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Esquisses

Une exploration poétique et décalée de la condition humaine, entre critique sociale féroce et méditation nocturne. Texte engagé, humoristique et mystique.

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Et alors ils l'ont découverte, petite boule de magie, tapie, cachée au fin fond de la galaxie, nichée dans ses bras, et abritant un terrible secret « TON CUL » !!

Bloc majestueux, dangereux et heureux :
Flèche indiquant le ciel ou à loisir passent quelques rares oiseaux de métal ou peut-être quelques choucas ou autres rapaces aux allures de planeurs agiles.
Couteau ouvert dont la lame non repliée heurte notre sensibilité, ébranle nos notions d'harmonie, et se dresse vers le ciel non pas dans la vision freudo-babélienne malhabilement rapportée à un phallus mais reste une femme ! Imprévisible, incompréhensible et rationnelle. (la montagne)

L'harmonie ici réalisée nous fait comprendre qu'il n'y a d'harmonieux que le brutal changement de la platitude ! Si nous trouvons une sphère harmonieuse c'est car nous vivons dans un environnement résolument en 2D ou platéiforme.
Puisse les nabots étoilés nous rompre à ce genre de combat vivifiant.
Si nous pouvions chier du pouvoir nous le ferions et d'ailleurs nous le faisons !!
Tout est prétexte à la création spontanée de pouvoir !!
Accouchant de créations toutes faites l'homme est habitué à ce genre de sport depuis la vie en société.

Tout est magnifié s'il ce n'est l'esprit humain en général car depuis des temps immémoriaux son état semble vouloir ne pas changer et se confiner à suivre péniblement ses instincts comme un enfant qui ne comprend pas pourquoi il doit souffrir mais se résigne en se disant plus tard et d'autres que moi.
Oui je suis d'accord, je veux ! Mais je ne peux pas car... (demain j'ai piscine)
Car ce sont les raisons qui nous poussent à mentir d'une façon un peu misérable mais résolument humaine bien sûr et reflétant cette apathie intellectuelle qui plane sur cette société qui ne sait comment se distraire de son envie d'évoluer vers une amélioration de l'esprit et qui s'invente des routines péniblement possessives et qui sont devenues le leitmotiv de nations entières : « travail, famille, patrie ». Notez bien que travail est en premier et ils ont sûrement rajouté famille pour donner un côté « on vous laisse un petit quelque chose ! »

Toutes ces routines intellectuelles participent à laisser le cerveau humain tourner au ralenti, et si quelqu'un sort de la routine surtout ne cherchez pas à comprendre son message, « enfermez-le » ils diraient !
La vérité est que (pour ceux qui croient à son hypothétique existence) si Jésus apparaissait à cette époque dans l'un de ces pays « civilisés » et bien on l'enfermerait pour bouffée délirante ! Il ne serait crucifié que sous la croix des lobbys médicamenteux et sacrifié sur l'autel de nos normes !
– comprenez par là qu'on le bourrerait sûrement d'antidépresseurs, et qu'on finirait par le trouver en train de faire la manche : « t'as pas 1 ou deux euros ? Dieu te le rendras mon pote ! »

Ou encore il suffirait qu'il rende la vue à quelqu'un ou bien qu'il marche sur l'eau pour qu'il finisse soit dans un cirque soit disséqué par l'armée pour voir pourquoi il ne coule pas.
Si par malheur après un bon coma éthylique – dû à son propre sang – il ressuscitait, et bien personne ne le remarquerait !!
On sait tous ce qui se passerait s'il se mettait à changer l'eau en vin...

Les prophètes sont légions, les juifs se gourent sur ce point là, ils n'y en a même jamais eu autant !
Seulement la société humaine a cessé de les remarquer il y a longtemps, si elle les a distingués un jour d'ailleurs !

Les seuls mis en exergue sont les pantins disgracieux qui se trémoussent attendant votre admiration quotidienne pour leur « savoir plaire » désespérant !!
Mesdames Messieurs ceci est une société de forme.

La palabre mystique du matelot baguenaude en flots malades (la nuit)

Illusion tout n'est qu'illusions (à ce qu'il paraît) alors illusion le temps qui passe, le vent sur ma peau, et l'eau froide qui me glace le dos, illusion le soleil, illusion d'un cerveau malade l'univers et sa soi-disant infinité. Illusion encore la beauté d'une image, illusion quand un humain sourit, illusions quand on pleure, illusion quand vous entendez bien avec quelqu'un ? Illusion quand on vit, illusion quand on meurt et que se referme ce voile qui nous aveuglait les yeux, illusions la lumière, l'obscurité, illusion les forces de ce monde, illusion la pensée humaine, ILLUSION, ILLUSION.
Le masque que revêt l'humain pour l'une de ces vies n'efface pas complètement l'âme qu'il y a derrière.

Il est tard désormais et le soleil s'est couché depuis bien longtemps (dans mon corps, et dehors aussi) la lune se manifeste dans un ciel qui s'assombrit pour mieux révéler la clarté des étoiles et de cette bête au sang sec.
Une chape de plomb rend les bruits plus distincts et module la note magique de la nuit.

Un pan de ciel entier est offert en sacrifice à la déesse, qui radieuse et sombre manipule déjà ses sbires.
La nuit joue alors ses cartes maîtresses avec désinvolture et te possède toi qui t'offres à sa morsure si enivrante. Les fragrances délicates sont l'odeur de sa victoire tu le sais déjà et te laisses happer par le tourbillon de senteurs lourdes qui te remplissent l'esprit de promesses. Comme toutes les femmes, la nuit a son odeur propre, bien que celle-ci puisse aussi changer de parfum, les mêmes relents sont présents chaque soir et m'hypnotisent doucement.

Son intellect particulier m'attire et je m'y retrouve heureux, la magie sera toujours là du moment que la nuit existe, c'est la personnification de la magie qui m'étreint alors violemment et me soulève de terre, me fais m'échapper de cette morne réalité et m'envoie danser avec des Elfes, bondir comme un satyre, un démon cornu au milieu de créatures divines, nymphes et dryades magnifiques peuplent toutes les nuits du monde on les entend chanter leurs douces mélopées attirantes à l'instar des sirènes de jadis. Et murmurant tendrement à mes oreilles m'incitent à me laisser glisser dans le monde de cette reine toute puissante.

Petit poème : le vent et l'homme

Je l'entends hurler là-haut, « ils » sont des milliers, les vents.
Souvent le soir il me parle si je l'écoute.
Je dis il car c'est la même voix tout le temps
qui fait naître dans mon cerveau le doute.
Un sentiment qui susurre toute une mélopée
qui me dit envole-toi tu verras
monte là-haut étends tes bras
fixe l'horizon et la lune que tu sais cachée

Saute cours la retrouver, Saute, Saute

un océan de ruines envahit mon cerveau
je pense aux frontières de lumières
aux murs et aussi à l'ego,
tout tombe tout s'écroule mais leur ego lui monte droit et fier

Le vent balayera leurs folies
un homme joue du saxo dans la sombre nuit
le vent se lève et lui répond
l'homme reste assis mais le saxo sort de ses gonds

conjurant de l'ombre quelques démons
le vent se met à hurler pour de bon
alors l'homme lui sort l'histoire de sa vie
tristement complice le vent lui sourit

les notes courent sur l'air qui les portent
l'homme pleure, le saxo le transporte
où s'en vont-elles demande le vent
elles voyagent jusqu'au firmament

Il lui murmure alors au creux de l'âme
viens mon frère embrasse-moi
triste et désorienté sans sa dame
l'homme fait deux pas et saute du toit
Le vent bon prince mais mauvais roi
regarde la vie se dérouler à l'envers
il crie ouvre tes ailes étends tes bras
mais l'homme a peur il désespère
Le capturant d'une main légère
et le soutenant d'une force sage
un ascendant exauce ses prières
Vive l'envol à bas l'atterrissage.

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psylock
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