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Musique

Un air deux familles

L'album live collaboratif des Ogres de Barback et des Hurlements d'Léo : un mélange explosif de rock, java et folk, enregistré sous le chapiteau Latcho Drom. Un disque chaleureux et convivial.

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Un air deux familles : quand les Ogres et les Hurlements s'unissent

C'est une alliance magique entre deux groupes de musiciens talentueux : Les Ogres de Barback, 4 frères et sœurs qui jouent sur scène pas moins d'une douzaine d'instruments, avec un chanteur à la voix grisante et des chansons poétiques ou humoristiques. Au confluent du rock alternatif, de la java et de folklores en tout genre (slaves, tziganes...), ils sont rejoints par Les Hurlements d'Léo, huit musiciens nomades aux airs punk-rock-java.

Le chapiteau Latcho Drom : un projet itinérant fou

Ces deux familles, à force de se croiser sur différents concerts et festivals, ont imaginé puis réalisé un projet un peu fou : le « Latcho Drom », chapiteau itinérant servant de lieu de représentations pour leurs concerts.

L'album live enregistré sous le chapiteau

Un disque a été créé pour financer une tournée en Europe de l'Est. L'album a été enregistré en septembre 2001, en public sous le chapiteau « Latcho Drom ». Il mêle des compositions des deux groupes et des reprises sur un air de ska accompagné d'accordéons, avec des textes évoquant des bouts de vie, comme « Grand-mère », « Rue du temps » ou encore « Jojo ».

De ce mélange de styles et de genres émane un vent de liberté et de joie. Ce disque est un excellent remède contre la déprime. Chaleureux, varié, convivial, il invite à la fête et à l'échange.

En un mot : achetez ce disque !

Paroles et extraits des chansons

Rue de Paname

Les gens de bons quartiers,
Les touristes, les vieillards
Aiment se promener
Le long des grands boulevards
Ils achètent des souvenirs
Des tours Eiffel en plastique
Mais faudrait qu'on leur explique
Qu'y a d'la merde partout
De la drogue et surtout
Des jeunes en galère
Qui trafiquent la misère
Mais faudra bien avouer
Que j'y passe toutes mes journées
C'est que parfois à Paris
C'est la joie et la folie
Mais croyez-moi bientôt, les flics auront du boulot
Car tous les vagabonds parlent de révolution
Un jour toutes nos chansons, brefs les désarmeront
Il n'y aura plus que la folie, la joie et l'anarchie
Un jour toutes nos chansons, brefs les désarmeront
Il n'y aura plus que la folie, la joie et l'anarchie
La joie et l'anarchie
La joie et l'anarchie
La joie dans Paris

Rue du temps

C'est une rue pas très grande
Avec deux fleurs et trois oiseaux
On y vend d'la pâte aux amandes
Des cacahuètes et du Bordeaux
Y'a un mec assis sur un banc
Qui s'est fait larguer par la Lise
Ça nous étonne pas vraiment
Elle change de mecs comme de chemise
Elle passe et repasse le temps
Mes souvenirs et ma joie
Dans cette rue où déjà tout enfant
J'apprenais l'harmonica...

Grand-mère

Je vous préviens qu'si y'a la guerre
Arrêtez-moi tout de suite
Venez voir dans mes affaires, dans mon logement, dans ma suite
Y'aura deux trois déserteurs et polissons reformés
Qui chanteront tous en chœur
Des chansons élancées
La la la la la

Je vous préviens que si y'a bouda
Arrêtez-moi tout de suite
Venez voir en bas de chez moi
Dans le jardin de ma suite
Les cheveux longs pour un melon
Des slogans, êtes-vous vraiment
Et d'lamour assez souvent
Mais pas la guerre évidemment
Et faudra pas venir pleurer
Et même emprisonnée
Ou on sera tous en train de fumer la ganja
La la la la la

Et je vous préviens que si y'a manif
Arrêtez-moi tout de suite
Venez voir là où j'habite
Dans ma maison sans canif
Où y fait bon préparer
Des chants pour manifester
Avec des parents anarchistes
Des refrains je-m'en-foutisme
Et faudra pas venir pleurer
Si c'est bien ensoleillé
Et qu'on aime bien picoler
À la terrasse d'un café
La la la la la

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strass
strass @strass
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