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Paranormal

Le radeau "La Méduse"

L'histoire véridique des naufragés de La Méduse vous glacerait le sang ! Abandonnés sur un radeau, ces hommes ont affronté la faim, les tempêtes et la folie pendant 13 jours d'enfer.

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Voici un récit terrifiant qui vous glacerait le sang !

Le 17 juin 1815, le navire français La Méduse, flambant neuve, lève l'ancre du port de Rochefort pour mettre le cap sur l'Afrique. Le commandant du navire, M. de Chaumareys, est un homme têtu et colérique. Il ordonnait à ses hommes d'exécuter des manœuvres si brutales que le navire frôla plusieurs fois les rochers. Cette nuit-là, le commandant scruta l'horizon avec sa longue-vue et aperçut un nuage qu'il prit pour la terre ferme. Il donna ordres et contre-ordres, mais ce furent surtout ses colères et son incompétence qui provoquèrent le naufrage de La Méduse.

Après des heures d'efforts et de manœuvres désespérées, les matelots ne réussirent pas à dégager le navire. Les hommes d'équipage, menacés des pires punitions, avaient dû exécuter, la mort dans l'âme, les ordres qui les conduisirent au bord du désastre. À quinze heures quinze, La Méduse échoua définitivement sur un banc de sable. Les officiers et les matelots maudirent le capitaine, mais il était déjà trop tard. Pour ralentir l'enfoncement du navire, l'équipage proposa de jeter les 14 canons et les dizaines de tonneaux de poudre présents à bord. Mais le commandant refusa catégoriquement, répondant par une bordée d'injures et de menaces.

Pris de panique, le commandant ordonna aux hommes de construire un radeau de survie avec les planches du pont. Il choisit lui-même les hommes qui devaient monter à bord, parmi ceux qui l'avaient critiqué ou ceux qu'il n'aimait pas. Au total, 200 marins et officiers s'installèrent sur le radeau. Le reste de l'équipage et le commandant prirent place sur des canots de sauvetage qui devaient remorquer le radeau. L'embarquement se déroula dans le plus grand désordre, et le radeau reçut tant de provisions qu'il faillit chavirer. Il fallut, hélas, en jeter une partie par-dessus bord. Pendant ce temps, le commandant continuait d'insulter ses hommes. Certains, effrayés à l'idée de rester avec lui dans les canots, préférèrent s'accrocher à l'épave de La Méduse.

La nuit suivante, la mer redevint mauvaise. Le commandant décida de se séparer du radeau. Le lendemain matin, en se réveillant, les hommes du radeau s'aperçurent qu'on les avait abandonnés lâchement. Avec plusieurs chemises nouées entre elles, ils parvinrent à confectionner une voile de fortune, mais sans boussole, le radeau de La Méduse dériva au hasard, n'apercevant que l'immensité de l'océan.

La nuit, une violente tempête éclata et le radeau se retrouva ballotté dans tous les sens. Les 200 hommes avaient le mal de mer et se cramponnaient de toutes leurs forces aux morceaux de bois en vomissant. Au petit jour, on s'aperçut que la mer avait emporté une douzaine de personnes et que quelques-uns étaient morts étouffés sous les planches. Un matelot et deux mousses ne supportèrent pas cette vision d'horreur et se jetèrent à leur tour dans la mer. Ils furent immédiatement engloutis par les flots.

Une dérive vers l'enfer

Le radeau continua à dériver vers une destination inconnue. Chaque nuit, les tempêtes de plus en plus violentes emportaient les hommes les moins résistants. Pour supporter ce terrible supplice, les marins avaient bu de l'alcool. Complètement ivres, ils tentèrent, une nuit, d'étrangler leurs officiers qui se battirent comme des démons parce qu'ils n'avaient rien bu. Le radeau se transforma ainsi en champ de bataille, un carnage épouvantable : 60 matelots périrent. Les assaillants ivres plantèrent haches, couteaux et sabres dans la chair de ceux qui eurent le malheur de leur résister. Quand il n'y eut plus assez d'armes pour se combattre, ces enragés griffèrent les yeux de leurs chefs. Ce combat au corps à corps dura des heures. Finalement, les officiers l'emportèrent.

La faim et la folie des naufragés

Plusieurs jours passèrent. Les provisions commencèrent à manquer. Les survivants entamèrent les cadavres dont le radeau était maintenant recouvert, découpant des tranches dans la cuisse d'un matelot et s'en régalant avec voracité. Ceux qui refusaient de manger la chair humaine avalèrent le cuir de leur chapeau. Au sixième jour du naufrage, on ne dénombrait pas plus de trente survivants. Sur leurs blessures imprégnées de sel, ils subissaient d'abominables souffrances. Le manque de vivres et d'eau s'ajouta au malheur des matelots. Certains durent même boire leur propre urine !

Le sauvetage miraculeux après 13 jours de cauchemar

Malgré cela, le 17 juillet au matin, le radeau fut secouru par le vaisseau L'Argus, envoyé du Sénégal pour les rechercher. Les 15 matelots qui restaient furent hissés à bord. On les soigna et leur servit un repas. Seulement, les rescapés étaient tellement faibles qu'ils ne purent même pas soulever leurs cuillères ! À la fin de ce drame, 6 matelots moururent dans les jours suivants. Ce périple infernal avait duré 13 jours !

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m_westgirl
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