
Les croyances de la wicca sont à la fois simples et complexes, fondées sur une philosophie autant que sur des convictions véritables.
Je tiens à préciser que tout ce qui sera dit par la suite (exception faite du premier paragraphe) viendra de ma tradition propre et ne sera donc pas forcément représentatif de l'ensemble des traditions wiccanes. En effet, la wicca n'est pas une religion figée : elle évolue selon ses pratiquants et seuls quelques points demeurent, comme nous allons le voir dans le premier paragraphe.
La règle wicca : « Fais ce que voudras »
... Mais ne blesse personne.
Une phrase connue de tous les pratiquants wiccans, elle est notre philosophie et la base de nos actions. Cette phrase, plus qu'une incitation à la non-violence, se veut un appel à la responsabilisation. Si un wiccan le voulait, il pourrait frapper autrui et lui faire du mal ; aucun châtiment divin, aucune punition ne s'ensuivrait, excepté celle qu'il s'imposerait lui-même par le remord et la culpabilité ressentis. Il s'agit de la première, la plus importante et la plus difficile — à mes yeux — des leçons apprises par un wiccan véritable.
La seconde base de nos croyances est l'existence de la déesse mère et du dieu cornu, son père/mari/enfant.

Les divinités de la wicca : déesse mère et dieu cornu
La déesse mère et le dieu père sont le fondement de nos croyances. Pour les uns, de véritables divinités ; pour les autres, des symboles des énergies duelles de notre monde.
Le dieu père et la déesse mère sont partout, en nous, autour de nous. De fait, chaque chose est reliée à toutes les autres par son lien envers les dieux, et les actions effectuées envers un aspect quelconque de notre univers se reflètent sur chaque autre aspect du même univers. Ainsi la douleur engendre la douleur et le bien-être engendre le bien-être. Tout est un, comme le répètent certains d'entre nous.
La déesse vieillit puis rajeunit chaque année, au rythme des lunes croissantes et décroissantes. Nous lui connaissons trois formes : la jeune fille, la mère et la vieille femme. La naissance, la vie et la mort.
Le dieu père naît et meurt chaque année. Né à l'arrivée du printemps, il grandit, aime la déesse et la féconde avant de dépérir puis de mourir. L'année suivante, il naîtra de la déesse pour la féconder de nouveau. Ici il n'est nullement question d'inceste, mais du renouvellement de la nature et de son cycle éternel : printemps, été, automne et hiver.
Ces énergies, représentées par les divinités, sont tout à la fois identiques et duelles. Ainsi notre déesse représente l'eau quand notre dieu représente le feu, l'air « contre » la terre, etc.
Ces énergies sont à la base de notre magie, à découvrir dans les prochains paragraphes.

La pratique de la magie wicca
Un dieu et une déesse, tous deux symboles des énergies de notre monde. Ces énergies nous parcourent, existent autour de nous, relient chaque aspect de la création aux autres.
La magie naît de la capacité du wiccan à manipuler ces énergies, capacité acquise souvent au terme de mois de méditation et d'observation de la nature. La magie ne vient pas comme un don : elle s'apprend, s'étudie et se perfectionne.
La magie n'est pas, pour nous, un acte surnaturel ou paranormal ; elle est une action naturelle, une interaction entre notre esprit et le monde qui nous entoure. En tant que tel, elle demande des efforts de volonté et de concentration souvent épuisants.
Pour effectuer un acte magique, certains ont mis au point un ensemble de rites et de textes à réciter, ceux-ci permettant de se concentrer sur le but plus facilement et ainsi d'accéder à la symbiose entre environnement et esprit.

Vie quotidienne et fêtes religieuses d'un wiccan
La vie religieuse d'un wiccan n'est pas très différente de la vie de chacun. Exception faite de notre vœu de non-violence, nous mangeons la plupart du temps de tout, prônons l'égalité des sexes (encore que certaines traditions wiccanes extrémistes prônent une société matriarcale, heureusement elles sont rares).
La seule indication permettant de reconnaître un wiccan se trouve dans les huit fêtes religieuses qu'il célèbre. Huit fêtes basées sur le cycle naturel, célébrées la plupart du temps entre membres d'une même tradition ou encore entre pratiquants d'une même ville. Les décrire ici serait un peu long, même en simplifiant énormément ; je vous inviterais donc à jeter un œil aux pages les décrivant sur le site de miss Slim Shady, plus complet que je ne pourrais l'être en un seul article.
Je préciserais juste que chacune de ces fêtes se réfère au parcours du dieu cornu, de sa naissance à sa mort, et que chacune est donc basée sur un thème précis sans pour autant être tout à fait figée, chacun y apportant ses propres sensibilités...

La mort et la réincarnation dans la wicca
La mort, seule égalité parfaite entre les hommes, est pour nous une simple étape, une transition qui nous permettra d'évoluer et de nous améliorer lors de notre vie suivante.
Notre but, dans chaque vie, est de parvenir à nous améliorer moralement jusqu'à devenir des hommes éclairés. L'homme éclairé devient un guide pour les autres, tente de les pousser vers la sagesse et de les mener au rang d'hommes éclairés eux-mêmes. Ce rang pourtant n'est pas le dernier : une fois l'homme devenu un être éclairé, il doit encore évoluer et apprendre de vie en vie jusqu'à devenir un homme complet, sortant du cycle des réincarnations pour accéder à un « paradis », un univers plus élevé spirituellement et donc « meilleur ». Dans cet univers, l'homme complet vivra heureux et au-delà de tout souci, mais, comme je l'ai déjà dit, y accéder est long et difficile.
Autre point important : pour nous, l'enfer n'existe pas, il est en nous et c'est en en sortant qu'on obtient le droit d'accéder au « paradis ».
Je vais m'arrêter là pour cet article, mais prochainement je m'attaquerai à traiter nos rites et notre magie de façon plus détaillée.
À bientôt j'espère.