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Paranormal

Loups garous

De la terrifiante Bête du Gévaudan aux mythes antiques, explorez l'histoire des loups-garous, la lycanthropie et les légendes qui hantent nos nuits de pleine lune.

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La Bête du Gévaudan : histoire et légende

Il n'y a pas si longtemps, j'ai lu deux romans de Mireille Calmel : Le Bal des Louves, la Chambre maudite et Le Bal des Louves, la Légende d'Isabeau. Ils racontent l'histoire d'une famille de filles portant la marque des louves... Certaines de ces filles peuvent se changer en louves les nuits de pleine lune ! L'auteure affirme que ces faits sont véridiques.

De plus, un ou deux siècles plus tard, dans la même région, apparaissait la Bête du Gévaudan. Cela pourrait donc être l'une de leurs ancêtres, mais bien sûr, ce ne sont que des suppositions.

Qui était la Bête du Gévaudan ?

La rumeur se répandit comme la foudre. Dans toute la Haute-Loire, région du sud de la France, les gens se déplaçaient avec défiance et verrouillaient leur porte pour se protéger du démon malveillant qui rôdait dans la campagne à la nuit tombée. Le corps d'une jeune fille avait été découvert à l'orée de la forêt de Mercoire, à quelques kilomètres au sud de Langogne, littéralement déchiqueté. Le loup avait encore frappé...

On disait que la bête responsable de ce méfait était d'un autre monde, avait la taille d'un taureau, de grandes griffes dures comme de l'acier et des oreilles pointues ressemblant aux cornes du diable. Son poil était rougeâtre, avec une bande noire sur l'échine – du moins, c'est ce que les gens disaient, car personne ne l'avait vue ou n'avait survécu à cette vision pour en parler.

Les premières victimes de la Bête

La première victime du loup fut une fillette de 14 ans retrouvée égorgée le 3 juillet 1764. Une semaine plus tard, ce fut le tour d'une autre. En août, la bête dévora presque entièrement un garçon de 15 ans et en septembre, on compta deux nouvelles jeunes filles, une femme et un autre garçon. Ces atrocités se déroulèrent toutes dans la région boisée du Gévaudan, et dans chacun des cas, le cœur de la victime avait été dévoré.

Fin septembre, les habitants du Gévaudan sont en proie à la terreur. Les loups s'attaquent généralement aux moutons et au bétail, mais rarement à l'homme – ou alors seulement au cœur de l'hiver quand la faim les rend féroces.

Les battues et l'espoir déçu

En réponse à un appel désespéré du maire de la ville, 40 dragons arrivent à Langogne et ratissent pendant plusieurs jours les bois du Gévaudan sans repérer de loup. Les gens commencent à respirer, peut-être la bête a-t-elle quitté la région.

Puis, le premier jour d'octobre, une enfant de 12 ans est attaquée et sauvagement mutilée près de sa maison dans la région de Saint-Chély-d'Apchier. Le 7 octobre, deux petites filles sont encore tuées ; une semaine plus tard, c'est le tour d'une femme de vingt ans.

Le gouverneur de Languedoc donne l'ordre d'interdire aux femmes et aux enfants de travailler seuls aux champs, et organise une battue de grande envergure pour capturer la bête. Les semaines suivantes, des soldats et des paysans armés tuent plusieurs loups – mais aucun ne ressemble à la bête.

Jean Chastel et la balle en argent

Le 12 janvier 1765, la bête connaît sa première défaite près de Villeret-d'Apchier. Conduit par un enfant de 12 ans, André Portefaix, un petit groupe attaque la bête en essayant de la toucher aux yeux. L'un d'entre eux l'atteint à la mâchoire et l'oblige à lâcher prise. Finalement, saignant de ses profondes blessures, l'animal prit la fuite.

Le roi promit 6 000 livres à celui qui en viendrait à bout. Une nouvelle rumeur enflamma les campagnes : la bête était un loup-garou ! On affirmait que l'homme qui se changeait en créature infernale avait été capturé. Il s'appelait Jean Chastel.

La fin de la Bête du Gévaudan

Le 19 juin 1767, une petite armée s'enfonce dans la forêt. Parmi ses hommes se trouve Antoine Chastel, le père de Jean Chastel. Il serre son mousquet contre son cœur – une arme chargée avec un projectile en argent, fabriqué par ses soins.

Débouchant sur une grande clairière, Chastel s'assied sur une souche d'arbre et attend en feuilletant son livre de prières. Soudain, la bête apparaît en bordure de la clairière. Chastel pose un genou à terre et pointe son mousquet sur la bête, visant l'endroit vulnérable, juste derrière la patte avant gauche. L'écho de la détonation se répercute d'arbre en arbre. Quand la fumée se dissipe, la bête gît sur le flanc.

Aujourd'hui encore, plus de deux siècles après que le projectile en argent d'Antoine Chastel mit fin à l'existence de cette créature, la véritable nature de la Bête du Gévaudan reste enveloppée de mystère. Combien de personnes furent tuées pendant ces trois années de terreur ? On ne le saura jamais avec précision, mais les annales de la région en dénombrent au moins 75, auxquelles il faut ajouter 30 personnes grièvement blessées ou mutilées.

Source : dark-stories.com

Origines et mythe du loup-garou

Beaucoup de récits liés au loup-garou prennent leurs racines dans la réalité. La difficulté est surtout de faire la part entre les faits réels et les affabulations. Histoire et légende se mêlent étroitement.

Le mythe du loup-garou est fort ancien et commun à de nombreux peuples. Dès le Ve siècle avant notre ère, Hérodote relate que les Grecs qui s'établirent sur les bords de la mer Noire considéraient les habitants de ces contrées comme des magiciens capables de se métamorphoser en loups.

À partir du XVe siècle, le mythe se transforma en superstition religieuse. On fit état de philtres et d'onguents magiques ainsi que de pactes avec le Diable. La rigueur des hivers à la fin du Moyen Âge et la crainte du loup, encore très présent dans les forêts d'Europe, peuvent expliquer l'« épidémie » de loups-garous qui se produisit à cette époque.

La lycanthropie : explication psychologique

Un homme ne peut en aucun cas se transformer en loup. Par contre, certains malades se croient capables d'une telle métamorphose. Le terme lycanthropie désigne en psychanalyse une affection dans laquelle le patient s'imagine être un loup.

Ce n'est qu'une hallucination car le malade ne présente bien sûr aucune métamorphose. Mais cette maladie explique les aveux dans certains procès. La croyance dans la lycanthropie peut également tirer son origine d'une maladie génétique qui se manifeste par une pilosité faciale excessive.

Gilles Garnier, un loup-garou cannibale

Au XVIe siècle, une véritable psychose règne dans les campagnes. Des procès sont organisés et de nombreuses personnes sont exécutées car accusées de se transformer en loup. L'un des plus célèbres se déroule en Franche-Comté en 1574. On y juge Gilles Garnier, accusé d'avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s'être transformé en loup.

Les « loups-garous » étaient assimilés aux sorcières et condamnés au bûcher. En un peu plus de 100 ans, on a enregistré, seulement en France, 30 000 procès de loups-garous.

Source : dinosoria.com

Comment devient-on loup-garou ?

Selon certaines croyances, il faut discerner deux formes de mal :

  • Le premier cas est voulu : il s'agit d'un individu malfaisant qui choisit de pactiser avec le diable pour se changer en loup.
  • Le deuxième cas est involontaire : il s'agit d'un homme blessé par un loup-garou, dont le sang et la salive contiennent les germes du mal.

Les 5 formes de transformation

Trop de gens pensent qu'il n'existe qu'une forme de loup-garou, mais c'est une erreur : il existe 5 formes de transformation.

  1. L'Hommide : l'homme à l'état normal, mais infecté. Ses sourcils se rejoignent au-dessus du nez, ses canines sont plus développées, ses cheveux sont épais.
  2. Le Galbro (homme-loup) : première étape de mutation. Son poids augmente de 25 %, son corps se couvre de poils, ses mains deviennent griffues.
  3. Le Crinos (loup-garou) : la forme la plus connue. Le poids augmente de 100 % et la taille de 25 %. Un homme de 1,80 m devient une créature de 2,25 m.
  4. L'Hispo (quasi-loup) : forme intermédiaire, il se déplace à quatre pattes.
  5. Le Lupus (loup) : forme finale, l'aspect général est celui du loup commun.

Comment tuer un loup-garou ?

La méthode la plus connue reste la balle en argent, plus efficace qu'une balle bénite. Il existe aussi deux autres méthodes efficaces : la décapitation et le feu.

Source : a525g.com

La métamorphose dans les mythes et la littérature

La notion de métamorphose est insaisissable : permanente et universelle, elle échappe à toute définition. La graine se change en fleur, l'œuf fécondé en être vivant, l'enfant en adulte.

Un mythe de création du monde

Le mythe de la métamorphose est d'abord un mythe étiologique : il a pour fonction d'expliquer le monde. Ainsi, à l'origine de telle plante, de telle pierre ou de telle rivière, il y aurait la transformation d'une divinité.

Les deux visages de la métamorphose

Dans le monde antique, la métamorphose est courante et plutôt positive. Mais dans le monothéisme judéo-chrétien, elle apparaît doublement coupable : elle met en cause la séparation des espèces voulue par Dieu et constitue une régression infamante.

C'est aux XVIe et XVIIe siècles que la lycanthropie connaît son « âge d'or ». Les métamorphoses comprises comme irruption de la bestialité ouvrent des perspectives nouvelles : la métamorphose devient fantasme, vision, puis expérience intérieure.

Source : cndp.fr

Légendes de loups-garous à travers le monde

Lycaon, le roi d'Arcadie

La légende de Lycaon : cet homme était le roi d'Arcadie qui organisa un jour un banquet. Parmi ses invités se cachait Zeus. Il décida de le démasquer en tuant son fils le plus jeune et de préparer un repas avec sa chair. Zeus, furieux, transforma le roi en loup.

Le lac et la métamorphose

Selon Pline le Jeune, la métamorphose s'opérait quand un homme ayant du sang sur les mains traversait à la nage les eaux d'un lac : il devenait un loup, condamné à errer pour une période de neuf ans.

Jacques Rollet, le loup-garou de Paris

Des paysans découvrirent le corps ensanglanté d'un jeune garçon. En poursuivant les bêtes, ils tombèrent sur un homme à demi nu nommé Jacques Rollet. C'était un simple d'esprit qui se prenait pour un loup. Il fut enfermé dans un asile d'aliénés.

La femme-loup

Boguet raconte qu'un chasseur fut attaqué par un loup énorme, auquel il coupa la patte droite. En ouvrant sa gibecière, il trouva non pas une patte, mais une main portant un anneau que le gentilhomme reconnut comme celui de sa femme.

Le fiancé disparu

Jeunes et vieux fêtaient la fin des moissons quand un hurlement terrifiant retentit. Un loup gigantesque emporta l'une des filles du village. Le fiancé avait disparu... pour réapparaître des années plus tard, transformé par une sorcière.

La femme loup-garou de Léogâne (Haïti)

Si vous vous rendez un jour à Léogâne, derrière le cimetière, vous verrez un tombeau étrangement fleuri. Toutes les nuits, le lieu change de parure.

Il était une fois une vieille femme nommée Yaya qui vivait seule. On lui attribuait la responsabilité de tous les décès d'enfant. Les enfants criaient : « Yaya loup-garou, Yaya loup-garou ! » Son visage restait impassible.

Un jour, Ti Louce, une femme qui rêvait d'avoir une fille, croisa Yaya. Peu après, elle perdit son bébé. Deux ans, trois ans, six ans passèrent sans qu'elle puisse être à nouveau enceinte.

Puis vint un cyclone nommé Inès. Une pièce de tôle arrachée d'une toiture atterrit sur la vieille femme qui mourut sur le coup. Neuf mois après la mort de Yaya, Ti Louce accoucha d'une petite fille.

Personne n'assista aux obsèques de Yaya, sauf les croque-morts. Mais le lendemain, un monticule de fleurs recouvrit sa tombe. Les lépreux y viennent demander grâce et s'en vont guéris. La fille de Ti Louce, atteinte d'une maladie incurable, recouvra la santé après avoir visité la tombe.

Léogâne, qui avait rendu la vie difficile à Yaya, s'est réconciliée avec elle dans la mort. Elle est devenue la protectrice de la ville.

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mily29
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