
Une rencontre terrifiante en forêt
Je m'appelle Denis et je suis collégien à Largentée. Je vais vous raconter mon histoire, qui a eu lieu dans la forêt de Fontainebleau, près de Paris. Je m'y promenais un soir de printemps, seul dans cette forêt plongée dans l'obscurité. Une brise fraîche balayait mes cheveux qui se collaient contre mon visage, tandis qu'une fine pluie me rafraîchissait la face. De mes yeux noirs, j'analysais la bâtisse qui se tenait devant moi.
J'aperçus de la lumière et une ombre contre le mur. Je m'approchai peu à peu. Au fur et à mesure que j'avançais, l'ombre disparaissait et l'éclairage diminuait à son tour. Je sentis un souffle sur mon cou—une haleine chaude qui me glaçait le sang. Un simple murmure suffit pour me faire réagir. Je me suis retourné brusquement et me suis retrouvé face à ma pire frayeur : une créature étrange habillée de façon horrifiante, ressemblant à un moine volant aux yeux rouges. Sa tenue d'un blanc presque impeccable était une sorte de tissu entre le satin et la soie.
Un fantôme. Un vrai fantôme. Juste devant moi.
Aucun son ne sortit de ma bouche. Je n'arrivais plus à respirer du tout. Je m'aperçus qu'il avait tendu ses mains vers son cou. « Comment peut-il m'étrangler ? Il n'a pas de corps ! » Et pourtant, je me sentais lentement me vider de toute énergie. L'envie de dormir me prenait. Je n'avais même pas l'envie de me débattre. C'était doux. Oui, dormir... pourquoi pas ? Et peu à peu, j'ai glissé à terre, sans connaissance.
Le fantôme et l'âme
Ce fantôme ricana un instant quand il aperçut mon âme sortir de mon corps. À mon tour, j'ai ricané pour lui montrer qu'il n'était pas si fort que ça. Ensuite, je suis à nouveau rentré dans mon corps et j'ai repris peu à peu connaissance. Une fois réveillé, je vis à nouveau ce fantôme et je me suis mis à courir de toutes mes forces en essayant de trouver de l'aide.
C'est alors que j'ai vu au sol des dizaines de corps d'adolescents. Malgré la répugnance que cela m'inspirait, je me suis aventuré parmi les cadavres—enfin, je le croyais, jusqu'à ce qu'une tête se tourne vers moi. Soulagé, j'ai accouru vers ce mystérieux inconnu. Il ne répondit pas à mes appels. Intrigué, je me suis penché vers lui en le secouant et j'ai senti un insecte monter sur ma main.
J'ai retiré vivement mes doigts et j'aperçus un cafard d'une taille impressionnante. J'ai secoué ma main de toutes mes forces tandis qu'un rayon de lune éclaira le visage de l'étranger. J'ai à nouveau poussé un cri. L'homme était en décomposition. Je regardai attentivement son visage et j'aperçus des asticots. Ce qui le tenait debout était la souche d'un arbre.
La maison mystérieuse
Je fis deux pas en arrière et repris ma course interminable. J'arrivai à une maison que j'apercevais au loin et j'ouvris la porte pour y rentrer. J'ai visité la maison en essayant de ne pas me faire repérer par ce monstre aux yeux rouges. La maison avait trois étages. Je visitai les deux premiers et j'ai hésité pour le troisième.
En haut de l'escalier se trouvait une porte de bois ancien. Finalement, je suis monté au troisième étage et j'ai poussé la porte. J'entendis un enfant pleurer. Je me suis approché lentement pour ne pas passer à travers le plancher qui risquait de casser sous mon poids. Plus j'avançais, plus le bruit était fort. Je vis ensuite l'enfant qui était en larmes.
Je lui dis : « N'aie pas peur de moi. »
Il s'éloigna comme si une chose lui faisait peur et il se mit à hurler. Je sentis à mon tour une présence froide derrière moi. Je me suis retourné à grande vitesse et je vis la même créature qui m'avait poursuivi dans la forêt.
Fiona et la fuite
J'ai couru vers l'enfant et je lui ai tendu ma main qu'il saisit aussitôt. Il m'a dit :
« Sauve-moi, s'il te plaît.
— Oui, mais comment t'appelles-tu ?
— Je m'appelle Fiona.
— Comment es-tu arrivée là ?
— Je me promenais avec mes frères et sœurs quand le monstre qui se trouvait derrière toi nous a poursuivis dans la forêt. Je l'ai vu tuer mes frères et sœurs.
— Ce sont les corps de tes frères et sœurs dans la forêt ?
— Oui, ce sont eux ! Mais partons. »
Elle avait répondu à toutes mes questions en courant. Le monstre était toujours après nous. Nous étions à 500 mètres de la maison quand j'ai vu un vélo soigneusement posé sur le tronc d'un arbre. Je l'ai pris et je suis monté dessus avec Fiona sur mes genoux. Je pédalai de toutes mes forces, tandis que Fiona était toujours terrorisée.
Nous arrivâmes sur une route déserte. Toujours poursuivi par ce monstre, je pédalai comme je le pouvais pour le semer. Je vis des immeubles et le monstre se mit à ralentir comme s'il ne pouvait aller plus loin. Nous vîmes ensuite le monstre disparaître. Alors, nous nous sommes empressés de rentrer dans un immeuble éclairé.
Le sauvetage
Une vieille femme nous a accueillis chez elle. Elle nous a demandé ce qui nous était arrivé. Nous lui avons raconté tout et elle a pris son téléphone pour appeler la police. Elle nous a offert à manger et, une heure après, la police était là pour nous ramener chez nous.
Depuis ce jour, je n'ai plus jamais remis les pieds dans cette forêt et Fiona a fait de même. Elle et moi avons gardé de très bonnes relations. Nous sommes les meilleurs amis du monde désormais.
FIN