
Territoire et population amazighe : qui sont les Berbères ?
La Berbérie s'étend sur un immense territoire, de l'oasis de Siwa (Égypte) aux îles Canaries. Au sud, elle occupe une bonne partie des pays du Sahel (Mauritanie, Niger et Mali). La population de cette région, les Berbères, se nomme « Amazigh », qui signifie « homme libre ». Évaluée à plus de 30 millions de personnes, elle occupe les régions montagneuses (Maroc, Algérie, Libye) et désertiques (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mali, Niger, Mauritanie).
Si la majorité de la population marocaine utilise des parlers berbères (le rifain au nord, le beraber et le chleuh dans les Atlas), les Tunisiens représentent moins de 2 % et sont cantonnés dans la région de Matmata (sud) et dans l'île de Djerba (Berbères musulmans de rite kharidjite).
La Kabylie : une culture amazighe préservée
En Algérie, la Kabylie demeure, malgré des siècles d'occupation, renfermée et hostile à toute pénétration étrangère. Pratiquant pour une grande partie un islam très tolérant, elle s'évangélise à un rythme accéléré depuis le début des années 1990. Une minorité juive y vit également. Avec une diversité qui ne semble pas l'inquiéter, la population kabyle ne cesse de revendiquer sa culture, et ce, durant et après la colonisation française.
Origines des proto-berbères : le Sahara humide du Néolithique
Région humide à l'ère néolithique, le Sahara aurait donné naissance à l'existence même de l'homme. L'Afrique aurait été peuplée à partir de la Berbérie à partir du 8ᵉ millénaire et ce jusqu'en 2500 avant J.-C. Le Sahara sera la seule contrée de tout le continent africain à receler la présence humaine : les peintures rupestres du Tassili donnent un aperçu évident de cette réalité.
C'est ainsi que des civilisations néolithiques s'y sont développées. Les habitants de cette partie représentaient un bloc homogène dit « proto-berbères ». Toutefois, deux autres groupes vivaient à l'est et au sud du pays proto-berbère : alors que les Éthiopides (ancêtres des Égyptiens) occupaient la côte nord-est, longeant la mer Rouge, les Négrides (ancêtres des Noirs africains) étaient concentrés dans l'actuelle région du Sahel, c'est-à-dire dans la partie sud du Sahara.
L'assèchement de l'actuel désert à partir du 2ᵉ millénaire avant J.-C. provoquera l'apparition de deux entités : à peau blanche au nord et noire au sud. Les Néolithiques sahariens (ou proto-berbères) possédaient une organisation spécifique à laquelle s'ajoutaient des conceptions philosophiques propres. En plus de la chasse, cette population était déjà dotée d'un esprit créateur. Outre l'artisanat (poterie), l'agriculture était florissante à l'intérieur du Sahara et la métallurgie du fer n'était pas non plus inconnue.
L'Afrique, berceau de l'humanité
L'an 3200 laisse penser que le monde aurait pris naissance au Sahara. L'existence du gorille et du chimpanzé, proches parents de l'être humain, ainsi que trois espèces de singes fossiles qui s'en rapprochent ont été découvertes. Le Proconsul (ou Dryopithecus africanus), vieux de 25 millions d'années, le Kenyapithecus wickeri (mis au jour en 1961), âgé de 14 millions d'années, ainsi que l'Australopithèque retrouvé en Afrique orientale et dont l'âge est estimé à 4 millions d'années, offrent toute la latitude pour soutenir cette thèse.
Les étapes de l'évolution humaine
1. L'Homo habilis
Vieux de plus d'un million d'années (jusqu'à environ 800 000 ans), c'est une forme d'australopithèque bipède. Il taillait la pierre et les os, et sa présence a été uniquement signalée en Afrique.
2. Le Pithécanthrope
Apparu il y a environ un million d'années, il a vécu jusqu'il y a 150 000 ans. Cet artisan de l'industrie des bifaces ou coups de poing pour la chasse (industrie appelée acheuléenne) s'est répandu en Afrique, en Europe et même en Asie mineure.
3. L'Homo sapiens
Apparu il y a environ 250 000 ans en Afrique, il taillait la pierre.
L'homme moderne et ses origines africaines
L'homme moderne (ou Homo sapiens sapiens) naîtra vers -35 000 avant J.-C. Il avait des rites d'inhumation ainsi que des manifestations que l'on peut qualifier de « culturelles ». Ses outils de chasse devenaient plus légers, donnant ainsi une grande efficacité à leur utilisation. C'est autour de 55 000 avant J.-C. qu'il découvrira le feu, et c'est en Afrique qu'on constate l'ensemble de ses stades évolutifs qui l'ont précédé, et ce depuis les origines les plus lointaines de la lignée humaine.
Variations climatiques et peuplement préhistorique
Les variations climatiques subies par ce continent à la fin du Pléistocène permettent d'affirmer que de grands lacs ont existé vers -20 000 dans le Ténéré, aujourd'hui désertique. Les anciennes populations des régions berbères actuelles — Capsiens en Cyrénaïque (région nord de Libye) vers 35 000, Atériens (Maroc et Sahara occidental) datés de 25 000 — donnent un aperçu fiable sur les premiers humains d'Afrique.
Les vestiges lithiques appartenant au dernier temps de la préhistoire nous apprennent qu'une évolution démographique considérable a eu lieu vers -10 000. Elle s'était produite à certaines périodes de l'Holocène (à climat humide) et bien entendu au Sahara uniquement.
La datation au carbone 14
La méthode de datation utilisée avec le carbone 14, mesurant l'isotope radioactif (un résidu du carbone), s'applique également aux restes osseux, aux coquilles et bien évidemment au charbon de bois. Celle-ci a donc permis d'aboutir à une idée assez précise de l'évolution climatologique et humaine depuis -11 000.
L'optimum climatique saharien
Le 3ᵉ pluvial gambien a été suivi d'un épisode sec et froid pendant une durée très courte. C'est vers -8 000 que débuterait la nouvelle ère humide appelée « optimum climatique saharien », qui aurait une influence déterminante sur l'ensemble du peuplement africain. Entre 8000 et 6000, les pluies seraient abondantes au Sahara.
Les anciens fleuves qui avaient coulé lors des périodes pluviales du Pléistocène seront remplis à nouveau. Le Sahara, principal foyer de peuplement et dont la végétation était de type méditerranéenne, attirait les populations paléolithiques qui ne pouvaient pas vivre dans des zones marécageuses ou des hautes montagnes. Par ses réalisations artistiques, l'ancêtre de l'homme développera une civilisation particulière donc remarquable.
Invention de l'agriculture et sédentarisation au Sahara
Le dessèchement du Sahara vers -5 000 était très lent jusqu'à -2500, et par la suite, sa rapidité provoquera la fuite des populations vers le nord et le sud. Des populations nomades qui y avaient prospéré grâce à la chasse, la pêche et l'agriculture se sédentarisent : l'utilisation des meules de pierre et de la céramique en sont les preuves.
Il serait utile de distinguer les deux néolithiques : l'européen et le proto-berbère. Si en Europe on le mesure par l'opposition de l'âge de pierre (ou pierre taillée), en Afrique, cette époque est définie par la sédentarisation des populations préhistoriques. Ces dernières fauchaient et réduisaient en farine des graminées sauvages qu'elles n'avaient pas semées et étaient conscientes de la valeur alimentaire. Les Touaregs (Berbères habitant actuellement le Sahara) gardent toujours ce procédé.
Une société proto-berbère hiérarchisée
Certaines régions situées à 500 m d'altitude ont été favorables, entre le 8ᵉ et le 3ᵉ millénaire, à l'élevage ainsi qu'à la chasse. L'actuel Ténéré (Sahara toujours) a attiré autour des lacs de nombreux pêcheurs qui ont eu l'idée de cultiver la terre, d'où l'invention de l'agriculture.
L'utilisation rationnelle des produits imposera une société hiérarchisée, sous une autorité unique (l'amghar, qui signifie personne âgée ou vieillard). Cette coutume se retrouve dans les régions berbérophones (Rif, Atlas, Kabylie, Aurès, île de Djerba, Matmata, Tripolitaine, Aïr, Adrar des Ifoghas, Hoggar, oasis de Siwa...) d'Afrique du Nord et sahélienne.
Les peuples du Sahara ancien : Éthiopides et Négrides
Les ancêtres des Peuls ou Foulbés, un peuple résultant d'un métissage entre les Négrides et des proto-berbères, ont laissé dans les zones montagneuses du Sahara des peintures et des gravures rupestres qui démontrent amplement leur vie quotidienne. Certaines peintures du Tassili, datées du 3ᵉ millénaire, nous renvoient aujourd'hui à leurs textes initiatiques.
En plus de ces métis, des Négrides ont aussi vécu dans la région du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger). À l'est, des humains à peau noire, appelés « Éthiopides », parviendront à s'infiltrer dès le 5ᵉ millénaire sans subir de mélange avec les proto-berbères, de couleur blanche, au Hoggar et au Tassili des Ajers (régions situées en Algérie). Comme les Peuls, ils vivaient en autarcie alimentaire, basée sur les produits de leurs troupeaux. Les mariages entre les trois groupes étaient proscrits.
Les Toubous : un peuple métis
Toutefois, ceux qui s'étaient fixés au Tibesti (au nord de l'actuel Tchad) s'étaient métissés aux Négrides, donnant ainsi naissance à une nouvelle population : les Toubous ou Tédas. Les proto-berbères refusèrent tout lien avec les Éthiopides et les Négrides.
Proto-berbères et Égypte ancienne
Si les premiers néolithiques égyptiens étaient venus de l'est (Jordanie, Arabie saoudite...), ceux qui sont entrés par la partie occidentale venaient des régions berbérophones libyennes : la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan. Ces proto-berbères demeurent à ce jour dans l'oasis de Siwa (nord-ouest de l'actuelle Égypte), qui délimite le pays berbère à l'est.
Ayant conservé leurs us ainsi que leurs coutumes antéislamiques, ils continuent de parler leur langue, le tamazight, un parler très proche du kabyle algérien.
Le calendrier solaire proto-berbère
Enfin, les proto-berbères utilisaient un calendrier solaire lié à l'agriculture, comme le font les Berbères des Aurès, de Kabylie ou d'autres contrées habitées par leurs frères. Le calendrier rendait compte du renouveau de la végétation, élément essentiel de la vie quotidienne, et les phénomènes climatiques étaient soigneusement gardés en mémoire. Trois saisons de 120 jours chacune représentaient l'hiver, le printemps et l'été, soit 360 jours.
Art rupestre saharien et faune ancienne
Les conditions climatiques actuelles admettent une certaine vie dans le massif central saharien, quant à sa partie méridionale comprise entre l'Aïr (Niger) et l'Ennedi (Tchad). Il serait utile de rappeler qu'entre -7 500 et -5 000, des lacs immenses recouvraient le Ténéré, renfermant des algues microscopiques qui, consolidées après -5 000 sous la forme d'une diatomite (une roche friable), permirent leur datation.
Le massif central du Sahara abritait entre -7 500 et -6 000 une faune qui attira les chasseurs. Ceux-ci laisseront des gravures (sud-oranais, Tassili, Fezzan...) parfois même en grandeur nature. Ces dessins représentent des éléphants, des rhinocéros, des girafes et même des hippopotames, prouvant l'existence de ces animaux à une époque très lointaine.
Les peintures rupestres du Tassili
Au Tassili par exemple, des peintures abstraites jalonnent des façades naturelles de roches. On y trouve des hommes à têtes « rondes » mais significatives tout de même. Ces représentations datent de la plus grande humidité du Sahara central, qui dura rappelons-le de -7 500 à -5 000.
La démonstration de l'art du chasseur proto-berbère est antérieure à l'apparition du peuple égyptien. La poterie retrouvée dans des sites est datée du 6ᵉ millénaire. Ils sont tous situés dans la région du Sahara central proto-berbère, excepté le Maroc. Le nord de la Berbérie (Algérie, Tunisie, Libye) présente les plus anciens sites découverts, datés seulement du 5ᵉ ou 4ᵉ millénaire. Ceci prouve encore que les Berbères habitaient en majorité le Sahara humide.
Évolution climatique et populations pastorales
La situation climatique du Sahara méridional commençant à s'assécher, des savanes herbeuses à végétation méditerranéenne coupées de marécages verront le jour. Des pêcheurs négrides venus du sud s'y établiront : ne pratiquant pas l'agriculture, ils excellaient dans la poterie.
La faune commencera alors à se modifier. Des gravures découvertes montreront ainsi des chèvres et des bœufs à côté des éléphants qui disparaissaient peu à peu. La phase pastorale antique de l'art rupestre saharien a effectivement pris naissance vers -5 500 au Tassili et au Tadrart. L'homme entamera dès cette époque la pratique de la domestication de certains animaux (chèvres, bœufs...).
En 4500, des troupeaux, dont la présence est attestée par des peintures au Sahara central, feront partie du vécu de cette population proto-berbère.
Les trois grands groupes de population vers 3200
Vers 3200, c'est-à-dire au début de l'histoire égyptienne, trois grands groupes de population saharienne seront identifiés :
- Les pasteurs Éthiopides cohabitant avec les Négrides qui occupent de nos jours une large bande désertique entre le 21ᵉ et le 17ᵉ parallèle, c'est-à-dire depuis la vallée du Nil entre la 2ᵉ et la 3ᵉ cataracte jusqu'à la limite de l'Aïr (nord-est du Niger actuel).
- Les chasseurs proto-berbères méditerranéens nomadisant dans le Sahara septentrional.
La spécialité technique de chacun d'eux (pasteurs, pêcheurs, chasseurs) a engendré des échanges qui n'ont pas été bien évidemment à sens unique.
Le culte du dieu-bélier Amon
Quant au culte, le dieu-bélier « Amon » que l'on retrouve aussi bien chez les Égyptiens que chez les proto-berbères laisse penser à ses cornes et ses rayons, que nous révèle l'histoire du peuple hébreu dans « les cornes et les rayons de Moïse ». Ceci démontrerait que les Juifs ont joué un rôle très important dans le peuplement de l'Afrique. C'est pour cela que les Juifs et les premiers Berbères qui ont vécu ensemble l'ont été dans une harmonie parfaite.
Contacts entre civilisations proto-berbères et méditerranéennes
Le Sahara central représentait depuis le 7ᵉ millénaire un foyer de peuplement très important du continent africain. Des contacts ont d'autre part été tissés entre les populations proto-berbères et les habitants du Nil. Des civilisations très avancées ont existé à cette époque en Égypte.
Des contacts humains ont également existé entre les premières cités et les occupants du littoral méditerranéen (Crète, Sicile, Sardaigne, Corse, Malte...). Les liens entre les ancêtres des actuels Imazighen (pluriel d'Amazigh qui signifie « hommes libres ») ont été rendus possibles par les nombreuses vallées sèches qui demeuraient vivantes.
Le Sahara septentrional a subi un peuplement dense durant ces trois millénaires, en particulier dans la région du Ténéré (nord du Niger actuel). Toutefois, ces habitants n'étaient pas des proto-berbères mais plutôt des Négrides qui fuiront plus au sud dès le tarissement de cette région, lent depuis 2000 ans.
La civilisation néolithique du Ténéré
Au début du 3ᵉ millénaire, taillant la pierre, des populations vivaient au bord des lacs et des marécages. L'étendue des sites préhistoriques découverts fait penser que ces populations, principalement proto-berbères et négrides, vivaient dans l'abondance alimentaire. Elles connaissaient aussi la conservation des produits de la chasse et de la pêche qu'elles gardaient dans des jarres.
Elles stockaient des graines qu'elles réduisaient en farine grâce à un matériel de broyage adéquat composé de pilons, de meules dormantes et de mortiers. Ces graines provenaient de la cueillette de graminées sauvages que ces populations savaient reconnaître comestibles. Des céréales cultivées laissent penser que les proto-berbères ont inventé l'agriculture.
Des sites tels que celui de Méniet, situé dans le Hoggar (habité aujourd'hui par les Berbères Touaregs), renferment tout un matériel de broyage dont des haches qui servaient de houes. La civilisation néolithique du Ténéré, datée au carbone 14 à -2520, a été la première région à subir les affres de l'aridité rapide au milieu du 3ᵉ millénaire.
Migrations proto-berbères et négrides
Les Ténéréens proto-berbères et négrides se déplacent vers l'ouest (pour les proto-berbères) et le sud (pour les négrides). Ces derniers donneront d'ailleurs naissance aux diverses familles qui peuplent l'Afrique dite « noire » (nigéro-congolaise, adamoua occidental, bantoue...).
Le Tassili et le Hoggar ont connu d'autre part leur peuplement vers -2000, soit 500 années après celle du Ténéré. Les populations qui s'y installèrent seraient venues de la côte nord-africaine, et le dessèchement du Sahara les a poussées à rejoindre cette région, peuplée de nos jours par des Berbères.
Les descendants actuels des proto-berbères
Aurès, Kabylie, Chenoua, Mzab (Algérie), Rif, Atlas, Souss (Maroc) renferment de nos jours les descendants des proto-berbères.
À l'ouest de la région de l'actuel Tchad, les descendants des Ténéréens quitteront au 2ᵉ millénaire le Sahara devenu hostile à toute vie humaine et même végétale. Ils s'installeront au sud du massif de l'Aïr, au Talak et dans l'Azaouaq, des régions habitées de nos jours par les ancêtres des Touaregs qui les chassèrent plus au sud.
Les Négrides ténéréens donneront naissance aux premiers Africains que l'on dénomme aujourd'hui « Haoussa », une ethnie qui occupe le sud du Niger et le nord du Nigeria.
L'Azaouaq et les routes sahariennes
L'Azaouaq, chevauchant l'actuelle frontière séparant le Niger du Mali, sera « colonisé » par des hommes venus du Hoggar et du Tassili par les vallées de direction nord-sud. Plus à l'ouest, la vallée de Tilemsi qui relie le Niger à Gao (Mali) constitue également une autre ligne nord-sud liant le massif central saharien proto-berbère aux Négrides ténéréens.
Au Mali enfin, des vestiges retraçant les pêcheurs du néolithique existent au nord de ce pays, non loin de la ville d'Araouane.
Mauritanie néolithique et invention de la métallurgie du fer
La Mauritanie est représentée par l'Aouker et le Tagant, qui se trouvent à l'extrême ouest de ce jalon des sites néolithiques. Le premier cité (Aouker) démontrera même que l'agriculture a existé au lieu-dit Tichitt Walata vers -1000.
Il serait également possible d'affirmer que des fragments de fer ont été découverts dans de la poterie. Ceci suppose donc que les proto-berbères ont également inventé la métallurgie du fer dès -1240. Des harpons et des pointes en fer ont été mis au jour par d'éminents chercheurs à la fin des années 1960.