origines et caractéristiques

Le terme manga signifie originellement « images dérisoires » ou « esquisses rapides ». C'est une forme de dessin sur papier, souvent en noir et blanc, venue du Japon.

Le mangaka, celui qui les dessine, publie une quinzaine de pages par semaine. À ce rythme, il réalise en deux mois un manga de 200 pages ! Lorsqu'un manga papier a du succès, il est adapté à la télévision sous forme de série. Vient ensuite le film d'animation qui nécessite une équipe d'élite et un budget important. Le graphisme est d'une très haute qualité (25 images/seconde), comparable aux dessins animés de Disney.

Le style manga a toutefois des caractéristiques bien précises : les grands yeux, le design des personnages, la mode, les détails extrêmes (ombres, plis)... Ce style est né de techniques cinématographiques américaines, et d'idées françaises et japonaises.

Cet art que nous apprécions beaucoup de nos jours est fascinant et loin de nous dévoiler tous ses secrets.

Hayao Miyazaki : les débuts d'un génie de l'animation

Hayao Miyazaki est né en janvier 1941 à Tokyo. Son père travaillait alors dans la société familiale « Miyazaki Airplane », qui appartenait à son oncle. En 1944, ils durent tout abandonner sous les bombardements américains. Ils déménagèrent dans la préfecture de Tochigi, dans la ville d'Utsunomiya.

Hayao commença ses études en 1947 et effectua un cycle de 5 ans dans trois écoles différentes. Une terrible maladie frappa sa mère. Cette période fut marquante pour lui et il en garda de profonds souvenirs, qu'il reprit plus tard dans certaines de ses créations : la maison où il habitait, la fascination pour les objets volants, la mère de l'héroïne dans Mon voisin Totoro qui est aussi hospitalisée...

La révélation de l'animation japonaise

Miyazaki continua ses études. C'est en 1956 qu'il découvrit son réel intérêt pour l'animation en regardant le premier long métrage en couleur distribué au Japon, création du studio Toei Doga : Hakuja Den (Le Serpent blanc). Ce fut un déclic pour Hayao qui se mit au dessin, commençant par ce qu'il aimait le plus : des avions. Il ne se sentait pas capable de dessiner des personnages. Pourtant, en 1963, il entra au studio d'animation de la Tôei ! (Entre-temps, Hayao poursuivit ses études à Toyotama et obtint un diplôme en économie.)

Son acharnement et sa créativité se firent vite remarquer. De plus, son activité au sein du syndicat lui permit d'obtenir le poste de secrétaire en chef. Il fit la rencontre de deux personnes qui deviendraient de grands amis : Takahata Isao, alors président du syndicat, et Otsuka Yasua.

Miyazaki et Takahata passèrent de studio en studio, travaillant sur de nombreuses séries. Bonne nouvelle pour Hayao : en octobre 1966, il se marie avec Akemi Ota. De cette union naquirent deux fils en 1967 et 1969.

En 1970, Miyazaki travaille sur la série Himitsu no Akko-chan, puis fera ses débuts dans le manga avec le titre Sabaku no Tami.

La consécration avec Conan et Nausicaä

C'est en 1978 que Miyazaki se fait connaître du grand public. Il travaille d'arrache-pied sur la série Conan, le fils du futur et réussit à lui donner une qualité graphique telle qu'elle permet sa diffusion sur la chaîne nationale NHK. Avec ces vingt-six épisodes, Miyazaki opère un véritable tournant dans l'animation japonaise — du jamais vu — et nous fait rêver.

Grâce à l'éditeur Tokuma Yasuyoshi, Miyazaki peut se consacrer à l'un des projets qui va le rendre célèbre : Nausicaä de la Vallée du Vent, manga qu'il avait commencé à publier en 1982 dans le magazine Animage (Tokuma).

En 1983, le projet d'adapter Nausicaä en long métrage est lancé. Miyazaki travaille durant un an avec une minutie exceptionnelle. Au final, le rendu est époustouflant et le film est diffusé dans tout le Japon. Encore aujourd'hui, on parle de Nausicaä comme l'un des plus beaux films d'animation japonaise.

L'essor du Studio Ghibli

Il travaillera ensuite au Studio Ghibli sur le long métrage Laputa, le château dans le ciel (1986), film qui dégage encore une fois cette magie si particulière. On commence à penser que Miyazaki est vraiment quelqu'un d'exceptionnel et on s'intéresse de plus près au Studio Ghibli.

L'année 1988 marque la consécration pour le studio avec la sortie du film le plus prestigieux de Miyazaki : Mon voisin Totoro. Ce long métrage fait le tour de l'archipel au moins quatre fois et tous les Japonais connaissent Totoro. C'est un véritable bouleversement, décisif pour l'animation nippone. Quant aux plus réticents face à la magie du Ghibli, ils sont soufflés par les œuvres qui suivent à un rythme soutenu : Porco Rosso (1992), On Your Mark (1995).

Princesse Mononoké : la reconnaissance mondiale

Puis vient le tour de Princesse Mononoké en 1997, long métrage qui continue d'être diffusé dans les cinémas du monde entier, battant record sur record. Tout le monde est encore une fois interloqué par tant de beauté et de conviction. Miyazaki est maintenant plus qu'un simple dessinateur : c'est le Disney nippon, celui qui réussit à faire rêver petits et grands via un film d'animation.

Le Voyage de Chihiro : l'apothéose

Et comme pour couronner une carrière bien remplie, Miyazaki reprend du service avec un film d'une beauté absolue. On croyait les records de Mononoké éternels ? Eh bien non ! Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro) balaya tout sur son passage avec des millions et des millions d'entrées. Chihiro sera sans doute le film du Studio Ghibli qui fera le plus parler de lui à travers le monde. Même en France, le film fera un peu plus de 1 200 000 entrées — un record pour un animé nippon.

L'héritage de Miyazaki et du Studio Ghibli

Pour conclure cette biographie, nous pouvons affirmer que Miyazaki a beaucoup fait avancer l'animation japonaise, aussi bien au Japon que sur toute la planète. Grâce à lui, nous sommes nombreux à rêver. Rien que pour ça, je dis bravo, et même un grand merci !

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ashera
ashera @ashera
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