
Qui était Keith Haring ?
Né en 1958, Keith Haring n'a pas encore vingt ans lorsque, jeune étudiant, il arrive à New York. Son apprentissage artistique se fait aussi bien dans la rue et les bas-fonds new-yorkais que dans les salles de cours du School of Visual Arts où il s'est d'abord inscrit.
Keith Haring voulait à tout prix donner une nouvelle vie à l'art et le mettre à la portée de tous, ce qui l'a amené à réaliser de nombreux graffitis. Il peignait dans le métro de New York, jetant un regard inquiet par-dessus son épaule, toujours à l'affût du policier qui viendrait le surprendre et l'arrêter.
Il a ensuite exposé dans plusieurs galeries new-yorkaises. Il est également allé peindre sur le mur de Berlin et a réalisé des fresques dans des hôpitaux aux États-Unis et en Europe, comme celle de l'hôpital Necker à Paris.
L'engagement d'un artiste militant
Apprenant en 1989 qu'il était atteint du sida, il recueillit des fonds pour la lutte contre cette maladie.
Haring n'a jamais hésité à s'engager pour des causes humanitaires : la discrimination, la drogue, l'alphabétisation et la lutte contre le sida. Se sachant lui-même atteint, il travailla jusqu'à ses derniers jours pour les causes qui lui tenaient à cœur.
Un an plus tard, en 1990, il mourait à l'âge de 31 ans.

Comment caractériser son art ?
Keith Haring appartient au pop-art. Ses peintures sont pleines de couleurs vives et ses dessins reflètent une certaine innocence, comme si l'artiste n'avait pas voulu grandir et regardait le monde avec des yeux d'enfant.
Son art permet de découvrir une nouvelle forme de graffiti, qui est pourtant souvent critiqué dans les grandes villes. Ses dessins sont inoffensifs et enfantins en surface, presque familiers, et attirent les enfants.
« Mes dessins ressemblent à des hiéroglyphes. Ils font aussi penser à des peintures africaines ou indiennes. Peu importe que ce soit des symboles archaïques ou primitifs. Je les adapte à notre époque » (Keith Haring).

C'est quoi le pop-art ?
Le pop art est une tendance artistique internationale du début des années 1960 dont le succès aux États-Unis consacre avec ironie l'identité de l'art avec la pratique commerciale. L'œuvre pop renouvelle le code esthétique du siècle non seulement par l'usage de techniques et de thèmes issus de la publicité ou du cinéma, mais aussi par un désinvestissement de l'artiste.
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