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Musique

Watcha : Mutant

Watcha revient en 2003 avec Mutant, son 3ème album de néo-métal français. Entre trilogie Sam, expérimentations funky et rage, ce disque marque les esprits.

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Watcha : origines et parcours du groupe

Un petit récapitulatif pour ceux qui, par mégarde, ne connaîtraient pas encore el grupo Watcha !

Le groupe se forme autour de Fred (guitare) et de Bob (chant), alors en école d'ingénieur du son. En janvier, le line-up est bouclé avec l'arrivée de Jean-Pierre (basse), Elder (batterie) et Manu (guitare). Après pas mal de répétitions, la première démo est enregistrée. Le groupe prend alors, au hasard d'un dictionnaire d'anglais, le nom de WATCHA. Il commence alors quelques concerts. Le line-up est ensuite modifié : on obtient Bob (chant), Keuj (batterie), Manu (guitare), Fred (guitare) et Pendule (basse).

Entre nombreux changements, le groupe a évolué et a su se forger son propre style grâce à de nombreuses tournées. C'est aussi grâce à ces concerts rageurs que le groupe se fait remarquer par plusieurs labels et c'est finalement Lolita (futur WET) qui signera le groupe. Le groupe part donc en Belgique avec Philippe Chambin pour enregistrer leur premier album. Cet album fait l'effet d'une bombe et grâce au bouche-à-oreille, le groupe va vite devenir un des chefs de file du néo-métal français. Une tournée de plus d'une année se met en place pour défendre ce premier opus.

La tournée continue pour Watcha. Ils décident donc sur leur lancée d'enregistrer leur 2ème album en novembre, toujours en Belgique aux studios Impuls, mais cette fois mixé par Stéphane Kraemer (auteur des CDs de groupes comme Enhancer, Pleymo…). Mixé en décembre, Veliki Circus marquera un grand pas en avant pour le groupe : on a affaire à du vrai Watcha, du pur ! Ils rejoignent le Sriracha Sauce aux côtés de Lofofora, Aqme, Oneyed Jack, Tripod... S'ensuit une tournée marathon du Sriracha Posse qui va permettre au groupe de faire découvrir l'album à un grand nombre de personnes. Ils vont aussi pouvoir faire une tournée à l'étranger avec des dates notamment en Belgique, Hollande, Suisse...

Watcha prend un peu de repos tout en commençant à travailler de nouvelles compositions pour leur 3ème album qui se nommera Mutant. Et ça y est, nous sommes en avril 2003, ce fameux album tant attendu est sorti. Parlons de lui maintenant !

Watcha « Mutant » : critique de l'album

Le successeur de Veliki Circus est enfin là et ça fait du bien. Ce qui m'a toujours frappé chez Watcha, c'est le fait qu'ils arrivent à éviter la linéarité sans pour autant changer de style à chaque chanson. Pour chaque morceau de cet album, on reconnaît que c'est du Watcha pur et dur, mais on ne s'en lasse pas ! Et puis on peut quand même voir que les 5 prodiges ont su évoluer, c'est évident, notamment El Butcho (Bob le chanteur) qui atteint des horizons encore plus intéressants avec sa voix.

Sam 3 : la trilogie s'achève en beauté

L'album commence par la chanson qui termine (peut-être ?) la trilogie « Sam ». En effet, on a eu « Sam », puis « Sam2 » et maintenant « Sam3 ». Vous allez me dire que ça doit être lassant, et bien non, puisqu'elles sont toutes trois parfaites ! C'est clair qu'elles sont à chaque fois assez bourrines, mais on aime ça de la part de nos Watchamen. Cette « Sam3 » est tout simplement géniale avec un couplet nous montrant de nouveaux horizons de la part du chanteur et son refrain, aussi accrocheur que jumpant ! La musique reste du bon Watcha, c'est parfait !

De « Clean » à « Dunk Barrow » : des pépites enchaînées

Ensuite vient « Clean », chanson un peu plus posée, mais qui garde les moments qui bougent à la Watcha, il n'y a pas de doute. Le troisième morceau est celui qu'on a eu l'occasion d'entendre en avant-première sur la compile « Nü-KO ». Beaucoup de gens, dont moi-même, ont dû s'inquiéter et espérer que l'album ne soit pas plein de chansons du style de « Cool ». Qu'ils se rassurent, Watcha ont juste eu envie de faire quelques morceaux plus posés. Mais ce troisième morceau demeure quand même une perle avec son refrain accrocheur, que l'on ne cesse de fredonner après écoute.

Sur la quatrième piste, arrive « Dunk Barrow ». Je vous préviens tout de suite, c'est ma préférée. C'est un remake des 3 petits cochons interprété avec autant de hargne, de réflexion que d'humour. C'est un parfait bijou, et ça funk, ça bouge, ça me donne même des frissons ! Bravo les mecs !

La diversité stylistique de l'album

Cinquième chanson : El Butcho nous montre sa belle voix qui ne sait pas faire que gueuler ! Et ça fait du bien ! C'est un peu comme pour « Cool », c'est plus posé mais c'est un peu plus funky ! Cependant, on reconnaît bien que c'est du Watcha, c'est beau et parfait !

Voilà le retour du bruit pour « Borné », sixième chanson ! Le couplet est chanté mais le refrain est plus bruyant avec ce « boom-boom WATCHA » et la guitare est parfois bien trash. C'est pas du Slipknot mais c'est génial !

Pour cette septième chanson, « I.A », qui nous parle de la matrice en nous citant quelques noms comme Neo, on retrouve un couplet chanté super agressivement et rapidement suivi parfaitement par les instruments. Encore un bijou, et oui !

La reprise et les derniers morceaux

Ah ! La fameuse reprise de l'album arrive ! Pourquoi toujours reprendre des chansons d'anciens groupes rock ? Cette question est peut-être venue à l'esprit des Watchamen qui nous reprennent « And the Beat Goes On », la fameuse chanson du groupe disco « 7 Whispers ». Belle reprise qui ne casse pas trop la chanson originale.

Neuvième chanson, on retombe dans le style de « Cool », mais perso, ça ne me dérange pas, c'est beau et un peu de tendresse dans ce monde de brutes, merde ! On continue avec « Narrow Minded », c'est un peu plus disco, funk, mais ça crie quand même et c'est pas mal. Ils savent évoluer les petits, et ça c'est cool !

Ça y est, on arrive à mon deuxième coup de cœur : « La Rumeur ». Très beaux textes qui énoncent toutes les rumeurs qu'on aurait pu entendre sur le chanteur. Comment résumer cette chanson ? Écoutez-la !

Allez, on arrive à la fin ! La douzième est bizarre, avec beaucoup d'effets spéciaux, je la prends un peu pour une interlude de 3 minutes 55. La dernière, « MUTANT » ! Une tuerie, avec son début parfait donnant la définition du mutant ! C'est du WATCHA comme on adore, avec cette chanson, l'album est clos comme jamais : du chant, de la gueule, des riffs parfaits, de la basse magnifique, des breaks qui tuent. Bref, c'est du Watcha quoi !

Faut-il acheter l'album « Mutant » ?

Voilà, j'ai essayé du mieux possible de résumer ce bijou, mais la meilleure solution, c'est encore de l'acheter, vous ne serez pas déçu !

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pogo_the_clown
Guillaume Sanzée @pogo_the_clown
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