
Voici le témoignage d'un père de famille parisien qui a vécu une EMI lors d'une grave hémorragie :
« J'ai eu tout d'abord l'impression de circuler très vite dans un espace avec des prismes colorés qui défilaient autour de moi. Je suis arrivé dans un espace nimbé de lumière douce et brillante, avec une ambiance d'amour. J'ai eu le sentiment d'entrer en communication avec une entité aimante. J'ai eu la surprise de constater que ce contact s'effectuait dans une langue inconnue que je comprenais. J'ai dû lui raconter ma vie, et j'ai été jugé sur le bilan : le jugement était favorable. J'ai ressenti une lucidité extrême, un sentiment d'omniscience et de superconscience, j'ai eu l'impression de parler toutes les langues, de tout connaître. J'ai vu alors mes deux enfants se tenant par la main, nimbés de lumière (avec environ 4 ou 5 ans de moins). Ils se tenaient de façon statique... Je n'ai eu alors plus qu'une envie : revenir parmi les miens. Un message est resté dans ma mémoire "il faut aller au bout de soi-même, au bout de ses capacités sur terre, ne gaspille pas tes talents et partage-les avec les autres". J'ai ensuite fait des efforts colossaux pour m'accrocher à la vie, j'ai eu l'impression de sortir d'un puits. Lorsque je suis revenu au monde, on s'agitait autour de moi, je ne pouvais plus parler ni ouvrir les yeux, je ressentais pourtant les pensées et émotions de chacun. La première image en réanimation a été celle d'un arbre sur le ciel gris et sur Paris vu au lointain, j'ai regretté alors mon retour. Une dépression a suivi malgré le bonheur de retrouver ma famille qui ne voulait pas entendre mes "délires"... J'ai ainsi oublié beaucoup de mes messages et impressions par défaut de verbalisation... »
Perte de conscience brutale : un témoignage d'EMI

À présent, un nouveau témoignage, celui d'une personne qui décrira elle-même sa situation dramatique :
« Je suis sujet à de l'hypotension orthostatique : quand je passe d'une position couchée ou assise à la position debout, il arrive que le sang reflue de ma tête vers le bas du corps pendant quelques secondes, ceci de manière plus ou moins forte. Ce phénomène est éventuellement accentué par la chaleur, la fatigue et la rapidité du changement de position. Cela se traduit par un trouble de la vision ou de l'équilibre et peut même aller jusqu'à la perte de conscience, même si cela ne dure que quelques secondes.
C'était l'heure de la sieste, après le déjeuner. J'étais sur mon lit en train de lire lorsque l'un de mes camarades me demanda de lui prêter un stylo. Je me suis levé aussitôt pour en prendre un en haut de mon étagère de rangement. Comme le stylo était tout en haut de l'étagère, je me suis aidé en grimpant sur les rayons, mes pieds se retrouvant à environ 1 mètre du sol.
Au moment de saisir le stylo, j'ai fait une forte hypotension et, pour ainsi dire, "les lumières se sont éteintes". Je suis tombé dans l'inconscience avant même de toucher le sol. J'ai juste le souvenir du bruit sourd qu'a fait ma tête lorsqu'elle est entrée en contact avec le sol mais sans aucune sensation physique ou de douleur.

La chute en elle-même n'était pas problématique. Ce qui l'était davantage, c'est que le choc de ma tête contre le sol avait précipité ma langue dans ma gorge et que, bien qu'inconscient, j'étais en train de m'étouffer, pris de convulsions.
Pendant ce temps-là, sans avoir aucune conscience de ce qui se passait, j'avais une impression de grande tranquillité. Tout d'abord, j'ai eu droit au flashback de toute ma vie passée. On aurait dit des diapositives bombardées à toute vitesse sans interruption. À mon grand étonnement, je revoyais des épisodes de ma vie que j'avais totalement oubliés.
J'ai eu l'impression que cela a duré entre 40 minutes et une heure. Ensuite, j'ai ressenti une grande sérénité, une grande tranquillité. Un peu comme si j'étais déconnecté de mes cinq sens, sans aucune perception du monde extérieur. Je ne voyais rien, n'entendais rien, ne sentais rien, ne touchais rien. En résumé, une grande paix intérieure, avec l'impression de se fondre progressivement dans le néant, presque de ne plus exister.
Ensuite, j'ai rouvert les yeux pour découvrir une dizaine de personnes qui me regardaient sans que je comprenne pourquoi. On m'expliqua alors ce qui m'était arrivé : la chute, la langue avalée, les convulsions, le fait que l'un de mes camarades ait réussi rapidement à me tirer la langue de la gorge. Quand j'ai demandé combien de temps avait duré mon inconscience, on me répondit une dizaine de secondes tout au plus, à mon grand étonnement. J'avais l'impression d'être parti pendant au moins une heure.
Par la suite, j'ai regretté de ne pas avoir noté les flashs qui m'étaient revenus car leur mémoire s'est évaporée en quelques jours. Je me souviens encore du phénomène mais plus du contenu des flashs. »
Témoignage d'EMI extraordinaire : Mary Ann F.

Pour finir, le troisième témoignage est celui de Mary Ann F., une citoyenne new-yorkaise qui traversa une période difficile dans sa vie. Elle a élevé ses frères et sœurs (c'était l'aînée) pour ensuite élever sa propre famille de 13 enfants. Maintenant, elle s'occupe aussi de ses petits-enfants. Elle a subi un grave accident de voiture, et c'est ainsi qu'elle a vécu son EMI. C'est pour moi la description la plus incroyable... !
« Je me souviens que j'ai été éjectée de l'auto et que ma tête a percuté le détroit. J'ai perdu conscience. La première chose dont je me souviens, c'est que j'étais au plafond en train d'observer mes parents qui pleuraient. Je pensais que j'étais réveillée. Ensuite, j'étais dans le lit et je pouvais voir une lumière au milieu de la pièce. Une infirmière irlandaise vint vers moi et dit : "Regardez-moi la jolie. Je vais la nettoyer." Une autre infirmière l'interpella : "Nous ne pouvons rien pour elle, alors prenez soin des autres en premier."
Je me suis demandée : "Suis-je morte ?" J'avais vraiment peur. Puis, je me suis retrouvée en train de monter rapidement dans un tunnel sombre. J'avais vraiment peur, mais je pouvais voir une petite lumière à l'autre bout du tunnel. Je fus bientôt dans cette magnifique lumière. La sœur d'une amie, Kathleen, m'accueillit. Elle portait du blanc et était toute lumineuse. Elle me rassura. Je lui demandai si je pouvais parler à Dieu. Alors, Dieu descendit d'un ciel plus haut, comme dans un élévateur, et s'assit en face de moi. Dieu ressemblait à Jésus avec sa robe toute blanche et il était grand, quelque six pieds et demi. Je savais que je ne pouvais pas me voir.
Pendant que je regardais ma mère et mes sœurs en bas, Dieu me demanda si je voulais rester ou retourner — je les voyais toutes petites à ce moment-là, dans la cuisine. Mon père était ivre. J'étais dans une telle paix et entourée de tant de beauté que je ne voulais pas retourner. Mais je dis à Dieu : "Vous voyez, Père, je dois retourner." Ensuite, Dieu me montra toute ma vie. Il me dit que j'aurais 13 enfants, dont trois qui ne vivraient pas. Que je me marierais trois fois. Que le second mariage serait infernal car je serais avec un conjoint abuseur. Le troisième homme allait changer toute ma vie et deviendrait plus tard ma récompense. Il me montra l'enfer que je vivrais avant de revenir au ciel. Il me dit que ma fille reviendrait au ciel, et ce fut le cas.
Puis, je fus amenée dans un magnifique jardin dont les fleurs sont indescriptibles. Je n'avais jamais vu de fleurs pareilles avant. Les arômes... eh bien, disons que je ne sais pas comment les décrire en mots.

Des anges arrivèrent, j'avais l'impression de voler avec eux. J'ai regardé en haut et j'ai aperçu une immense église. Puis, je fus soudain assise en train de regarder la télévision. On me montra de nombreux désastres. J'ai vu du feu et des explosions souterraines dans la ville de New York. J'ai vu la paix après tout ce qu'on m'avait montré. On m'a fait voir tellement de choses que je n'aimais pas. Ce que j'ai vu concernait la religion et, à cette époque-là, je ne croyais pas que les gens pouvaient se battre à cause de Dieu.
Ensuite, on m'amena dans une forêt où l'on me montra une cure contre le cancer. J'étais si enthousiaste que j'étais impatiente de retourner pour le dire à tout le monde. Je me sentais intelligente comparativement au temps de l'école où je ne l'étais pas tellement. Je crois que c'était relié aux fleurs et au feuillage. Dieu me dit que je ne devais pas parler de cela et que, pour cette raison, on m'en retirerait le souvenir jusqu'à une période ultérieure de ma vie. Dieu me raconta ma vie. Je me disais que je ne ferais jamais ça, entre autres, me marier trois fois et avoir 13 enfants.
Je me souviens que Dieu est miséricorde, que nous sommes tous aimés et que nous devons apprendre à nous pardonner les uns les autres. L'amour que j'ai ressenti là-bas me dépasse. Je ne voulais pas revenir, mais je savais que je le devais. Je me souviens avoir dit : "Je veux que vous sachiez que c'est la première fois que je tape sur un clavier depuis le secondaire. Je ne crois pas avoir trop mal." Puis, je m'adressai à une machine qui me dit d'appuyer sur un bouton, et je le fis.
Par la suite, je me suis réveillée ; mon amie Eileen se tenait au-dessus de moi. Je lui ai dit que sa sœur Kathleen m'avait demandé de la remercier pour le soin qu'elle prenait de ses enfants. Ensuite, je retombai dans le coma. Lorsque je me suis réveillée, je ne savais pas pourquoi j'étais à l'hôpital jusqu'à ce que mon père me raconte l'accident et que je voie ma jambe gauche fendue jusqu'au genou. Je suis sortie de l'hôpital quelques jours plus tard. J'ai raconté à mon père ce que j'avais vu. Il me recommanda de n'en parler à personne, sinon les médecins risquaient de m'envoyer à l'asile. De temps à autre, je racontais des bribes de ce que j'avais vu, mais les gens me regardaient comme si j'étais folle. Alors, j'ai gardé ça pour moi. »
Faut-il croire aux témoignages d'EMI ?

Je ne vous certifie pas la véracité de ces témoignages, mais les personnes paraissent sincères. Peut-être cela vous semble-t-il invraisemblable : mais accordez votre confiance une petite minute à ces descriptions. Ils sont plutôt précis, similaires... Pourquoi nous bornons-nous à ne pas croire à ce genre de chose ? Parce que nous ne l'avons pas nous-mêmes vécu ? Ou parce que nous avons l'esprit trop étroit ?
Explications scientifiques des EMI : les hypothèses psychiatriques

Quelques hypothèses psychiatriques et psychologiques ont été formulées, je vous les cite ici. À vous de voir en quoi vous souhaitez croire : la science (ce que beaucoup choisissent en général, car ils se limitent à ce qui leur semble possible) ou bien les témoignages de personnes sincères et saines d'esprit...
Il pourrait y avoir donc, selon les spécialistes :
- Le syndrome de dépersonnalisation : la personnalité est scindée entre un "moi" qui observe et un "moi" qui agit. Malaise, angoisse, altérations du temps et de l'espace sont ressentis.
- L'héautoscopie : c'est en quelque sorte une hallucination qui survient parfois. Le sujet voit apparaître un double de lui-même. La conscience est située dans le corps physique, le double est perçu comme vu dans un miroir (en partie, on ne voit que la tête, que le buste...). Le double est actif alors que dans l'EMI il est perçu comme mort. L'hallucination est accompagnée d'un sentiment de mélancolie et de malaise.
- La schizophrénie : troubles de la perception de l'environnement, des limites du corps (distorsion de l'image corporelle), déconnexion avec la réalité, dissolution de l'identité... La conscience n'est pas claire et lucide comme elle l'était lors de l'EMI.
- Grof et Halifax supposent que les troubles physiologiques liés à l'imminence de la mort provoquent chez le sujet un état altéré de conscience (ils perçoivent une réalité différente).

Plusieurs hypothèses ont été envisagées, qui pourraient rendre compte d'un désir ou besoin du Moi de se protéger d'une réalité devenue insupportable. Il se réfugie dans un fantasme, une utopie, construits à partir de croyances conscientes ou inconscientes (cela dépend des cas).
Cependant, ces hypothèses ne sont pas validées par la réalité : le contenu des EMI est la plupart du temps sans aucun rapport avec les croyances religieuses des témoins. Les archétypes communs de paradis et d'enfer n'ont été ni cités, ni décrits, dans les EMI. Les personnes diffèrent par leurs croyances, leurs cultures... ils décriraient donc des choses différentes. Or, tous les témoignages d'EMI sont ressemblants, chez n'importe quelle personne.
Les EMI n'ont rien à voir également avec les hallucinations ou rêves : ils sont perçus comme une réalité, où la lucidité de la conscience est à son comble.
Je n'expose ici que les hypothèses psychiatriques, mais d'autres ont été formulées pour tenter d'expliquer les EMI : des hypothèses neurologiques, neurophysiologiques, pharmacologiques...
Pour aller plus loin : discuter et partager
EMI : que croire après ces témoignages ?

À vous de (re)diriger vos croyances à présent... Pesez le pour et le contre. Mais ne restez pas figés sur ce que l'on essaie de nous faire croire, car nous ne savons peut-être rien de ce qui se passe autour de nous, au-delà de nos existences futiles...
Nous ne connaissons pas la mort. Ceux qui l'ont vécue n'en sont forcément pas revenus... Mais d'autres l'ont frôlée, touchée du doigt, et ceux-ci, dont les témoignages ornent cet article, méritent de retenir toute votre attention...
En quoi allez-vous croire à présent ? Pour ma part, j'ai rayé l'hypothèse du néant...
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