
Biographie d'Aimé Césaire : origines et jeunesse

C'est là qu'a lieu la rencontre d'Aimé Césaire avec Léopold Sédar Senghor, l'écrivain Ousmane Socé, entre autres. Grâce à eux, Césaire découvre une terre volontairement occultée de l'inconscient antillais : l'Afrique. C'est cette découverte qui fera naître en lui la volonté de revendiquer son appartenance à la terre de ses ancêtres. En 1934, il fonde, avec d'autres écrivains antillais et africains, le journal L'Étudiant noir. C'est là qu'apparaît pour la première fois le mot « Négritude », qui désigne le rejet de l'assimilation culturelle et le refus d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation.
Le Cahier d'un retour au pays natal et le surréalisme

Césaire adhère au surréalisme et, en 1941, fait une rencontre capitale avec André Breton, le précurseur du mouvement à qui l'on doit Nadja. Inspiré par la pensée surréaliste, il écrit Les Armes miraculeuses. Il a l'honneur de voir, en 1944, la préface de son œuvre rédigée par André Breton lui-même.
Cette rencontre ne sera pas le seul événement ayant inspiré Césaire puisqu'en 1944, après un voyage en Haïti, il écrit La Tragédie du roi Christophe.
Carrière politique et engagement en Martinique

Il connaît une vie politique intense, en étant député de 1946 à 1993. Durant 50 ans, il dirigea d'une main de maître la ville de Fort-de-France, avant de laisser la place à son dauphin Serge Letchimy. Il ne délaisse pas pour autant l'écriture et publie Soleil cou coupé, Corps perdu, Ferrements. À partir de 1960, il s'oriente vers le théâtre et écrit La Tragédie du roi Christophe (1963), qui connut un grand succès en Europe, Une saison au Congo (1965) et Une Tempête (1970).
L'héritage littéraire du père de la Négritude

Il est aujourd'hui considéré comme un père de sa patrie natale grâce à tous ses combats pour la sauvegarde de l'identité de la Martinique.