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Paranormal

Légendes Urbaines

Découvrez 14 légendes urbaines terrifiantes, de La Coriveau au chien sous le lit. Des histoires parfaites pour frissonner lors de vos soirées Halloween !

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Vous cherchez des histoires effrayantes pour animer vos soirées Halloween ou vos partys ? Vous êtes au bon endroit ! Découvrez 14 légendes urbaines qui vous feront frissonner de peur. Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à me les suggérer en m'écrivant à : [email protected]. À bientôt !

La Coriveau : la sorcière de l'île d'Orléans

Au siècle dernier sur l'île d'Orléans, une femme pas banale a connu une fin peu ordinaire.

Cette dame, madame Coriveau, avait eu un premier mari retrouvé mort chez elle. Les médecins du village n'ayant pu identifier les causes du décès, ils conclurent à une mort naturelle. Madame Coriveau, elle, savait parfaitement qu'elle lui avait coulé du plomb bouillant dans les oreilles, réduisant son activité cérébrale à néant et le tuant dans d'atroces souffrances.

Le deuil passé, elle épousa un second mari qui connut peu après le même sort. On commença à dire qu'elle n'avait pas de chance, qu'elle subissait une malédiction. Les voisins la plaignaient et tentaient de la soutenir.

Elle eut ainsi trois maris avant qu'on ne commence à se poser des questions. Mais les gendarmes de l'époque n'avaient pas les moyens scientifiques actuels pour trouver des preuves, et chaque fois elle s'en sortait indemne. Les gens du village commençaient à la craindre, disant que le diable l'avait maudite.

Puis un jour, un voisin entrant chez elle la vit couverte de sang, débitant son quatrième mari pour le faire bouillir dans une énorme marmite à faire le savon. Elle tenait encore le sexe sanglant de son époux dans sa main, alors que plusieurs de ses membres gisaient déjà dans la marmite. La Coriveau n'eut jamais le temps de finir son horrible besogne.

Elle fut arrêtée, jugée et condamnée à mourir dans une cage, de faim et de soif. C'est ainsi qu'on punissait parfois les sorcières. On mit la cage au carrefour de la ville pour bien faire comprendre aux gens le sort qui pourrait leur être réservé s'ils avaient eux aussi de mauvaises envies de pratiquer la sorcellerie.

Après plusieurs jours de terribles souffrances, elle mourut picorée par les corbeaux, lapidée par les passants, assoiffée et affamée. Au moment de sa mort, elle jura que sa vengeance serait à la mesure de l'horrible torture qu'on lui avait infligée.

Puis un matin, le curé de la paroisse vint décrocher le corps de la sorcière pour le mettre en terre. Il trouva la cage vide ! Le corps de la Coriveau avait disparu. Le même jour, des villageois dirent avoir vu son spectre rôder dans les sous-bois. Tous les juges qui l'avaient fait condamner furent retrouvés morts au couché du soleil. C'était sa vengeance. Sur l'île d'Orléans, à la date anniversaire de sa mort, elle vient hanter les nuits de ceux qui ont participé à son triste sort.

L'appel qui vient de l'intérieur : la baby-sitter en danger

Linda fait du baby-sitting chez les Hamel, voisins et amis de la famille, partis à une soirée dansante avec ses parents. La soirée se passe normalement et les enfants qu'elle garde dorment déjà : le petit Francis, 9 ans, et sa petite sœur Lorianne, 6 ans, dorment à poings fermés depuis longtemps.

Linda est assise au salon devant la télévision quand le téléphone sonne. Au bout du fil, une voix inconnue... un homme à la voix rauque et basse lui dit :

« Pourquoi ne vas-tu pas voir les enfants ? »

Croyant à une mauvaise blague, elle raccroche le combiné et continue d'écouter son feuilleton favori sans s'inquiéter...

Quelques minutes passent et la sonnerie se fait entendre à nouveau. Dring dring !

— Oui, allô ?

Encore une fois, la même voix basse et rauque lui dit : « Pourquoi ne vas-tu pas voir les enfants ? »

Elle commence à se sentir mal à l'aise face à ces appels étranges et raccroche. Sitôt raccroché, l'appareil recommence son cri dans la nuit... Dring dring ! Encore une fois elle prend le combiné... le même homme... la même phrase... « Pourquoi ne vas-tu pas voir les enfants ! »

Paniquée, elle compose le numéro de l'opératrice téléphonique et lui raconte son histoire. La femme du standard lui demande d'attendre un instant pour qu'elle puisse vérifier d'où provient l'appel. Après quelques minutes qui semblent des heures à la jeune Linda, l'opératrice revient, le souffle coupé, et lui dit :

— Mademoiselle... sortez immédiatement de la maison ! L'appel provient de la seconde ligne de l'endroit où vous êtes ! Il est dans la maison, sortez !

Linda s'inquiète tout à coup des deux enfants... Elle monte à leur chambre, paniquée... Elle pousse des cris horribles en ouvrant la porte, découvrant les chérubins horriblement mutilés et baignant dans leur sang.

On n'élucida jamais cette horrible histoire... Si vous faites du baby-sitting, surveillez bien les enfants : peut-être que l'homme au téléphone est avec vous ?

Le chien sous le lit : « Devine qui te léchait la main ? »

Un homme vivait avec son chien. Il avait pour habitude, au coucher, de passer le bras sous son lit pour vérifier la présence de son animal de compagnie. Le chien, en signe de reconnaissance, lui léchait la main.

Un soir comme les autres, l'homme se couche et comme à l'habitude, passe la main sous son lit. Le chien, fidèle à son habitude, lui lèche la main.

Tout à coup, l'homme entend : Plock, plock, plock...

Il se lève et va voir dans la cuisine pour fermer le robinet... mais le robinet est bien fermé.

Il retourne donc au lit et refait le même rituel avec son chien. Le chien lui lèche encore une fois la main.

Plock, plock, plock...

Encore une fois, l'homme se demande d'où vient cette eau qui coule. Il se rend cette fois à la salle de bain, pensant que c'est encore le robinet. Vérifiant l'évier et le bain, il se rend compte que rien ne coule à cet endroit. Il décide donc de retourner au lit.

Encore une fois, il met sa main sous le lit et le chien la lèche en signe d'appartenance à son maître...

L'homme se rendort et... Plock, plock... plock...

Il se relève bien décidé à trouver la cause de ce bruit. Il descend au sous-sol : rien, les tuyaux semblent en bon état. Il remonte à sa chambre et se rendort après avoir encore caressé son chien sous son lit. Le toutou, toujours fidèle, lui passe encore une langue humide sur le dessus de la main.

Encore une fois... Plock, plock, plock...

L'homme se lève encore et se rend au sous-sol, se disant que ça doit venir de la salle de bain d'en bas. Il ouvre le rideau de la douche et voit avec horreur son chien dépecé et accroché au pommeau de douche... Plock, plock, plock font les gouttes de sang de l'animal qui tombent dans la baignoire... Et en lettres de sang sur le mur, une phrase horrifiante :

« Devine qui te léchait la main ? »

La colocataire assassinée : « Es-tu contente de n'avoir pas allumé ? »

Julie vit dans une chambre avec sa colocataire Marie. Vers 21 heures, elle se rappelle que son livre emprunté à la bibliothèque doit être rapporté pour aujourd'hui et que la bibliothèque ferme à 23 heures. Julie dit à Marie qu'elle doit sortir pour aller remettre son livre. Elle invite Marie à se joindre à elle, mais celle-ci refuse, prétextant qu'elle a des cours le lendemain matin. Marie demande à Julie de fermer la lumière en sortant car elle a sommeil. Julie sort de la chambre et traverse le campus pour se rendre à la bibliothèque.

Une fois arrivée, elle se met à parler avec un de ses amis pendant quelques minutes, pour réaliser ensuite qu'elle a oublié le livre dans sa chambre. Il est déjà 22 heures passées et elle promet à son ami de revenir rapidement. Quand elle arrive à la chambre, elle se rappelle que Marie est endormie.

Julie sait cependant exactement où se trouve le livre : sur son bureau, tout près du lit de Marie. Pour ne pas réveiller sa compagne de chambre, elle entre doucement, attrape son livre et quitte la pièce sans allumer la lumière. Elle retourne ensuite à la bibliothèque, rend le livre et rejoint son ami pour aller prendre un café.

Quand elle retourne à sa chambre, elle y trouve une armée de policiers et une ambulance. Un policier l'interpelle et la conduit dans la chambre. Julie voit deux choses à ce moment qui resteront gravées pour toujours dans sa mémoire : le matelas de sa colocataire et Marie, immaculés de sang, ainsi que quelque chose d'écrit avec un rouge à lèvres sur le miroir de sa commode :

« Es-tu contente de n'avoir pas ouvert la lumière ? »

Le vol de reins : attention aux soirées étudiantes

Un jeune homme étudiant en médecine de l'Université Laval au Québec est invité à la fête des nouveaux arrivants par les étudiants de deuxième et troisième années. Puisque c'est l'habitude de fêter les nouveaux en début d'année, il accepte avec plaisir.

L'alcool coule à flots et le jeune homme s'amuse comme un gamin avec ses futurs copains de fac.

Le lendemain matin, il se réveille dans un bain de glace dans un hôtel miteux et constate qu'il est couvert de sang. Il ne comprend pas ce qui se passe et est abasourdi, comme s'il avait été drogué. Il n'a aucun souvenir de la fête et se demande ce qu'il fait là.

Il aperçoit alors sur un banc à côté de la baignoire un téléphone ainsi qu'une note qui dit :

« Appelle immédiatement une ambulance, tu es en grand danger de mort. »

Le jeune homme, paniqué, appelle l'ambulance et ne bouge pas en attendant les soins dont il a besoin. Arrivé à l'hôpital, on remarque dans son dos une longue plaie mal suturée et nouvellement faite. On lui passe des rayons X pour constater qu'on lui a pratiqué une ablation d'un rein, probablement pour la vente d'organes au noir...

Jeunes étudiants, attention de ne pas perdre la tête dans les soirées d'initiation universitaires... qui sait, le prochain sera peut-être vous !

Berlin 1946 : le commerce de chair humaine

En 1946, dans un Berlin en ruine, une jeune femme rencontre un aveugle errant et tâtonnant qui lui demande de bien vouloir porter une lettre pour lui à une adresse qui se trouve quelques rues plus loin.

Charitablement, elle accepte et prend le chemin de l'adresse indiquée. En se retournant, elle aperçoit l'aveugle qui s'enfuit en courant et qui disparaît au coin de la rue.

Trouvant ce comportement plus que suspect, la jeune femme va raconter son histoire à la police.

Peu après, les policiers découvrent à l'adresse indiquée deux hommes et une femme, ainsi qu'une grande quantité de viande, ce qui valait une mine d'or à cette époque. Avec horreur, les policiers s'aperçoivent qu'il s'agissait de chair humaine. Et le texte de la lettre que la jeune femme devait remettre à cette adresse était le suivant :

« Ceci est la dernière livraison pour aujourd'hui. »

L'homme à la hache caché sous la banquette arrière

C'était une nuit sombre et brumeuse. Hélène avait de la difficulté à rester éveillée et la route était trempée. Son niveau d'anxiété n'était pas aidé par le fait que l'essence commençait à être bas et qu'elle n'avait aucune idée où se trouvait la prochaine ville.

Finalement, juste au moment où elle allait arrêter la voiture pour la nuit et dormir sur le bord de la route, elle aperçut une petite station d'essence sur le bord du chemin. Elle s'arrêta. Le commis fit le tour de la voiture et semblait très distrait pendant qu'elle lui demandait de faire le plein. Il continuait à lui faire de drôles de mimiques et semblait très bizarre. Il s'exécuta enfin, mais lui demanda d'ouvrir le capot, soi-disant parce qu'il craignait une surchauffe du moteur.

Hélène sentait son anxiété la gagner, car elle se rendait compte qu'elle était seule dans une petite station-service crasseuse au milieu de nulle part et que le commis semblait trouver toutes sortes de bonnes raisons pour la garder ici...

Il lui demanda de descendre et de venir voir le moteur, lui disant qu'il voyait un problème. Ne sachant pas trop comment faire autrement, elle fit ce qu'il lui dit, tout en se demandant pourquoi elle ne se mettait pas à crier. Bien évidemment, crier ne lui aurait servi à rien puisque ce bled semblait tout à fait désert. Aussitôt arrivée en avant de la voiture, le commis lui attrapa le bras et lui dit :

« Cette voiture a besoin d'une remorqueuse, vous devez venir avec moi dans le bureau ! »

Puis il lui mit la main sur la bouche et l'entraîna de force à l'intérieur du garage.

Une fois à l'intérieur, Hélène, paniquée et guidée par ses instincts de survie, mordit avec force la main de l'horrible agresseur. Il retira sa main de sa bouche et, dans un geste de rage, Hélène en profita pour sortir du garage à toute allure. Elle était partie si vite qu'elle n'entendit pas l'homme lui dire :

« Il y a un homme couché sur le siège arrière de votre voiture avec une hache, restez, je vous en prie ! »

Peu après sur la route, Hélène, regardant dans son rétroviseur, vit une ombre se profiler : un homme, une hache à la main. Dans un grand cri, elle fut décapitée par le tueur fou qui avait pris place dans sa voiture.

La gargouille : un amour monstrueux

Un soir de pleine lune, Charles et Franck étaient en train de boire un coup dans un petit bistrot. L'un d'eux regarde l'heure et dit :

« Il est temps de rentrer. »

Ramassant leurs vestes, ils prirent le chemin du retour lorsque Franck aperçut une forme au fond d'une petite ruelle... Franck demanda à Charles s'il avait vu aussi cette ombre... mais son copain n'avait rien vu.

Curieux, les deux hommes allèrent voir ce qui se passait dans ce coin de rue sombre se terminant en cul-de-sac. Charles se pencha pour ramasser un objet lorsqu'une chose apparut devant lui et lui trancha la tête. C'était sans conteste la chose la plus horrible que Franck avait vue de toute son existence ! Cette chose ressemblait à une gargouille !

Elle se tourna vers Franck et lui dit :

« Si tu parles de ce que tu as vu, alors je te tuerai. Maintenant va-t-en !!! »

Franck se mit à courir, courir... Il courait si vite qu'il ne regardait même plus devant lui. Au tournant de la ruelle, il fonça droit dans une dame et trébucha face première contre le sol.

Edhia se pencha et lui offrit sa main pour l'aider à se relever. Le voyant si essoufflé et paniqué, elle le raccompagna jusqu'à chez lui. Ils parlèrent ensemble toute la nuit, puis se revirent encore souvent.

Trois ans plus tard, Franck et Edhia étaient mariés et avaient deux enfants.

Alors qu'ils passaient une soirée seuls devant la télé, Franck s'approcha d'Edhia, lui prit la main et lui dit :

« Il y a quelque chose que je ne t'ai jamais raconté, ma chérie. Lors de notre rencontre, je courais car mon ami Charles venait de se faire tuer... Tuer par une chose horrible. Tu ne vas sûrement pas me croire, mais c'était une sorte de gargouille horrible et monstrueuse qui l'a décapité d'un seul coup de sa gueule. »

Soudain, Edhia lui lâcha la main et se mit à trembler. D'une voix grave, elle lui dit ces paroles :

« Pourquoi l'as-tu dit ? Je t'aimais... »

Et son corps prit soudain l'affreuse apparence de la gargouille qui avait tué Charles trois ans plus tôt...

Le tailleur de pierre : le cimetière hanté

Francis vivait juste devant le cimetière du village où il habitait depuis toute son enfance. Jamais il n'avait eu peur de cet endroit ; bien évidemment, il y était né ! Pour lui, la mort c'était la fin et rien de plus. Il ne croyait surtout pas à la vie éternelle et aux manifestations d'esprits.

Un soir, alors qu'il était assis au salon devant un match de hockey, il entendit une sorte de bruit sourd venant du cimetière, comme si quelqu'un cognait sur quelque chose de dur. Probablement des jeunes qui s'amusaient encore à briser des épitaphes. Francis décida qu'il ne devait pas les laisser faire et enfila ses souliers pour s'y rendre et surprendre les vandales. Arrivé là-bas, rien... aucune trace de jeunes, tout y était d'un calme plat. Le jeune homme retourne donc chez lui, croyant qu'il s'agissait peut-être d'un animal.

Pas plus de quinze minutes passèrent quand le bruit se fit entendre à nouveau. Francis sauta de sa chaise et courut le plus vite qu'il put pour voir de quelle bête il pouvait bien s'agir. Arrivé au cimetière, à bout de souffle, Francis se retrouva dans un endroit encore une fois désert.

Il retourna à la maison, inquiet de ces événements étranges, et décida de rester sur la véranda, attendant que le fameux bruit se manifeste. Et comme il l'avait prévu, il l'entendit à peine plus de cinq minutes après son retour chez lui.

Il retourna au cimetière et tout à coup, il vit derrière une pierre tombale une lumière, une sorte d'aura. Lentement et sans bruit, il s'approcha de la source lumineuse et vit un homme agenouillé devant une épitaphe qui taillait la pierre avec un petit burin.

Étonné, Francis demanda aussitôt à l'homme :

« Mais qu'est-ce que vous faites ici à cette heure de la nuit à faire des travaux sur les pierres ? »

L'homme se retourna vers Francis, qui fut pétrifié en voyant le visage à moitié décomposé du petit homme. Celui-ci lui répondit en le regardant :

« C'est qu'ils ont mal écrit mon prénom ! »

Le bal du diable : une danse marquée à jamais

L'histoire que je vais vous raconter s'est passée il y a de nombreuses années et était racontée par les grand-mères de l'époque à leurs petites-filles. Vous comprendrez bientôt pourquoi.

C'était dimanche, jour de célébration sacrée où toute manifestation non conforme à la bienséance était interdite par les catholiques. Toute danse, fête ou beuverie était ce jour-là considérée comme un grave péché passible de graves punitions du Ciel, d'après l'Église catholique.

Une femme du village, jeune fille un peu rebelle, décida d'enfreindre cette loi qu'elle considérait comme du fanatisme. Sa grand-mère, présente lorsqu'elle annonça son intention d'aller danser au bal en compagnie d'une amie, en fut profondément choquée. Elle lui expliqua que si elle ne respectait pas l'interdiction de l'Église, le diable pourrait se manifester à elle. La jeune fille éclata de rire et prit tout de même le chemin de la fête, amusée par les vieilles histoires de son ancêtre.

Alors que la soirée dansante se déroulait bon train, un homme élégamment vêtu de noir et possédant une grande beauté fit son apparition dans la pièce. Immédiatement, il se dirigea d'un pas assuré vers la ravissante jeune demoiselle. Avec noblesse et distinction, il l'invita à danser sur le rythme d'une ballade romantique que jouait dans un coin un vieux violoneux et d'autres comparses. Elle accepta immédiatement, envoûtée par son charme et ses yeux séducteurs.

Lorsque la danse prit fin, alors que l'homme semblait vouloir quitter la fête, la jeune fille, complètement séduite par ce monsieur, lui demanda s'ils allaient se revoir bientôt. Celui-ci ne répondit pas et poursuivit sa route jusqu'à sa carriole poussée par deux magnifiques chevaux noirs. À l'instant où il allait mettre le pied à l'intérieur de son carrosse, il se retourna vers elle et lui dit qu'il n'était point possible de se revoir. Puis il disparut dans le bleu de la nuit.

Elle rentra à l'intérieur avec chagrin, mais avant même qu'elle ne puisse verser une seule larme, elle poussa un grand hurlement de douleur, puis perdit connaissance, s'effondrant sur le sol. On s'empressa de vérifier la jeune fille et on trouva avec stupeur la raison de son cri. Sous sa robe de bal, partout où l'étranger avait posé les mains sur le corps de la jeune femme en dansant, on pouvait maintenant y trouver des traces de sabots d'animal brûlés sur sa peau, un peu comme ceux d'un bouc.

Le corps de la jeune fille resta marqué à jamais par ces brûlures. Nul besoin de vous dire que plus jamais elle ne fit la fête, encore moins le dimanche !

Le chien mexicain : un rat géant dans le sac à main

Veuve depuis un certain nombre d'années, une vieille dame nommée Madeleine faisait ses voyages seule. Elle restait la plupart du temps sur la plage ou à la piscine de l'hôtel à prendre du bon temps.

Un jour, Madeleine, assise sur le sable chaud et blanc d'une plage du Mexique, fit une rencontre pour le moins fortuite. Un petit chien vint lui tenir compagnie. La vieille dame, se sentant seule, fut très contente d'avoir trouvé un nouvel ami. Elle partagea avec Pongo (le chien) ses repas et ses promenades.

Le soir arrivé, elle le quittait pour se rendre dormir à l'hôtel, mais dès le matin elle retournait à la plage pour le retrouver.

La fin de son voyage arrivait et Madeleine, avec peine, songeait qu'elle devrait quitter son ami pour retourner au Canada. Elle n'en trouva pas la force, se disant que peut-être personne n'allait le nourrir à l'avenir et qu'il risquait de mourir de faim. Il était déjà très maigre quand elle l'avait trouvé et elle s'inquiétait qu'il le redevienne sans elle.

Elle décida donc de le cacher dans son grand sac à main de paille et risqua, par amour pour son chien, de se faire prendre avec un animal dans ses bagages. Heureusement pour elle, les douaniers n'avaient rien à soupçonner d'une charmante vieille dame et, sans la fouiller, ils la laissèrent monter sans problème dans l'avion.

De retour chez elle, son chien n'avait pas l'air de bien se porter. Elle pensa que le climat avait quelque chose à y voir, puisque cet animal vivait habituellement sous un climat chaud et humide. Nous étions en plein cœur de l'hiver et il devait, selon elle, avoir attrapé une grippe quand elle l'envoyait faire ses besoins dehors. Surtout que depuis quelques jours, les températures au Québec tournaient souvent autour des -30 degrés.

Elle décida donc d'emmener son chien chez le vétérinaire pour le faire soigner. Arrivée là-bas, le vétérinaire examina la bête avec un regard circonspect. Il demanda à Madeleine de quelle race de chien il pouvait s'agir, puisque de toute sa carrière il n'avait jamais vu de canin de cette race. Elle lui dit qu'elle n'en savait rien, que probablement ça devait être un mélange de deux chiens. Le vétérinaire lui demanda s'il pouvait le garder quelques jours pour le soigner car, effectivement, il était très malade. Évidemment, dans un souci de soigner son copain, Madeleine accepta et laissa son Pongo chez ce docteur pour quelques jours.

Le soir, le vétérinaire reçut dans sa clinique des amis dont un qui était aussi vétérinaire. Il lui montra le drôle de petit chien et lui demanda s'il savait de quelle race il était, mais l'ami en question n'en savait rien non plus. Quelques jours plus tard, le médecin joignit par téléphone la vieille dame qui se faisait beaucoup de mauvais sang pour son compagnon.

— Madeleine Paquette ?

— Madame, j'ai une chose à vous dire. Pongo n'est pas un chien... C'est une variété de gros rats qui se nourrit habituellement dans les égouts dans certains pays où le climat est très chaud et humide.

Abasourdie, la dame raccrocha et n'alla jamais chercher son chien.


Vous connaissez d'autres légendes urbaines qui ne figurent pas ici ? N'hésitez pas à me les envoyer à : [email protected] en m'indiquant bien votre nom et l'endroit d'où vous venez ! Merci beaucoup et bonnes soirées de frissons !

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rakina
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