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Jean-Claude Van Damme

De Bruxelles à Hollywood, découvrez le parcours inspirant de Jean-Claude Van Damme. De son enfance timide aux arts martiaux, jusqu'au succès mondial : une histoire de volonté et de courage.

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De Bruxelles aux arts martiaux : l'enfance de Jean-Claude Van Damme

Jean-Claude Van Damme est né le 19 octobre 1960 à Bruxelles. Enfant, il était timide et craintif. Il rêvait de devenir fort et c'est pour cela qu'il dévorait des bandes dessinées de super-héros.

Jean-Claude avait douze ans lorsque son père l'a emmené chez Claude Goetz, entraîneur diplômé de karaté. Ses débuts furent catastrophiques, mais il fit preuve d'une telle hargne et d'une envie de progresser que son entraîneur le garda. Il fut vite découragé, mais en reprenant pour l'énième fois, il fit de la musculation durant des heures : répétitions de coups de poing dans le vide avec des haltères à bout de bras, stretching et grand écart, endurance, mouvements de karaté, séances de sparring. Bref, il se donna les moyens de ses ambitions sous l'œil bienveillant de son entraîneur.

De champion d'Europe à vice-champion du monde de karaté

À dix-sept ans, Jean-Claude s'était développé physiquement et avait confiance en lui. Il s'essaya à la danse, mais fit du karaté sa priorité. Il commença les tournois et se fit remarquer pour sa rapidité et la puissance de ses jambes. Il remporta le championnat d'Europe par équipe en 1979 et enchaîna avec les championnats du monde en Floride. L'Amérique l'émerveilla et il délaissa les entraînements. Pendant les championnats, il arriva en finale mais se fit battre par le Belge Teugels : il devint alors vice-champion du monde.

Cette défaite lui resta en travers de la gorge. Quelques mois plus tard, il prit sa revanche contre Teugels et le battit en deux minutes ! Une rage de vaincre : le jeune homme retiendra la leçon.

Comment Jean-Claude Van Damme a conquis Hollywood

Après avoir découvert l'Amérique, il voulut y retourner. Ce fut en 1979 et 1980, mais en Californie cette fois. Il découvrit le célèbre « Gold's Gym » et par la même occasion sa première épouse, Melly. De retour au pays, il décida d'ouvrir une salle de bodybuilding à Bruxelles : le California Gym. Une bonne idée car le succès fut immédiat. Jean-Claude s'y entraîna et pesait désormais 99 kilos pour 166 kilos au développé couché !

Mais Jean-Claude, qui avait déjà réalisé un rêve, en voulait un autre : devenir acteur. Pour cela, une seule solution : les États-Unis. Mais il ne parlait pratiquement pas un mot d'anglais et n'avait pas de références. Son nom étant trop difficile à prononcer, il opta pour Van Damme. Il s'entraîna énormément mais devait trouver du travail pour survivre : chauffeur de taxi, livreur de pizzas, professeur de danse, garçon de café...

Bloodsport : le film qui a lancé sa carrière

Durant quatre ans, le jeune Belge s'efforça de rencontrer des producteurs et les grands acteurs : Stallone, Schwarzenegger, Chuck Norris. Ce dernier lui permit de figurer dans « Missing in Action » (Portés Disparus). Mais persuadé qu'il valait mieux qu'un figurant, il décida d'aller voir directement Menahem Golan en 1986. Cet homme était l'un des producteurs les plus réputés de Hollywood. Jean-Claude n'hésita pas à forcer sa porte à sa manière : à la sortie d'un restaurant, il s'approcha de Golan et exécuta un fulgurant « mawashi » à quelques centimètres de son visage. Le producteur, épaté par sa prestation, l'invita à son bureau le lendemain. Jean-Claude dut patienter six heures avant d'être reçu, mais il convainquit Golan de l'engager. Il sortit ébloui : on lui avait confié le script d'un film ! Le titre : Bloodsport (Tous les coups sont permis).

Le budget consacré à ce film était maigre et le producteur, déçu, voulait le distribuer directement en vidéo. Mais Jean-Claude n'abandonna pas : il refit lui-même le montage du film et persuada son producteur de le sortir en salles, sans la moindre publicité ! Bien lui en a pris car ce film remporta immédiatement un succès énorme dans le monde entier. Sa force : un style de combat combinant shotokan, taekwondo et kickboxing. Jean-Claude était comblé : il était enfin devenu un acteur à part entière. De plus, Gladys, sa seconde épouse, lui donna un fils : Kristopher !

Les films cultes de Jean-Claude Van Damme dans les années 90

Les films s'enchaînèrent rapidement pour celui qu'on appelle désormais « The Muscles from Brussels » (Les Muscles de Bruxelles) : Black Eagle (L'Arme Absolue). L'année suivante : Cyborg, Full Contact et Death Warrant (Coups pour Coups, 1990). Double Impact (1991) fut un film spectaculaire et un défi personnel pour la nouvelle star qui assume les rôles de deux jumeaux. Après l'impressionnant Universal Soldier (1992), Jean-Claude tourna en 1993 deux très beaux films : Nowhere to Run (Cavale sans Issue) et Hard Target (Chasse à l'Homme). Un an plus tard, il enchaîna avec Timecop, Street Fighter et Sudden Death (Mort Subite).

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L'évolution de sa carrière dans les années 2000

À 35 ans, l'acteur belge décida de réaliser ce dont il rêvait depuis longtemps : un grand film d'arts martiaux regroupant les meilleurs spécialistes de karaté, kung-fu, sumo, etc. Pour le préparer physiquement et mentalement, il fit appel à son professeur, Claude Goetz. L'élève et le maître étaient en fait toujours restés en contact durant ces vingt-trois ans, unis par des liens d'amitié très profonds. Perfectionniste, tenace, Jean-Claude imposa un rythme d'enfer à toute son équipe et démontra une capacité de travail hors du commun : 12 heures de tournage ou plus par jour, entraînement personnel en prime !

The Quest (Le Grand Tournoi) fut le titre du film, mais ce fut un échec commercial.

En 1996, Van Damme s'installa à Monaco et créa sa propre compagnie. Ses films suivants — Maximum Risk (Risque Maximum), Double Team (1997), Légionnaire et Knock Off (Piège à Hong Kong), produits en 1998 — lui valurent un gros succès auprès du public. Il changea pourtant de registre, comme dans le très bon Légionnaire, et s'impliqua toujours autant dans la réalisation.

Inferno et Universal Soldier: The Return (Universal Soldier : Le Combat Absolu) furent aussi de bons films. Il s'égara ensuite dans un film destiné à la vidéo, Désert Heat (1999), puis revint enfin sur le devant de la scène avec l'un de ses meilleurs rôles dans Répliquant (2001), à nouveau signé Ringo Lam.

Le parcours inspirant d'une icône du cinéma d'action

Jean-Claude Van Damme est l'exemple vivant qu'on peut réussir avec force, volonté, rigueur et courage. Désormais, il vit à San Fernando Valley, près de Los Angeles, en Californie. Mais il est important de rappeler qu'il est tout de même parti de rien et qu'il est désormais réalisateur, acteur, producteur et scénariste.

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jackbauer
Faouzi Tritah @jackbauer
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