
D'abord, Johnny Cash, c'est un mec qui s'habillait toujours en noir, parce qu'il espérait très fort qu'Elvis Presley, son contemporain, casse la pipe rapidement. Pourquoi ? Parce qu'à cause du King, toutes les nanas en chaleur ont oublié de l'aduler, lui, qui était pourtant tout aussi méritant.
Pour l'entendre chanter qu'il est le « Man in Black », c'est par là : http://www.youtube.com/watch?v=ihtZtUpn7sQ
Johnny Cash et la drogue

Johnny, c'est un mec qui a fait quelques conneries dans sa jeunesse, comme tout le monde. Mais bon, lui il a fait fort : il a choisi la drogue. Sur la photo ci-dessus, il est peut-être pas drogué, mais il a quand même pas l'air bien. (Pour la voir en plus grand, c'est ici : http://www.achievement.org/achievers/cas0/large/cas0-006.jpg)
Johnny Cash : un guitariste controversé ?
Comme on peut le constater sur les deux photos ci-dessus, Johnny, c'est un mec avec une guitare. C'est donc un guitariste. Et comme c'est facile de se faire prendre en photo tenant un instrument sans savoir forcément en jouer, voici la preuve en image : http://www.youtube.com/watch?v=1zgja26eNeY
Et s'il semble faire un peu la gueule alors que la foule est en liesse, c'est tout simplement parce qu'à cette époque, Elvis n'a toujours pas passé l'arme à gauche. Après, ça ira un peu mieux.
L'histoire d'amour avec June Carter

Johnny, c'est un mec qui est tombé amoureux, et qui a fait chanter sa chérie. Oui, il lui a dit, je cite : « Si tu donnes pas de la voix sur mon prochain CD, je te tonds le crâne et les sourcils. » Un odieux chantage donc. Comme elle avait peur de ressembler à rien, elle a accepté. Sur la photo en début de paragraphe, il la tient pour pas qu'elle s'échappe alors qu'il lui susurre des menaces à l'oreille.
Mais comme ça l'excitait trop, il lui courait toujours après dans les loges et ils arrivaient tout essoufflés sur scène. Pour le public, c'était un peu chiant, on aurait dit deux asthmatiques à un concert du Téléthon. Alors pour se calmer, il a fini par l'épouser. Comme ça elle courait plus, elle était résignée.
Si vous voulez les écouter en duo, visionnez cette vidéo de haute qualité : http://www.youtube.com/watch?v=ELpk3NfqIg4
Les concerts légendaires en prison

Johnny, c'est un mec qui chante dans les prisons, parce que les prisonniers détestent Elvis et aiment beaucoup sa musique.
Par la suite, la plupart de ses fans qui ne pouvaient pas se payer un concert ont commis des crimes affreux juste pour être enfermés et le voir enfin en live. Malheureusement pour eux, il n'a pas fait la tournée de toutes les prisons américaines. Une déception de taille pour tous ces braves.
La vidéo de Folsom Prison Blues en haute définition : http://www.youtube.com/watch?v=i1xSt7iganA
Johnny Cash, rebelle et rival d'Elvis

Johnny, c'est un mec rebelle. Sur cette photo, il lance un message à Elvis qui vient de mourir : « Fuck you little bitch, now you're dead and I'm alive, ah ah ah. » Ce qu'on pourrait traduire littéralement par « Repose en paix, je pleure ta disparition ». Et oui, qui l'eût cru ? Johnny s'était attaché à son adversaire. Il ignore encore à ce moment-là que le sieur Presley serait le cadavre qui vendrait le plus de disques dans les années à venir.
La mort du Man in Black

Johnny, c'est un mec qui est mort. Et maintenant c'est un ange qui emmerde sûrement Elvis, parce qu'il s'est quand même mieux débrouillé au final vu qu'il a arrêté la drogue. Et s'il a un peu pris du bide, c'était à cause de l'âge, c'est tout.
Walk the Line : le film biographique

Johnny, c'est un mec dont on a fait un film sur sa vie, avec Joaquin Phoenix dans son rôle, même s'il ne lui ressemble pas tant que ça. Enfin, comme il joue bien, on lui pardonne.
En cadeau, la chanson qui a donné son titre au film, par le vrai Johnny Cash : http://www.youtube.com/watch?v=k7K4jH7NqUw
Pourquoi j'adore Johnny Cash

Johnny, c'est un mec qui des fois se marrait et personne ne savait pourquoi. Un peu comme moi quoi.
Du coup, c'est un mec pour qui j'aurais bien voulu apprendre à jouer de la gratte, pour pouvoir jouer et chanter avec lui, même si je chante comme une merde. Mais comme il est mort, je ne suis plus du tout motivée.
Par contre, toujours motivée pour l'écouter, je me suis offert (cadeau de Noël de moi à moi) Cash – The Legend, soit un coffret de quatre CD, avec un livret tout en anglais que je vais mettre les vingt prochaines années de ma vie à comprendre.
Et comme me le dit si bien Lo', ma petite sœur au sens pratique : « Mais pourquoi tu télécharges pas ? » Et comme je lui réponds : eh bien parce que j'aime bien donner de l'argent aux chanteurs morts. Comme ça, le jour de mon décès, il m'attendra à l'autre bout du tunnel pour me remercier, me serrer la pogne chaleureusement, peut-être même me prendre dans ses bras, les yeux tout mouillés d'une émotion incontrôlable. Et pourquoi pas, me faire un petit bisou, tout en me soufflant entre deux sanglots que, sans moi, il ne serait rien.
Peut-être même qu'il me proposera de jouer un morceau avec lui, avant de se rendre compte que je n'ai jamais appris à me servir d'une guitare. Il sera très déçu, et je lui rétorquerai :
« J'ai pas eu le temps, j'ai dû apprendre l'anglais pour pouvoir tout déchiffrer ton livret. »

Finalement, il oubliera ma nullité en tant que musicienne, mais ne me pardonnera jamais d'être la pire des biographes.