
La magie noire : définition et perceptions populaires
Le terme magie noire est, depuis longtemps, associé au mal. Dans les contes, les histoires et les épopées, un magicien noir se place toujours au service de puissances visant la destruction des hommes. Pour avoir accepté de donner son allégeance aux seigneurs infernaux, il finit damné pour l'éternité. C'est le prix à payer pour ce crime contre Dieu. Évidemment, le magicien blanc, se rangeant du côté de Dieu, l'emporte toujours, même au prix de grandes souffrances.
Bien et mal : une vision simpliste de la magie
Pour résumer la croyance populaire en ce qui a trait à la magie, on pourrait tout simplement affirmer ceci : la magie blanche est au service du bien, tandis que la magie noire est au service du mal. Et le bien triomphe toujours du mal. Cette vision ne respecte toutefois pas la conception du monde qui sous-tend la magie.
Qu'elle soit noire ou blanche, la magie est très loin antérieure aux religions monothéistes. Par conséquent, elle ne peut s'opposer à Dieu. En fait, séparer la magie à l'aide des catégories de « bien » et de « mal » n'a aucun sens pour le magicien. Le véritable magicien dépasse le bien et le mal. Pour lui, la magie noire et la magie blanche se comparent au yin et au yang : l'un ne peut exister sans l'autre.

Qu'est-ce qu'une invocation en magie noire ?
Il s'agit simplement d'une formule que nous répétons pour attirer l'attention d'une entité spirituelle. Dans le cas de la magie noire, vous vous adressez à des démons, à des entités du bas astral, à des créatures élémentaires aussi bien qu'à des déités anciennes.
Les déités antiques et la magie : au-delà du jugement moral
Il faut se souvenir que les déités de l'Antiquité écoutaient les prières des praticiens de magie blanche aussi bien que celles des magiciens noirs. Tous ces dieux et déesses possédaient et possèdent encore les deux côtés de la médaille et, pour eux, il n'existe pas véritablement de différence entre les désirs des hommes, que ceux-ci soient motivés par la vengeance ou la cupidité, ou encore par l'altruisme et la bonté.