
L'engagement artistique et les influences
Les liens d'Aziza Tagemouati aux travaux artistiques sont multiples, même si elle n'a embrassé l'art de la peinture que depuis quelques années. Toutefois, elle a pris conscience très tôt des polémiques de la vie et du débat intense qui secoue le monde actuel. Cela se remarque en filigrane dans sa peinture, bien que le contexte reste ancré au Maroc.

Parcours et inspiration marocaine
Aziza est née en 1954 à Oujda. Elle a vécu à Fès, la capitale spirituelle du royaume. Son père, Abdelhadi Tajmouati, né en 1925 à Fès, était un important entrepreneur et un grand philanthrope. Avec la participation de nombreux artisans, il a lancé les maisons d'artisanat dans tout le Maroc. Sa fille hérite de cette fibre pratique. Grâce à cela, une multitude de moyens d'illustrations lui servent à forger son sens artistique, puisés dans des exemples concrets.
Ses sentiments expriment l'imprégnation dans cette diversité de matériaux, de substances, de couleurs et de formes, transmis depuis des siècles et qui forment le creuset de l'artisanat marocain. Cependant, un conflit intérieur naît après la rencontre de peintres, soit à travers les livres ou dans la réalité. Les expositions visitées au Maghreb, en Europe et en Amérique exacerbent cette impression intériorisée. Ce conflit va donner naissance à quelque chose de nouveau, surtout après avoir situé dans un contexte précis les poids lourds de la peinture marocaine tels que Fekhar, Idrissi, Kacima, Chaibia, Belkati, Bennani, Moa, Bourkia, Wazzani, Chefaj, Mghara, Bennani, Sadouk, Anzaoui, Zidor, Karatchou, Chair ou Fatima Zidor.
