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Musique

The God Thing

Pochette affreuse, album imparfait : plongée dans The God Thing de Vanden Plas, groupe allemand de métal progressif. Entre rythmiques indigestes et éclairs de génie, verdict contrasté.

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J'adore les pochettes moches : ça permet, quand un album est irréprochable, de lui reprocher tout de même quelque chose, et d'éviter qu'on me reproche trop de mansuétude dans ma notation.

Mais ici, deux choses échappent à la règle : l'album en question est loin d'être irréprochable. Surtout, je n'ai pas beaucoup de lecteurs.

On va faire court alors. Et tenter de répondre à la question essentielle : c'est quoi, ce truc sur la pochette ?

L'énigme de la pochette

À vrai dire, je n'en sais rien. Je me demande ce que fiche cette chose tout droit sortie d'une vision bucolique de Dante en cette belle année 1997. Septembre 1997. C'était il y a 8 ans, il y a longtemps, à l'époque où Vanden Plas existait déjà depuis bien longtemps.

Vanden Plas : présentation du groupe

Vanden Plas... Ils sont allemands... Ils officient depuis 1986 (date de sortie de leur premier single), à moins que ce ne soit 1991 (celle de leur premier véritable album)... Ah, le plus important : ils font du métal progressif.

Oui, comme Dream Theater. Et savez-vous à quoi cela se reconnaît ? Le chanteur doit avoir le nez bouché depuis sa naissance. Alors, vous comprenez, avec une telle voix, on ne peut que finir dans le progressif.

Plus intéressant, à mon humble avis, leur meilleur album n'est pas Far Off Grace, mais The God Thing. En effet, sur ce dernier, on trouve pas moins de 2... 3... Allez, 4 bonnes chansons, sur un total de 9. C'est énorme, imparable, inexorable, c'est une boucherie. Voilà, c'est dit.

Verdict sur l'album

Vanden Plas possède un son très propre, une production franchement sympathique, des guitares nerveuses, de jolis claviers, bref un beau niveau technique (c'est du prog...), leur chanteur au nez... Enfin, vous avez compris... S'il possède un registre un chouïa limité, il se démène comme un beau diable pour donner de la chaleur à l'ensemble. Il ne manque pas de feeling et, contrairement à James LaBrie, il chante juste.

Fort de ces qualités, le groupe nous pond des titres aux rythmiques saccadées (bien), aux refrains franchement moyens (pas bien), et qui ont le désagréable inconvénient de ressembler à tous les autres titres de Vanden Plas.

L'album est uniforme, les lignes de chant quasi identiques, la rythmique lourde rend le tout particulièrement indigeste. Il y a, cerise sur le gâteau, quelques trucs horribles comme « Day I Die » ou bien « Salt My Wounds ».

Bref, finalement, cet album m'a fait mal au crâne. J'ai appuyé sur « stop » à mi-parcours pour ne reprendre l'écoute que quelques heures plus tard, sans trop de conviction.

Il y a des fans de Vanden Plas, je le sais, il y en a forcément. L'atout de ces groupes « à fans » est que, comme ils font des titres tous identiques, donc des albums quasiment identiques, ces derniers ne peuvent jamais être mauvais pour leurs admirateurs qui trouveront alors toujours leur compte. La boucle est bouclée.

Les meilleurs titres de l'album

Mais sur cet album moyen, on trouve quelques beaux éclairs de génie qui font de Vanden Plas un groupe dont on pourra perpétuellement espérer un mieux. Ces éclairs de génie ont pour nom « Rainmaker », « Garden of Stone » et « Crown of Thorns ». La 4ème bonne piste étant l'introduction, sympathique ma foi. Comme toujours...

Mais que voulez-vous que j'en fasse ? Une intro, ça ne sert à rien. À rien. Rien du tout. Ça sert juste, quand on fait écouter ce genre d'album à des gens qui n'y connaissent rien au métal, à ne pas les faire fuir dès la première minute.

Les 3 vrais bons titres donc, sont... Euh... Bons.

Rainmaker

Le premier n'est ni original ni compliqué : « Rainmaker » vaut surtout par sa très belle intro, ses jolies lignes de chant dans les couplets, le refrain monstrueux (de loin le meilleur de l'album et du groupe), et un break correct. Un titre de 6 minutes 40, un peu long, mais qui dégage une vraie énergie et permet de démarrer (après l'intro) l'album en beauté.

Garden of Stone

S'ensuit donc « Garden of Stone », plus prog dans sa structure. Il est donc plus long (7 min 48). Les parties instrumentales douces (au début) et nerveuses sur la fin sont superbes, et l'ambiance qu'il parvient à dégager est presque cohérente. Son intérêt principal vient de sa structure en 2 ou 3 parties (selon le découpage que l'on fera), qui le rend assez digeste malgré sa longueur.

Crown of Thorns

Enfin, la ballade, « Crown of Thorns », une ballade comme je les aime dans le monde du métal : un départ au piano un peu kitsch, une jolie mélodie pas agressive pour un sou... À mi-parcours (3 minutes sur les 6'40), ça commence à beugler pour finir en une belle cacophonie sur un rythme martial emmené par un solo assez magnifique.

Bilan final

Bilan : Vanden Plas emporte l'adhésion par son niveau technique, et sait parfois enchanter avec de superbes ambiances et des solos agréables. Il ferait mieux de miser là-dessus que sur une partie rythmique avec batterie très prise de tête, toujours identique, et un vocaliste aux lignes de chant encore plus identiques.

Vanden Plas est un groupe à 90 % de transpiration, 10 % d'inspiration. Un groupe de métal prog comme les autres, quoi.

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