Image 2
Paranormal

De la sorcellerie à la magie

Découvre l'histoire fascinante de la sorcellerie, des vaudois du Moyen Âge aux pratiques magiques d'aujourd'hui. Un voyage captivant à travers sabbats, chasse aux sorcières et magie moderne.

As-tu aimé cet article ?

Origines de la sorcellerie au Moyen Âge : les vaudois

La sorcellerie remonte au Moyen Âge. À cette époque, les premiers sorciers étaient appelés « les vaudois ». Ils vouaient un culte aveugle au diable et, pour démontrer leur amour et leur appartenance à celui-ci, portaient un marquage invisible (une griffure ou une petite piqûre sur la peau qui rendait l'endroit insensible à la douleur et ne saignait jamais).

Les vaudois faisaient le vœu de haïr le christianisme et Dieu. Ils devaient accomplir des maleficium (maléfices cruels sur leur entourage).

Les sabbats : rassemblements secrets des sorciers

Les vaudois se réunissaient lors des sabbats (aussi appelés « synagogues », car les juifs étaient considérés comme des antichrists, donc exemplaires pour les vaudois). Les sabbats avaient lieu en petit comité les vendredi soir et rassemblaient tous les vaudois quatre fois par an dans des lieux isolés tels que des cimetières ou des montagnes — d'où l'origine du gothisme et du satanisme !

Les vaudois appliquaient un onguent sur un objet (balai, pelle…) et « volaient » jusqu'au lieu dit (il fallait parcourir de nombreux kilomètres rapidement, d'où le mythe des balais volants de nos contes !).

Déroulement d'un sabbat médiéval

Le sabbat débutait sous la présidence du diable, représenté sous la forme d'un homme-bouc avec une barbichette. La première activité consistait à infliger des punitions (fouet) à ceux qui avaient péché, c'est-à-dire ceux qui étaient allés à l'église ou n'avaient pas commis de maléfices.

Ensuite débutait un lourd festin constitué de chair fraîche de bébé (d'où la peur des gens à l'époque, les vaudois étant considérés comme cannibales qui raffolaient de bébés pour leur chair, supposée source d'énergie magique), de vin noir dégoûtant… Puis la fête se poursuivait par des danses et des orgies sexuelles où sodomie, inceste et homosexualité étaient « autorisées ». À son point culminant, le diable copulait avec toutes les personnes présentes à la réunion (homme, femme, enfant), et la célébration prenait fin à minuit ou au plus tard au chant du coq.

Parfois, on assistait à des messes noires (sacrifice humain offert aux démons pour les attirer) ; les rituels de meurtre et de sang s'enchaînaient alors.

La chasse aux sorcières : pourquoi un tel massacre ?

La chasse aux sorcières fut déclarée. Le peuple accusait les sorcières de manger les nouveau-nés, d'apporter la famine et les épidémies. Un climat de terreur s'installa (ce qui explique la rancœur actuelle des gens face à la sorcellerie).

Mais attention : si la chasse aux sorcières a éclaté, ce n'est nullement la faute de nos ancêtres accusés de sorcellerie. À cette époque, la vie était difficile pour le peuple. La famine se propageait car les récoltes étaient mauvaises, la maladie décimait les villages par la lèpre et la peste, et les gens ne savaient plus vers qui se tourner. De plus, le pouvoir politique était instable et l'Église ne savait plus comment apporter son réconfort, car le peuple se détournait de Dieu qui leur infligeait tant de souffrances. Alors, pour sauver le pouvoir et la religion, on montra du doigt les vaudois qui furent rendus responsables de tous les malheurs.

Procès et tortures des sorcières

Les sorcières furent traquées dans toutes les régions et subirent les pires atrocités de l'histoire.

Une fois attrapée, la sorcière subissait un procès durant lequel elle devait avouer être une sorcière. Si elle refusait d'avouer, elle était alors torturée lentement et pendant plusieurs jours. Les tortures les plus fréquentes étaient le fouet, l'ingurgitation forcée de litres de liquide, l'application de feu sous les ongles, la crucifixion au soleil…

Les épreuves pour prouver la sorcellerie

Afin de prouver qu'elles étaient des sorcières, les juges les soumettaient à des épreuves. Par exemple, celle de l'eau : la sorcière était jetée à l'eau avec un boulet au pied. Si elle flottait, cela prouvait qu'elle était coupable. Sinon, elle coulait à pic et était lavée de son accusation (mais morte !). Autre épreuve : on les piquait de partout avec une aiguille pour trouver leur marquage. Si on trouvait un seul endroit où la sorcière ne saignait pas, elle était déclarée coupable.

Exécution des sorcières

Dans tous les cas, la personne arrêtée était conduite à la mort. Si la sorcière avouait tout de suite, elle était pendue. Sinon, elle était embrochée sur une lance et mise au feu, ou brûlée vive sur un bûcher. Ses cendres étaient alors laissées au vent (un enterrement étant impossible car le sol était considéré comme le monde de Dieu, donc pur).

Ainsi, durant des années eurent lieu des massacres et des procès (voir celui de Salem). Chaque individu suspect était torturé puis tué. Les suspects étaient tous les « antichrists » présumés : les juifs, les tziganes, les fidèles de Satan, mais aussi les personnes supposées capables de lire l'avenir (car seul Dieu le pouvait, donc la personne devait être dotée de pouvoirs du malin) : voyants, médiums, guérisseuses, druides…

Évolution de la sorcellerie vers la magie moderne

La sorcellerie disparut ainsi peu à peu des mentalités. Mais au siècle romantique (XVIIIe), des personnes reprirent les livres et les parchemins de sorcellerie et étudièrent plus précisément l'une des branches de cette pratique.

Rappelons qu'il existe la « sorcery », qui est une technique d'utilisation de substances, de paroles, de gestes consistant à conjurer des entités (démons, anges, archanges, apôtres, dieux, saints…) qui devront alors réaliser la demande. Et la « witchcraft », où l'homme possède en lui-même le pouvoir.

La magie cérémoniale

Ainsi, la « sorcery » ou magie cérémonielle se développa. Les conjurations faisaient appel aux entités pour la protection et aux démons pour le pouvoir. Mais l'homme, contrairement aux vaudois, se méfiait des démons et s'en protégeait. Le sorcier devait les invoquer (les sacrifices furent interdits car inutiles puisque dorénavant les démons étaient appelés grâce à un rituel), puis il devait leur donner des ordres à accomplir. Les démons devinrent alors inoffensifs pour un sorcier prudent et entraîné (même si certains démons peuvent se fondre en incubes ou succubes, c'est-à-dire avoir des relations avec un homme ou une femme).

Une pratique complexe et codifiée

Ainsi, la magie devint une pratique complexe qui nécessitait l'apprentissage de tous les produits (plantes, herbes, encens, couleurs…), des traditions (sabbats, histoires…), de la connaissance de soi (chakras, méditation), de l'astronomie (planètes, lune, éphémérides…) et des entités.

La magie ne fut plus une religion d'antichrist, mais bel et bien une pratique résultant du mélange de flux énergétiques et de vibrations créant des phénomènes bénéfiques ou, au contraire, maléfiques.

Les différents types de magie aujourd'hui

Ainsi sont nées diverses magies très répandues de nos jours :

  • Rouge : magie de passion et d'amour, qui peut être dangereuse quand elle agit sur une personne contre sa volonté.
  • Verte : magie des plantes.
  • Noire : magie qui conjure des entités maléfiques. Elle reste dangereuse pour son auteur et ses victimes (loi du triple retour).
  • Blanche : magie qui conjure des entités bénéfiques pour faire le bien.
  • Jaune : magie vaudou qui requiert un immense pouvoir.
  • Wicca : magie blanche qui requiert de porter un amour à la déesse et au dieu cornu (attention, ce n'est pas le diable !) en pratiquant les esbats (rituels ayant lieu 13 fois par an durant les pleines lunes) et sabbats (4 rituels de fêtes lors des solstices et des équinoxes, et 4 rituels hérités des fêtes païennes formant le cercle de la vie en harmonie avec la nature).
  • Draconnique : magie qui reconnaît les dragons.
  • Haute magie, théurgie, nécromancie…
  • Ésotérisme : télékinésie, voyage astral…

Comment devenir sorcier ou sorcière aujourd'hui ?

Aujourd'hui, on ne devient pas sorcier ou sorcière qui veut. Il faut un long apprentissage, un dévouement total aux entités, un travail de méditation. Tout a changé depuis le Moyen Âge : Dieu n'est plus vu comme un mal mais, au contraire, comme un bien à respecter.

L'initiation peut se faire de deux façons, à mon avis toutes deux respectables :

  • Une initiation faite par un mage ou une prêtresse qui possède le savoir et le talent et peut répondre à toutes vos questions.
  • Une initiation solitaire grâce aux parchemins et aux nombreux ouvrages disponibles (car depuis, l'imprimerie a été découverte !), mais il faut bien se méfier des faux et ils ne répondent pas à toutes les questions.

Conclusion : un hommage aux sorcières du passé

Voilà une brève présentation du passage de la sorcellerie à la magie ! J'ai écrit cet article pour rendre hommage à l'âme de ces sorcières qui ont été exterminées par la peur des hommes. La magie n'a rien de terrible : c'est une pratique réunissant les connaissances de plusieurs sciences afin d'influencer les événements.

J'attends vos réactions face à cet article. J'espère qu'il vous éclairera sur notre passé et sur nos croyances actuelles.

Je répondrai à vos questions. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez en savoir plus sur le monde de l'occultisme.

As-tu aimé cet article ?
eylha
Eylha W @eylha
6 articles 0 abonnés

Commentaires (21)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires