Le 10 août 1901, Moberly et Jourdain ont affirmé vivre une expérience paranormale de rétrovision au Petit Trianon, dans le parc de Versailles. Elles ont décrit des figures en costume d'époque ainsi qu'un sentiment d'oppression, de panique et de détresse inexplicable. Leur récit a été publié en 1911 sous le titre "An Adventure".

Le pavillon chinois et la légende de Versailles
Un plan de 1774 montrant un pavillon chinois a été présenté comme confirmant le récit des deux femmes. Au XXe siècle, d'autres témoignages similaires ont été recensés à Trianon, alimentant la légende du lieu.
L'explication des sceptiques
Les critiques attribuent l'expérience à une confusion née de la chaleur, de la fatigue et de facteurs psychologiques. Ils soulignent que des détails ont été ajoutés a posteriori. Pour eux, rien ne prouve un phénomène paranormal.
Le déjà-vu, quand le cerveau fait glisser le temps
Le sentiment de revivre une scène, souvent rapproché des glissements temporels, touche environ 70% de la population. Une première explication neuroscientifique liait ce déjà-vu à un dysfonctionnement du lobe temporal produisant un faux souvenir. Une étude par imagerie à résonance magnétique de 2016 contredit cette thèse : elle suggère que le déjà-vu est un mécanisme de vérification de la mémoire situé dans le lobe frontal, et non un faux souvenir.
Squeezie et la vague paranormale francophone
Le créateur YouTube Squeezie popularise le paranormal et les histoires effrayantes auprès du public francophone jeune. Il renouvelle l'intérêt pour des récits comme celui de Trianon.

D'autres lieux français suscitent des récits de portails temporels, comme le Lac de Paladru. Les archives du GEIPAN recensent par ailleurs des milliers de témoignages paranormaux en France.