Image 1
People

Aimé Cesaire

Figure emblématique de la littérature antillaise, Aimé Césaire a marqué l'histoire par son concept de Négritude et son engagement politique pour la Martinique.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Image 1
Cahier d'un retour au pays natal, Discours sur le colonialisme... Ces œuvres ne vous disent peut-être rien, pourtant elles sont très connues aux Antilles et surtout en Martinique. En effet, elles sont l'œuvre du plus grand écrivain martiniquais : Aimé Césaire.

Biographie d'Aimé Césaire : origines et jeunesse

Image 2
Image 2
Né à Basse-Pointe (commune du nord de la Martinique) le 26 juin 1913, Aimé Césaire est issu d'une famille nombreuse et pauvre. Il débute ses études au lycée Schoelcher de Fort-de-France, qui, rappelons-le, à l'époque, était réservé aux élèves très doués. Il poursuit ses études secondaires au lycée Louis-Le-Grand à Paris grâce à une bourse.

C'est là qu'a lieu la rencontre d'Aimé Césaire avec Léopold Sédar Senghor, l'écrivain Ousmane Socé, entre autres. Grâce à eux, Césaire découvre une terre volontairement occultée de l'inconscient antillais : l'Afrique. C'est cette découverte qui fera naître en lui la volonté de revendiquer son appartenance à la terre de ses ancêtres. En 1934, il fonde, avec d'autres écrivains antillais et africains, le journal L'Étudiant noir. C'est là qu'apparaît pour la première fois le mot « Négritude », qui désigne le rejet de l'assimilation culturelle et le refus d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation.

Le Cahier d'un retour au pays natal et le surréalisme

Image 3
Image 3
En 1935, Aimé Césaire commence la rédaction du Cahier d'un retour au pays natal, qui reste aujourd'hui son œuvre la plus connue et la plus traduite. Après la publication de cette œuvre, Aimé Césaire retourne en Martinique et enseigne dans le lycée qui l'a vu grandir : le lycée Schoelcher. Il y fonde la revue Tropiques.

Césaire adhère au surréalisme et, en 1941, fait une rencontre capitale avec André Breton, le précurseur du mouvement à qui l'on doit Nadja. Inspiré par la pensée surréaliste, il écrit Les Armes miraculeuses. Il a l'honneur de voir, en 1944, la préface de son œuvre rédigée par André Breton lui-même.

Cette rencontre ne sera pas le seul événement ayant inspiré Césaire puisqu'en 1944, après un voyage en Haïti, il écrit La Tragédie du roi Christophe.

Carrière politique et engagement en Martinique

Image 4
Image 4
À partir de 1945, la vie d'Aimé Césaire prend une orientation plus politique. Il est élu maire de Fort-de-France et député, sous l'étiquette du Parti communiste. En 1950, il publie dans la revue Présence Africaine le virulent Discours sur le colonialisme. En 1956, Césaire démissionne du Parti communiste et crée, en 1957, le Parti Progressiste Martiniquais (PPM).

Il connaît une vie politique intense, en étant député de 1946 à 1993. Durant 50 ans, il dirigea d'une main de maître la ville de Fort-de-France, avant de laisser la place à son dauphin Serge Letchimy. Il ne délaisse pas pour autant l'écriture et publie Soleil cou coupé, Corps perdu, Ferrements. À partir de 1960, il s'oriente vers le théâtre et écrit La Tragédie du roi Christophe (1963), qui connut un grand succès en Europe, Une saison au Congo (1965) et Une Tempête (1970).

L'héritage littéraire du père de la Négritude

Image 5
Image 5
La bibliographie de Césaire comporte 14 œuvres : des poésies, des pièces de théâtre et des essais. De nombreux colloques et conférences internationales ont été consacrés à l'œuvre du maître. Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues : anglais, espagnol, allemand et bien d'autres.

Il est aujourd'hui considéré comme un père de sa patrie natale grâce à tous ses combats pour la sauvegarde de l'identité de la Martinique.

As-tu aimé cet article ?
vanouch
34 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...